‹ Péritonite Cancéreuse PrimitiveChapitre 16 sur 28 · A FE · texte numérisé non relu

A FE

culaires ; leurs anses adhèrent entre elles au moven de fausses membranes difficiles à déchirer.

Au mésentère sont appendues de nombreuses masses lobu-

lées, bosselées, ayant le volume d’un marron.

La surface péritonéale du petit bassin est le siège de champignons semblables, au milieu desquels sont perdus la vessie et l’utérus. Quand on pratique des coupes sur ces viscères, de même que sur les ovaires et les trompes, on peut se convaincre que leur parenchyme n'est point lésé.

La rate se trouve comprise dans une masse adhérente au diaphragme et de même nature que celle que nous avons rencontrée en différents points du péritoine.

Le foie adhère aussi en partie à la face inférieure du diaphragme. De mème que la rate, il ne présente aucune trace de lésion carcinomateuse.

Les ganglions mésentériques sont augmentés de volume. Tous les autres organes sont sains. Le malade n'est point allé à la selle depuis deux jours ; appétit est complètement perdu ; mais il n’existe plus de nausées ni de vomissements. Pouls, 80, petit, filiforme.

Il existe de la gêne de la respiration due à la distension du ventre. Depuis deux mois, la malade est tourmentée par une insomnie qui parait tenir à l’intensitédes douleurs abdominales.

Les téguments sont très pâles, mais ne présentent point la teinte jaune paille que lon a donnée comme caractéristique des affections cancéreuses.

Traitement : lait, bouillons, potages, julep morphiné.

Les jours suivants, loppression fait des progrès.Les scalènes, le sterno-éléido-mastoïdien, tous les muscles inspirateurs accessoires se contractent énergiquement pour dilater la cage thoracique ; le ventre grossit de plus en plus, l’œdème se généralise, et, enfin, la malade meurt le 17 janvier.

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