HIS
révèle rien de bacillaire. Elle rentre à nouveau, en juin 1930, à l'hôpital, pour une petite hémoptysie, qui devient si violente qu’elle y succombe.
Autopsie. — Elle montra une tuberculose du type granulique étendue aux poumons, à la’ plèvre, médiastin, mésentère, ete. Un ganglion péribronchique, examiné au point de vue histologique, fut trouvé tuberculeux. \
La pièce montre la persistance de la communication au niveau de la bifurcation trachéale (orifice : 3 cm. S sur 2 em. 5). Les
bords en sont réguliers, lisses, parfaitement cicatrisés.
OBsEeRvaTION XVI.
(Pavior, LEvRAT @l A. GUICHARD, Archives des maladies
de l'appareil digestif, n° 5, mai 1933.)
Ulcération de l’œsophage d'origine tuberculeuse.
Fistule œsophago-trachéale.
1e A D manœuvre-teinturier de 65 ans, entre dans le service avec le diagnostic de congestion pulmonaire bilatérale. Comme antécédents, il a présenté une bronchite à l'âge de 40 ans, et, depuis, il tousse tous les hivers. L'alfection actuelle a débuté, le 15 décembre 1931, par un amaigrissement de 30 kilos, une dysphonie assez marquée. Le malade localise au niveau de l'épigastre une sensation de gène et d'arrêt du bol alimentaire. Quelquefois, les aliments sont rejetés après leur ingestion. Il dit, en particulier, que le vin « le brûle », et qu'il est souvent rejeté dans une quinte de toux.
A son entrée à l'hôpital, le 42 février 1932, l'examen montre : Présence de nombreux ganglions, durs, indolores, mobiles, au niveau de la gouttière carotidienne et du creux sus-elaviculaire: En arrière du sterno-cléido-mastoïdien, existe une petite fistule sans base indurée. L'auscultation pulmonaire révèle des ronchus et des sibilances disséminés.
Le malade rejette une expectoration muco-spumeuse; tempéra-
AMEL
ture, 38°8. Rien à signaler au niveau des autres appareils. Cependant, au niveau de la cavité buce ale, l’on constate que le pilier postérieur gauche est irrégulier, épaissi, tomenteux et bourgeonnant. Le toucher bucco- -pharyngé montre, surtout à gauche, une muqueuse infiltrée, saignante. I] ÿ à une paralysie de la corde vocale gauche. B.-W. positif. Etant donnés l’âge du sujet, l’adénite cervicale, les lésions du pilier postérieur gauche, la voix bitonale et la légère dysphagie œsophagienne, l’on pense à un cancer de l’œsophage.
Le 18 février 1932, on fait une radiographie de l’œsophage dans le but de vérifier le diagnostic, Au moment de l'ingestion de la bouillie barytée, le malade est pris d’un accès: de suflocation, avec toux, cyanose; d’allure dramatique. On a cependant le temps de prendre un film, qui permet de constater que la bouillie barytée injecte l’arbre bronchique dans la partie inféro-interne du poumon droit. I1 s’agit donc de fistule œsophago-trachéale.
Le 20 février 1932 la gorge prend de plus en plus l'aspect néoplasique, la température oscille autour de 39 degrés. Le malade ne peut plus s’alimenter, car, à chaque tentative de déglutition,
il est pris de quintes de toux, suivies du rejet des aliments ingérés. Décès le 23 février 1932.
Autopsie. — Poumons normaux, Cœur, aorte, organes abdominaux normaux.
On ouvre l’œsophage sur sa face postérieure : A sa partie moyenne existe une ulcération ovalaire à grand axe vertical de 2 centimètres de diamètre sur 1. Elle conduit dans une cavité anfractueuse, tapissée de masses que l’on croit de nature néoplasique. Les bords de cette ulcération ne sont pas décollés, mais seulement un peu épaissis.
On ouvre la trachée sur sa face antérieure : À sa partie moyenne, à 2 centimètres au-dessus de la bifurcation trachéale, on constate la présence d’une petite ulcération, grosse comme une tête d’épingle en verre, avec muqueuse trachéale normale sur les bords et à distance. Une sonde introduite dans cet orifice conduit jusque dans l’ulcération de la paroi œsophagienne antérieure. L’autopsie semble donc confirmer le diagnostic de néoplasme à forme ulcérative avec perforation dans la trachée.
Dr ser Examen histologique. — Le fragment de l'œsophage (prélevé sur
les bords de l’ulcération) ne présente pas trace d’épithélioma. La structure normale des tissus a disparu, la plus grande partie de la coupe est représentée par un tissu conjonctif très inflammatoire.
Dans la profondeur, en plein tissu conjonctif, on trouve deux nodules tubereuleux, avec cellules épithélioïdes et cellules géantes typiques. 11 s’agit donc de tuberculose œsophagienne avec lésions, inflammatoires aiguës, récentes, de surface.
L'un des ganglions sus-claviculaires prélevés présente des nodules tuberculeux qui fareissent tout le parenchyme ganglionnaire. Il s’agit de tuberculose d'évolution récente, avec réaction
conjonctive minime à la périphérie des lésions.
OgservaTIoN X VIE
(Gorr, The american Journal of the medical science,
3 sept. 1933.)
Perjoration de deux ulcères de l'œsophage
associée à une broncho-pneumonie.
Homme de 60 ans, se plaignant, depuis deux ans, de vagues douleurs épigastriques, associées à des vomissements. Des examens antérieurs à son entrée à l'hôpital, le 48 décembre 1931, étaient restés négatifs.
L'examen ne montra qu'une légère sensibilité à la palpation profonde de l’épigastre, mais la radiographie révéla la présence d’un ulcère duodénal.
Le vingt-cinquième jour après son hospitalisation, sous anesthésie locale, renforcée par une faible quantité d'éther, l'ulcère duodénal est excisé et l’on pratique une gastro-entérostomie. On trouva des adhérences considérables, et l'opération dura plus de trois heures.
Le jour suivant l'opération, l’état du malade s’aggrava, il devint cyanotique et vomit environ 400 em3 de matière brünâtre. Un. tube de Lévine fut introduit dans l'estomac en vue d’un drainage