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y à des cas dans lesquels des sujets, alcooliques avérés, présentaient seulement des lésions tuberculeuses du péritoine sans aucun signe de cirrhose hépatique. MM. Lancereaux et Tapret ont crû trouver dans la cirrhose des particularités étrangères à la péritonite tubereuleuse. D'après M. Lancereaux, le réseau veineux supplémentaire est sus-ombilical dans la etrrhose et sous-ombilical dans la péritonite chronique. Pour Hemey, ce signe ne mérite aucune confiance, car 1] manque souvent. Tapret a invoqué l'hypertrophie de la rate et la diminution de volume du foie comme signes pathognomoniques de la cirrhose de Laënnec. Chacun de ces signes est, croyons-nous, d’une constatation diflicile. Prenons lhypertrophie de la rate. Nous savons que même dans les états pathologiques où l’ascite fait défaut, on Ja perçoit difficilement. On peut juger, par là, combien, dans un abdomen distendu par une quantité considérable de liquide, cette exploration sera hérissée de difficultés. Demême. la limite inférieure du foie ne peut être jugée exactement. Il possible bien, que cela soit rare, de trouver un foie diminué de volume, dans la péritonite tuberculeuse comme dans la cirrhose. Et, dans ce cas, comment déterminer létendue d’un organe ainsi caché sous les côtes ?
- Le volume exagéré du foie est plus fréquent dans la tuberculose péritonéale et pourrait à la rigueur faire éviter une confusion. Mais, n'y a-t-il pas des cirrhoses hypertrophiques qui s’accompagnent de fièvre assez vive, atteignant parfois 390 et 40°. Ces cirrhoses hypertrophiques, il est vrai,
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ne présentent jamais d’ascite. C’est là un caractère important qu’on ne devra pas négliger.
En résumé, ici encore, il est difficile de se prononcer immédiatement pour ou contre une péritonite tuberculeuse. Avec Hemey, nous dirons « qu'il n’ÿ a aucun signe, non « pas pathognomonique, mais seulement probable pour « établir notre diagnostic, et c'est en suivant la marche de « de la péritonite tuberculeuse que nous pourrons arriver à « établir des signes distinctifs ».
OBSERVATION II Thèse Jarrigue 1883. Résumé.
(Périlonile luberculeuse prise pour une cirrhose.)
J. B., soldat, 24 ans. Parents tuberculeux. Antécédents personnels. Blennorrhagie, pas d'autres maladies. Etat actuel : amaigrissement, anorexie, augmentation de volume du ventre qui est distendu, volumineux, douloureux. Limite supérieure du foie normale. Limite inférieure rien d’appréciable. Matité et craquements dans le poumon droit. Induration épidydimaire.
Diagnosctic. — Cirrhose.
Pendant son séjour à l’hôpital, dyspnée continuelle. Dans les derniers jours affaissement du ventre. Etat général aggravé. Mort. ;
Autopsie. — Tubercules au sommet droit. Commencement
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d'induration à gauche. Tubercules du péricarde, fausses membranes. Rien au foie. Sérosité citrine dans ile péritoine, fausses membranes parsemées de granulationst uberculeuses.Testicules tuberculeux.
OBSERVATION II Traduction personnelle. (Rapportée par le Dr Leone Sestini.}
Périlonile luberculeuse. Erreurs de diagn. Autopsie (Gazetta deyli hospitali. N° du 19 Déc. 1893).
