JONE
pes
crèle, en haut en avant du côlon DES mais sans compri-
mer ni l’un ni l’autre.
L’utérus est également placé derrière la tumeur, mais ü je
refoulé au pied du bassin ; il n’est le siège d’aucune altération
ainsi que l'ovaire et le ligament large gauche. Le ligament large du côté droit est le seul cul-de-sac vésico-vaginal paraissant
avoir été le point de départ de la tumeur. En effet, c'est dans ce
point qu’elle est implantée. L'ovaire re est plaqué en
dehors et un peu en arrière.
Cette tumeur est libre dans toute son étendue. sauf quelques adhérences qui l’unissent au foie et aux parois abdominales; ce sont des ligaments fibreux. La surface est lisse, mais présentant un grand nombre de bosselures, de grosseur variable, depuis celle d’une noix jusqu’à celle d’une orange. Ces saillies semblent être des tumeurs en quelque sorte surnuméraires, implantées sur la tumeur principale.
La plupart renfermaient un liquide et présentaient une fluctuation manifeste ; quelques-unes mêmes étaient complètement transparentes. En les incisant, on faisait écouler un liquide séreux, clair et limpide, tout à fait semblable à celui que nous avons trouvé dans le péritoine. Leur cavité était lisse et transparente et communiquait par un, orifice rétréci avec celle d’une tumeur voisine et même d’autres cavités contenues dans l’épaisseur de la tumeur elle-même, et ne faisait point saillie à l’exté-
rieur. Il en résultait une disposition analogue à celle qué pré-.
sentent les cellules d’une éponge.
Après avoir fendu la masse par une section verticale en deux parties à peu près égales, nous trouvâämes un tissu moitié squirrheux et moitié lardacé, assez résistant et assez difficile à inciser. Les deux surfaces de la section présentaient une couleur blanchâtre marbrée de tâches jaunes ocrées, rouges et brunâtre. De plus, la partie inférieure de la tumeur nous pré-
cr
senta d'une manière très prononcée la disposition cellulaire et aérolaire dont nous avons parlé. Dans l’épaisseur du mésentère, dans l’épiploon, dans le péritoine des parois abdominales,
: et surtout à la face inférieure du diaphragme nous avons trouvé un très grand nombre de petites tumeurs mamelonnées, dont le volume varie entre celui d’une noisette et celui d’un œuf. Les petites tumeurs avaient également un aspect et une consistance lardacés.
Enfin, nous avons trouvé dans le médiastin, en avant de la crosse de l’aorte une tumeur de même nature 0 environ le volume d’une petite orange.
Suit l'examen histologique fait par M. Lutoy et dont voiei le résumé : Cette tumeur était un beau spécimen du cancer nucléaire, qui, dans quelques-unes de ses parties, avait subi des transfor-
mations de la nature des transformations rétrogrades, ainsi que le prouve la rareté des noyaux cancéreux en ces points, la grande quantité de graisse émulsionnée et l'abondance de la substance conjonctive.
OBSERVATION XVIII (Progrès médical, 1881, par MM. Kelsch et Vannebroucq).
Sarcôme ylobo-cellulaire du ypériloine; fibro-myomes de l'utérus. — Rosalie Debac..…., âgée de 59 ans, journalière, mère de 3 enfants, estadmise à l'hôpital Saint-Sauveur, le 11 septembre 1880. Cette femme, laborieuse et sobre d’habitude, raconte qu'après avoir toujours joui d’une excellente santé, elle a com-
mencé, il y a deux ans environ à éprouver une douleur sourde | et incessante dans Le bas-ventre ; en même temps, elle se sentit dépérir et s’aperçut que ses jambes enfiaient chaque fois qu’elle