LIVRE PREMIER. xxxvnl
a éié laite unirpiement pour rmilité de l'église grecque. Elle a éié conipiséc par des Grecs ."cxatuinéo par tous les chefs de l'église orientale. Ceux qui l'ont composée n'ont eu en vue de gratifier personne. Elle est faite il y a plus de 29 ans, et i! y en a déjà 9 qu'elle est imprimée.
Il paraît même (lue l'on s'est servi des Hollandais pour celle impression, parce que ce sont assui émeal des caractères de Hollande.
^ Tous les dogmi'S sur lesquels les Grecs sont en différciid avec les Latins y sont soiilenus haiiiemeni, et l'on ne peut eu aucune sorte soupçonner les auteurs de celle confession d'avoir aucune pente ni inclination pour l'Eglise romaine.
Ainsi, il esl dil'licile de s'imaginer ni de souhaiter un livre moins suspect , plus autorisé , plus aulhenli(|ue et dont on fût plus assm-é (ju'il contient les véritables sentiments de toute l'égli-e orientale.
n ne reste plus que de voir ce qu'il porte. Voici de quelle sorte il commence d'expliquer ce qui regarde l'EiHliarislie.
QuKSTio.N 106. — Quel est le troisième sacrement? Ri:poi\se. — Cesl In sainte Eucharistie , c'est-à-dire le corps et te sang de Notre- Seifineur Jésus-Christ, sots Liîs APPARENCES du pain et du vin ; Jésus-Christ y étant véritablement, proprement el réellement prése)il,
Ivi voilà assez pour tout autre ipie M. Claude. Mais, afin (iu'il ne se fatigue pas l'esprit pour y clierchcr quehiiie défaite, je le prie d'écouter ce qu'on lit dans l'inlerrogalioii suivante. Elle regarde les condi- (uMis nécessaires pour la célébration di^ ce mystère, cl cil' contient ces propres tiîrmes : Il faut en quatrième lieu que le prêtre soil persuadé qu'au temps oh il consacre les saints dons, lu substance du pain et In substance du v:n sont changées en ta substance du véritable corps et du véritable sang de Jésus Christ, par l'opération du S. -Esprit ijtCil invo'iue à celte heure.
Voilà déjà ces mois mystérieux sans lesquels M. Claude croit que l'on ne saur.. il exprimer la doctrine de la présence réelle (M de la lrans-.ubsianliaiion . cl avec lesquels il laul don(; (pi'il avoue (|n'el!(^ est Irèsformellement cxpiiiné(!. Car il n-connaîi lui inéuie que le mot de transsnbslanliaiiou n'e.-l pas néeessaire quand on s'explique de celle sorte. Néanmoins s'il veut exiger encore qu'on lui montre que l'église grec(pie s'en sert et l'aiiiorise, il pourra en être Convaineii par les paroles suivaiiles.
Après les paroles de l'Invocation , la traussrihstnn- (talion iJ.eTov'jîuTti se fait à l'instani même, el le pain esl chuntjé au vériiuble corps de Jésus Christ , el le vin en son véritable sang; les apparences du pain et du vin demeurant par nue divine économie. Premièrement, afin que nous ne voyions pas le corps de Jésus Christ par vos yeux, mais par lu foi, en nous appuyant sur ces paroles : Cv.c\ EST MON Coups : Ceci est mon Sang, et que nous préférions ainsi ses paroles et su puissance à nos sens; ce qui nous acquiert la béaliiude de la foi , selon ce ipii est dii : Bienheureux ceux qui n'ont pas vit, et n'ont pus laissé de croire.
Secomh'ineul, parce que la nature humaine n horreur de manger de la chair crue : et ainsi comme nous devons être unis à Jésus (Jirist par la participation de son corps el de son sang , afin que l'homme n'en eût pas de l'éloiqnement. Dieu a pourvu à cet inconvénient, en donnant aux fidèles su chair propre et son sang sous le voîle du pain et du vin.
Il ne reste plus , pour condamner oleinemenl les calviuisi(>s, qu'à délerminer qu'il faut aîiorerce sacrement du mèniH culte ipi'on honore Jésus-Christ, c'està-dire de latrie, elipie c'est un véritable sacrifice, et c'est ce que l'on voit dans celte confession en ces termes : i
L'honneur qu''U faut que vous rendiez à ces (erribks mystères, doit être le même que celui que vous rendez à Jésus-Clirist même. Ainsi comme S. Pierre, parlant pour tous les apôtres , a dit, à Jéms-Chrisi : Vous êtes
RÉPONSE GÉNÉRALE AU NOUVEAU LIVRE DE M. CLAUDE
I,; Ciirisl, le Fils du Dieu vivanl, j7 faut aussi que chacun (le nous, rendant le culte de latrie à ces myslèies, ûiie: Je ckois, Seignf.uk , et je confesse qi;e vous ÊTES LE Christ, le Fils ou Dieu vivant, qui êtes venu