M. L., 72 ans, né à Campo Bézenzio (Firenze). Rien à noter dans ses antécédents héréditaires et personnels. Il à eu la rougeole dans son enfance. Il y a 8 fils vivants dout un épileptique. En 1844 il a souffert d’une affection pulmonaire à lente résolution (probablement une pneumonie). Environ 3 après il eut une ischialgie à droite, qui lui a laissé une parésie du membre inférieur correspondant. Il y a un anil a commencé à avoir des douleurs insidieuses à l’épigastre, douleurs qui partaient du quart supérieur droit de l'abdomen et se terminaient dans la région lombaire du même côté. Ces douleurs étaient comme un déchirement qui durait parfois quelques heures, parfois tout le
jour et qui cessait subitement. 24 ou 48 heures après l'attaque
apparaissait l’ictère. On diagnostique une colique hépatique.Les accès vont en se répétant à des intervalles variant de 2 ans à quelques jours et le malade est tellement habitué à les supporter qu’il continue à vaquer à ses occupations de tanneur. Ne boit
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pas, ne fume pas, jamais d'excès vénériens, pas de syphilis. Le 12 Décembre 1892 il fut prit d'une de ses attaques ordinaires qui le contraignirent à recourir au médecin. Il vint me trouver et voici ce que je constatai. Le malade est homme bien conformé, d'un teint blanc rosé. Le membre inférieur droit est légèment hypertrophié. L'expression du visage est celle d’un homme qni vient de souffrir, Les muscles de la face sont vigoureusement contractés. Le malade gémit de temps à autre. Ni céphalée, ni vomissements. Il accuse une douleur qui née de l’épigastre va se terminer à la région lombaire droite, douleur déchirante. à accès, et produisant une sensation de brûlure. En examinant la région hépatique sur laquelle il convient de porter l’attention, si l'on s’en rapporte aux anamnestiques, je trouvai le foie légèrement et uniformément agrandi, le bord libre ne présentant ni bosselure, ni irrégularité. Langue pâteuse, haleine légèrement fétide, anorexie, constipation, urine rouge brun, sédimenteuse. Rien de plus à noter, pas de toux, ni de troubles cardiaques, pas d’athérome de la temporale, ni de la radiale. Pouls rare et lent. Apyrexie.
Je diagnostique une colique hépatique consécutive à une lithiase biliaire et je prescris, la morphine, les cataplasmes chauds, les lavements alcalins, l’eau de Carlsbad. Les douleurs ne diminuaient pas ; l'ictère apparut deux jours après l’accès ; constipation opiniâtre. La douleur était si accentuée que la percussion était pénible pour le malade. Pour ces motifs je commençai à admettre qu'il venait de se former en quelques points une zone de péritonité et en tenant compte des sensations de pesanteur que le malade accusait à l'estomac, après avoir ingéré la plus petite quantité de boisson, je fus amené à croire à un néoplasme qui comprimait le foie.
Pendant environ 20 jours, le même état se prolongea, tantôt plus, tantôt moins accentué, si bien que pour atténuer ma responsabilité et obéir au désir de la famille, je crus bien faire d'appeler mon savant collègue le D' Ugo Beniné, A l'examen du malade que nous fimes ensemble, conformément à toutes les données précédentes, nous remarquämes une augmentation de volume de l'abdomen, un météorisme notable etunelégéreascite. Nous nous arrêtâmes au diagnostic de tumeur maligne du hile du foie, en tenant compte de la dénutrition encore plus marquée du patient (malgré l'administration d'aliments liquides d'un pouvoir nutritif assez considérable). Nous convinmes de combabattre la paralysie intestinale avec des drastriques puissants en traitant symptomatiquement les autres manifestations morbides. Nous donnâmes l'huile de ricin, l'huile de croton, mais sans résultats. Seules des doses élevées de podophylle amenèrent un soulagement. Les fèces étaient moulées et légèrement colorées par la bile, fait qui pour nous avait une grande valeur. puisqu'il nous prouvait qu'il s'écoulait de Ia bile dans l'intestin et qu'il n'y avait pas de calcul dans le canal cholédoque.
Du 2 au 4 janvier les douleurs épigastriques augmentèrent ; l’insomnie continua et nous décidâmes de recourir à la morphine en injections hypodermiques. Le malade fut soulagé. Mais l'état général ne s’amende pas, l'ictère persiste. L’anorexie, le dépérissement augmentent tellement que nous ne doutons plus du diagnostic de tumeurs maligne et que nous formulons un pronostic fatal à brève échéance.
On soutient le malade avec une petite quantité d’alcool et des excitants. |
Le 6 janvier, piqûre d'éther. Trois ou quatre jours après commence l'æœdème des membres inférieurs qui graduellement