‹ Perforations et ruptures spontanées de l'œsophageChapitre 24 sur 39 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Popper, Médizinische Klinick, 9 juin 1933, n° 24) Rupture spontanée de l’œsophage.

Un fonctionnaire de 43 ans, en état d’ébriété, présenta des vomissements abondants, le 4 janvier 1933. Vers 2 heures du matin, un vomissement plus violent s’accompagna d'une sensation de déchirement avec douleur intense de la région rénale gauche, bientôt irradiée vers l'épaule gauche. Le moindre mouvement respiratoire était accompagné de douleurs violentes.

Le malade est transporté à l'hôpital, ne présentant qu'une dyspnée intense et un ventre de bois; aucun autre signe n’est constaté. On pense à une perforation d’ulcère, mais une incision exploratrice reste complètement négative, trois heures après l’intérvention. le malade présente une crise de cyanose, et l’examen révèle une zone de matité dans la partie inférieure du poumon gauche surmontée d’une zone tympanique.

La radio révèle un hydropneumothorax refoulant le poumon. Une ponction retire 100 em3 d’un liquide brun, sans odeur, et fut suivie d’une amélioration passagère.

Quelques heures après, avant toute nouvelle ponction, le malade présenta une syncope et mourut.

Autopsie. — Elle fit découvrir une rupture de l’œsophage, juste au-dessus du cardia avec une communication au voisinage du diaphragme avec la plèvre médiastine gauche.

Examen histologique. — Il montre une abondante infiltration par polynucléaires des différentes couches de l’œsophage, avec présence de streptocoques et de bacilles Gram positif.

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