‹ Perforations et ruptures spontanées de l'œsophageChapitre 33 sur 39 · SAGE · texte numérisé non relu

SAGE

La malade, revue à plusieurs reprises, fut examinée en juin 1934 : à part un certain degré d’enrouement, elle n’accuse plus aucun trouble.

OBsERvATION XV.

(MANGAHEIRA-ALBERNAZ, Annales d’oto-laryngol., août 1933.) Fistule œsophago-trachéale d’origine syphilitique.

Le 23 août 1929, entre dans le service une jeune Brésilienne de 22 ans, qui accuse une toux continuelle et rebelle, souvent suivie de vomissements. Comme antécédents : une affection oculaire dans l'enfance, dont la guérison fut obtenue par des injections de mercure.

La maladie actuelle date de trois mois. La toux opiniâtre, les quelques vomissements, ne s'accompagnent d'aucune dyspnée. L’expectoration est très abondante. Les signes fonctionnels, l'aspect pâle et frêle de la malade, l'abondance des sueurs nocturnes, la fréquence des points douloureux thoraciques, l'élévation thermique chaque soir, font penser à la tuberculose. Cependant, il n'existait aucun signe clinique de bacillose. La radiographie resta négative dans cette recherche, maïs, en revanche, montra l'existence d’une fistule aérodigestive.

À l'œsophagoscopie, on trouve une lésion bourgeonnante, à.

bords rouges, élevés, granuleux, à 25 centimètres de l’arcade. La muqueuse voisire est indemne. On perçoit nettement le souffle d'air en arrivant à la hauteur de la fistule. De nouvelles radiographies montrent l'injection de l'arbre bronchique, après la prise par la bouche de substance opaque. L'aspect de la malade, l’afféction oculaire antérieure, font penser à la syphilis.- Après avoir pratiqué une gastrostomie, on traite la malade aux sels d’arsenic et de bismuth. La cicatrisation fut suivie pas à pas à l’œsophagoscope. À la fin du traitement, la lésion était lisse, rosée, mais un orifice béant persistait.

Sortie de l'hôpital, la malade revint un mois après pour faiblesse : une médication tonique la remet en état, la radio ne

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