‹ Perforations et ruptures spontanées de l'œsophageChapitre 26 sur 39 · NAT · texte numérisé non relu

NAT

OBSERvATION VIL

(DE LAvVERGNE, Bulletin et mémoire de la Revue médicale

des hôpitaux de Paris, n° 7%, 28 mai 1926.)

Ulcère simple de l'œsophage. Perforation dans la plèvre droite.

Migration d'ascaris dans la cavité pleurale.

Un jeune mineur du Pas-de-Calais arrivait au régiment le 5 octobre 1920, Le registre d'incorporation ne mentionne pas d’antécédents pathologiques.

Le 20 octobre, il présente des nausées le réveillant la nuit, il vomit; température, 39 degrés, dysphagie. Il est évacué sur l'hôpital, avec le diagnostic d’angine.

Le 22 octobre, le malade frappe par sa pâleur, la bouffissure des paupières. Il a adopté une position singulière, celle qui convient à la ponction lombaire faite couché, et ne la quitte que pour se placer en position genu pectorale. Température, 39°9; pouls, 132. Dyspnée (42 respirations), mais rien d’appréciable à l'examen de l'appareil respiratoire. Appareil digestif normal, foie normal, grosse rate, pas d’albuminurie.

L'examen se porte particulièrement sur le péricarde et le médiastin. Rien d'autre qu’une douleur accusée à Ja compression des phréniques, et de la tachycardie avec bruits nets. Pas de hoquet; cependant, le malade présente encore quelques vomissements.

Le malade mourait après trois jours de maladie. L'hémoculture et la ponction lombaire restaient négatives. L'examen des selles montrait la présence d'œuis d’ascaris et de tricocéphales.

Autopsie. —= La cavité pleurale droite contient 200 em3 d’un liquide brunâtre sans odeur et, en plus, 12 ascaris non dégénérés. En soulevant le poumon droit, on apercevait à sa partie postérieure ‘une sorte de traînée où la plèvre apparaissait dépolie, et

dans la région médiastinale un orifice brunâtre, qui conduisait dans

l’æsophage.

L'ouverture de celui-ci montra, 2 centimètres au-dessus du car-

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