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OBSERVATIONX X.
(GLAss et FREEMAN, The amerièan Journal Of the medical science, n° 754, janvier 1933.)
Rupture spontanée de l'œsophage au cours de crises épileptiques
chez une jeune fille syphilitique.
Une jeune fille de 12 ans présenta, en 1929, des crises épileptiques typiques pour lesquelles elle fut admise à l'hôpital.
L'examen clinique et le laboratoire montrèrent qu'il s'agissait d'une syphilitique.
Durant son traitement, les crises de parésie devinrent de plus
en plus nombreuses et dégénérèrent en un véritable état de mal
épileptique. En 1932, trois jours avant sa mort, elle atteint le nombre de 50 crises par jour.
Le 21 janvier 1932, au cours de l’une de ses nombreuses crises journalières, qui présentaient la particularité de s'accompagner de vomissements: elle ressentit une douleur vive, en arrière du sternum, qui ne tarda pas à se calmer.
L'examen montra un murmure respiratoire augmenté et des râles aux deux bases; température, 40 degrés; pouls à 130: mouvements respiratoires, 40 par minute. La malade devint, peu à peu, comateuse, et ne tarda pas à succomber.
Autopsie. — Le médiastin contenait 400 cm? d'une fine matière de couleur noire, « marc de café ».
Sur la paroi gauche de l’æœsophage on trouve une déchirure longitudinale de 3 centimètres et située à 2 centimètres au-dessus du cardia. Tout autour de la déchirure, la paroi œsophagienne était complètement hémorragique et noire. Les bords de la fente étaient à peu près réguliers.
Examen histologique. — Les vaisseaux œsophagiens, autour de la fente, montrent une infiltration périvasculaire de lymphocytes, leucocytes endothéliaux, quelques cellules plasmatiques et fibroblastes.
De rares spirochètes furent révélés par les méthodes de colora-
tion argentiques spéciales.
Pr, Ne
OBsERVATION XI.
(GLass et FREEMAN, The american Journal of the medical science, n° 754, janv. 1935.)
Rupture spontanée de l'œsophage chez un syphilitique.
Un homme de 49 ans fut admis à l'hôpital, en 1925, avec le diagnostic de « psychose avec syphilis cérébro-spinale ». En 1930, il présenta les signes d'un ulcère gastro-duodénal, ce qui fut confirmé par la radiographie.
A partir de 1931, il fit de nombreuses crises parétiques. Le 10 juillet 1932, un ictère apparut brusquement, suivi bientôt d’ascite.
Cet ictère s’intensifia et le malade commença à vomir au cours de ses crises parétiques.
Le 15 juillet 1932, on constate la présence de sang, pour la première fois, dans ses vomissements. Le malade devint progressivement comateux et mourut quinze jours après l'apparition de l'ictère. La température et le pouls restèrent normaux jusqu'à la fin.
Autopsie (deux heures après la mort), — Elle montra que le malade était mort d’une rupture complète de l'œsophage avec hémorragie. La déchirure avait 3 centimètres de long et se trouvait à 2 centimètres au-dessus du cardia.
Le médiastin contenait 75 em3 d’un liquide couleur « marc de café ».
Examen histologique. — L’hémorragie était si étendue qu'elle oblitérait presque complètement l'architecture histologique des parois autour de la déchirure.
PA A Ps 2
OBsERvATION XII.
(Gorr, The american Journal of the medical science).
Perforation spontanée de l’œsophage
à au cours d'une méningite.
Le 17 juin 1930, une femme’ de 52 ans présenta une légère indisposition, qui fut qualifiée de grippe. Les trois jours suivants, son état s’aggrava au point qu'elle dut être hospitalisée, le 20 juin 1939, dans un état comateux. Rien à signaler dans ses antécédents.
À son entrée à l'hôpital, l'examen révéla une matité nette à la partie postéro-inférieure gauche du thorax. Au-dessus ‘de cette zone, il ÿ avait un souffle pleural, On trouvait, à l'inspiration, des
râles crépitants, La température était de 40 degrés; pouls à 180: respiration à
la salle.