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intestinale, l’épiploon vient s’interposer entre le péritoine viscéral et le péritoine pariétal et former avec eux un tout continu. « Ces adhérences, dit M. Marfan, sont constituces par du:tissu fibreux, épais et résistant, d’une coloration foncée, parlois noirâtre, dans lequel on peut sentir des noyaux de consistance cartilagineuse et calcaire, lorsqu'on y pratique une section. On y trouve des granulations tuberculeuses grisesou opaques, des masses caséeuses, parfois remplies de liquide séreux ou séro-purulent qui prend une teinte chocolat lorsqu'il est rempli de sang. Dans quelques cas le liquide des poches est graisseux et chyliforme. Des fragments de pseudo-membranes peuvent se détacher et flotter dans la cavité, sous forme de masses en partie caséifiées. Le grand épiploon, dans sa partie envahie, est souvent difficile à isoler, épais, œdèmateux comme dans les infiltrations cancéreuses, recouvert de pus verdâtre, et par place on y découvre des tubercules et des masses caséeuses ».
Telles sont les lésions que l’on rencontre dans le péritoine. Ces adhérences peuvent avoir été rompues et on trouve, à la place du noyau tuberculeux du cæcum ou de l'appendice, une perforation qui les fait communiquer avec la cavité péritonéale ou la paroi ulcérée de l'abdomen. Mais ces complications sont rares. Souvent même, dans les tuberculoses peu étendues du cœcum et de l’appendice que nous avons en vue,tout à l'heure, les adhérences sont faibles entre les
séreuses pariétale et viscérale. Celles-ci au moins au début, lorsqu'on les sépare, ne sont recouvertes que de granulations miliaires grises, à l’aspect grenu, assemblées en groupe correspondant aux ulcérations de la muqueuse. Quelquefois même, mais cela est rare, si la lésion est en voie de guérison, la séreuse adhérente, dépolie, présente un aspect lavé, les tubercules séreux sont durs, enveloppés dans des tissus de sclérose et les tubercules intestinaux également sclérosés diminuent le calibre du cœcum et de l’appendice, dont
ils semblent avoir froncé les parois.
Les formes miliaires et fibreuses du tubercule se rencontrent également dans la péritonite 1léo-cœcale due à une tuberculisation étendue du cœcum, de
l’iléon et de l’appendice, mais elles y sont plus rares.
C’est là surtout que nous rencontrons ces fausses membranes épaisses et ces kystes purulents dont nous avons parlé. Les différents feuillets péritonéaux, le cœcum, la terminaison de l’iléon et l’appendice, absolument adhérents entre eux, ou séparés par des poches purulentes, forment un magma dans lequel il est impossible de rien connaître (Obs. VII). A l’ouverture on ne voit qu'une masse informe, dans laquelle on ne peut rien distinguer. Souvent des adhérences la limitent à la F. 1. D. Pourtant d’après M. Marfan, cette péritonite tuberculeuse, localisée à la région 1léo-
cœcale, ne serait que la lésion initiale, pius souvent la
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localisation prédominante d’une tuberculose généralisée à tout le péritoine.
Cela est vrai dans certains cas, surtout chez les phtisiques : on ne saurait toutefois l’affirmer toujours. Souvent en effet, la lésion a paru isolée et une intervention locale a conduit à une cure définitive. Il faut ajouter que dans ce cas, on s’est bien gardé d'ouvrir la grande cavité péritonéale et de vérifier son état.
Parfois la paroi abdominale semble envahie par le processus pathologique, mais cela arrive surtout quard une perforation intestinale s’est produite, que des matières fécales se sont épanchées dans la F.1I: D., et pnt amené la formation d’un anus contre nature.
Si à l’autopsie ou sur le vivant, an peut examiner les lésions, voici ce qu’on observe dans la région iléocœæcale : une cavité uniloculaire ou multiloculaire. Des fausses membranes déjà étudiées l’ont envahie et relient les différente feuillets péritonéaux, méconnaissables, dépolis, poisseux, purulents, parsemés de tubencules à tous les degrés de leur évolution, à l’appendice, au cœcum, à la terminaison de l’iléon. Parfois des anses des colons descendant et transverse, du petit intestin y compris le duodénum adhérent à l'intestin de la fosse iliaque droite. Les ganglions juxta-cœcaux, souvent les ganglions de l’aine et ceux du mésentère sont envahis par l'infection bacillaire, car MM. Letulle et Weinberg l'ont fait remarquer, toute appendi-