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Auyri- Inschriften von Pergamon, VIII', n° 1 56, 1. 23.
LE SANCTUAIRE D'ATHÉNA POLIAS NIKÉPHOROS
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revers une image archaïque de la déesse brandissant la lance, et armée du bouclier’. Un statère d’or pergaménien, trouvé à Saïda, offre également le type du Palladion1 2 3, et c’est une forme analogue que le sculpteur de la petite frise du grand autel a prêtée à la statue d’Athéna, dans la scène des fiançailles d’Augé3. Il est donc permis de croire que le temple actuel avait été édifié sur l'emplacement d un sanctuaire primitif, et qu’on y avait recueilli soigneusement une statue de culte vénérée pour sa haute antiquité, comme les Athéniens l’avaient fait à l’Erechthéion.
Pendant toute l’époque romaine, la déesse porta le nom d'Athéna Polias Niképhoros4. La plus ancienne inscription de l’époque royale où ce nom apparaisse est une dédicace faite par le peuple, vers 149 ou 1485 6. Mais ce n’est pas ainsi qu’on désignait primitivement la déesse de l'Acropole. Au temps d'Eumène Ier, on l'appelle simplement Athéna, sans épithète'"’, ou encore Athéna Areia , comme dans la formule du serment prêté par les soldats d'Eumène7. Les premières dédicaces d'Attale Ier ne lui donnent pas d autre nom que celui d Athéna8 9. Mais dans les dédicaces postérieures d’Attale Ier, comme dans celles d'Eumène II et de ses successeurs, la déesse reçoit le surnom de Niképhoros, qui restera en quelque sorte la dénomination officielle de la déesse de Pergame. C est donc sous Attale Ier que cette épithète, ajoutée au nom de la déesse, consacre le souvenir de la protection accordée par elle aux armées pergaméniennes ; le même prince introduit sur les monnaies le type d Athéna assise, élevant de la main droite une couronne de victoire au-dessus du nom de Philétairos'’.
Le téménos du temple s étendait le long du front occidental de la terrasse, et se prolongeait jusqu à 1 angle sud-ouest. Un escalier, moitié souterrain, moitié à ciel ouvert, le mettait en communication avec les gradins supérieurs du théâtre, et débouchait entre le troisième et le quatrième de ces piliers de soutènement dont nous avons parlé plus haut. Quant au temple lui-même, il n'en reste pas pierre sur pierre. A 1 époque chrétienne, une église byzantine fut construite au milieu de la terrasse, et envahit en partie les fondations de l'édifice antique qui
1. Catalogue ofthegreek Coins, Mjrsta, Pl. XXIII, 3, cf. Ussing, Pergamos, p. 5, fig. 2.
2. Friedlaender et von Sallet, Bas koenigl. Mün\cabinet , 2' éd., p. 86, n° 214.
3. Même type sur un bas-relief archaïsant de Pergame, Altertümer von Pergamon, II, vignette du titre.
4. ’AOr.vS rioAtà; xal Ntxïifo'poç. Cf. Fraenkel, Inschriften von Pergamon , VIII p. 76-77.