‹ Péritonite Cancéreuse PrimitiveChapitre 12 sur 28 · CET SALE · texte numérisé non relu

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sentir dans les parois des noyaux carcinomateux intrapariétaux, et de sentir dans la région abdominale ainsi que dans tout le tissu cellulaire sous-cutané les grains cancéreux, bien étudiés par Millard dans une communication à la Société anatomique de 1876. Il ne faut pas oublier de palper avec soin les régions inguinales en faisant mettre le malade sur le dos, les jambes fiéchies, la bouche largement ouverte. On sentira alors cet engorgement ganglionnaire sur lequel Gueneau de Mussy attira l’attention. On trouvera de petits ganglions durs non adhérents, roulant sous le doigt, bien différents du gros ganglion mou tuberculeux ou d’un reliquat d’une pléiade syphilitiqu®.

Si le malade est hernieux, on pourra retrouver au niveau des sacs herniaires, les signes de l'invasion de péritoine par la néoplasie.

Enfin, il faut absolument pratiquer le toucher rectal et vaginal. | Toutefois, on se rappellera que l’enclavement de l'utérus, que la présence de tumeur dans les Culs-de-sac ne veulent pas toujours dire tumeur de l'ovaire ou de la trompe et nous renvoyons au chapitre de l’anatomopathologie. Le toucher rectal pourra dépister un cancer du rectum latent, surtout un

squirrhe rectal et évitera une erreur de diagnostic.

Après avoir examiné la cavité abdominale, il faut términer lexamen clinique du malade. On trouvera alors les complications que nous étudierons dans un prochain chapitre. Mais on ne saurait considérer comme tels les signes pleuropulmonaires (frottements, rales humides) qu’on trouve aux

bases à l’auscultation et qui remettent en mémoire la loi de Godelier.

PÉRIODE CACHECTIQUE

Après une durée de six mois à un an, la cachexie survient. C'est la dernière période. Elle est rapide. Réduit à une maiereur extraordinaire, sans appétit, torturé par la douleur et par la dyspnée qui devient angoissante, le malheureux malade ne tarde pas à succomber.

Tantôt c’est la cachexie simple qui enomet mais il est exposé à toutes les infections qui terminent si souvent les affections chroniques. Si on ne voit plus l’érésipèle survenir autour des plaies de ponction, ou la péritonite purulente aiguë inoculée par le trocart, on voit souvent la stase pulmonaire se transformer en hépatisation et une pneumonie adynamique terminer la scène. Du reste, l’hypostase généralisée peut, par elle-même, amener la mort du malade.

A côté de la forme subaiguë chronique que nous venons d'étudier, il faut décrire la carninose péritonéale aiguë, qui évolue absolument comme une maladie infectieuse.

Elle est surtout remarquable par l’absence de symptômes locaux. On assiste à une cachexie aiguë qui frappe le malade jusqu'alors en bonne santé.

Les individus frappés sont des adultes de 40 à 50 ans. Une fièvre légère s’installe. La température ne dépasse pas en général 38° 5. La langue est sale — il y a de l’inappé- . tence. — Bientôt éclatent les accidents nerveux ; le malade

Se AVAL

est pris d’un délire calme et tranquille. La perte des forces, Pamaigrissement considérable ne répondent pas à ces symptômes observés.

Quelquefois la marche est si rapide que l’amaigrissement et la cachexie n’ont pour ainsi dire pas le temps de se ma- nifester. La mort survient dans le coma avant qu’un diagnostic ait pu être posé, et ces formes rapides ne doivent pas peu incliner l’esprit à accepter les théories infectieuses du cancer. L |

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