‹ Pergame; restauration et description des monuments de l'acropole;Chapitre 80 sur 140 · Childe Harold, IV, stance · texte numérisé non relu

Childe Harold, IV, stance

2. Nibby, Osservaqioni sopra la statua volgarmente appellata il gladiatorc moribondo, Rome, 1822. Raoul-Rochette, Bulletin des sciences historiques, t. XV, i83o, p. 3o5 et suivantes. A. de Longpérier, Œuvi es complètes, II, p. 374. Brunn, Annali dell' Instituto di corrisp. arch., 1870, p. 292 et suivantes.

Diodore de Sicile, V, 28. Ces traits de physionomie, si accusés, se retrouvent dans une curieuse tête de Galate conservée au musée de Gizeh, et qui paraît relever d’une tradition d’art autre que celle de Pergame. Theodor Schreiber, Der Gallierkopf des Muséums in Gi$e bei Kairo, Leipzig, 1896.

que le bronze original ait été popularisé par des copies. Si l'on tient compte de la qualité du marbre, qui provient soit du Sipyle, soit de Elle de Fourni, près de Samos, celle-ci a dû être faite en Asie Mineure, peut-être même à Pergame.

Des analogies évidentes pour le sujet, le style, la nature du marbre, ont permis de rapprocher du Gaulois capitolin un groupe du musée Boncompagni, ayant appartenu à l’ancienne villa Ludovisi C’est un épisode d'une de ces déroutes qui dispersaient les bandes Galates sur les champs de bataille d’Asie Mineure. Un Gaulois vient de donner le coup mortel à sa femme, pour la soustraire aux outrages de l’ennemi vainqueur. Vêtue d’un costume où le sculpteur grec

paraît avoir mis peu de couleur locale, celle-ci s'affaisse, défaillante, déjà inerte; l’homme la soutient d'une main, et de l’autre se plonge son épée dans la gorge ; il tourne encore vers l'ennemi , par une dernière bravade ,

tète du gaulois ludovisi. (Face et profil. un visage me-

naçant. Les reproductions courantes du groupe laissant mal voir la tête du Galate, nous la donnons ici, de face et de profil, d’après un moulage1. Vue sous ces aspects, qui en renouvellent l'intérêt, elle prend un étrange caractère de réalisme. Il y a un étonnant accent de vérité dans ce visage au menton saillant, à la physionomie farouche et volontaire, qu’encadrent les mèches rudes d'une chevelure en broussailles. Avec une recherche d’émotion que ne désavouerait pas notre art contemporain, l'artiste y a fait passer une expression singulièrement forte de défi suprême et de fureur impuissante.

Voilà deux oeuvres qu’on peut, sans invraisemblance, restituer à l’ex-voto

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