LIV. VI. EXAMEN DE PLUSIEURS FAI
celui di Latran en 1215, et que le synode général, en prononçant analiième contre celle hérésie, fit une décision conforme à l'Écriture, aux Pères et au septième concile, quoique en d'autres articles il ne lui ait pas été conforme. C'était là une occasion de déclamer contre les Latins, si les Grecs avaient cru qu'ils eussent introduit un nouveau dogme, en établissant celui de la transsubstanlialion , les calvinistes prétendant qu'il a commencé au concile de Latran. Mais, au contraire, Dosilhée loue l'Église latine d'avoir condamné ce qu'ils veulent faire passer pour la créance de toute ranliquité, et il prétend qu'en cela elle a suivi ce que Tcglise grecque avait décidé dans le septième concile. Dans la section troisième, il prouve l'horreur qu'elle a toujours eue de cette hérésie, par la punition rigoureuse que fit l'empereur Alexis Comnène, en 1081, de Basile, chef de la secte des bogomiles, qui niaient le changement dans le mystère de l'Eucharistie, et qu'il fil brûler vif dans l'hippodrome, après avoir fait condamner ses erreurs dans une assemblée synodale d'ccclésiastirjues et de sénateurs ; et qu'à cette occasion il ordonna à Euthymius Zygabénus d'insérer dans sa Panoplie les témoignages de S. Grégoire de Nysse cl de S. Jean Damasccne, qui établissent le changement réel du pain et du vin au corps et au sang de Jésus-Christ.
Dans la section quatrième, il parle de la dispute qui arriva sous l'empereur Manuel Comnène, à l'occasion d'un diacre nommé Basile, qui avait dit dans un sermon que le Fils de Dieu avait été la victime, et qu'il avait reçu le sacrifice avec le Père; et qui fut accusé d'hérésie comme introduisant deux hypostases ou personnes en Jésus-Christ ; que Sotérichns Panteugénus, élu patriarche d'Antioche, Euslathe, métropolitain de Dyrrachium, et d'autres qui attaquèrent cette proposition, furent excommuniés dans un synode tenu en 105G. Sur quoi il cite Cinnanuis, livre 4; Nicetas Clioniates, la Chronique en vers d'Euphraim ; puis il rapporte la décision de ce synode , et les analhèmes prononcés contre ceux qui nieril que Jésus Christ est le tacrificaicur et le sacrifice ; cl le troisième est contre ceux qui disent que le sacrifice qui est offert tons les joîirs par les minislres sacrés, selon que notre Sauveur et le Seigneur de toutes choses l'a ordonné, renouvelle dnns riinaginalion et -par manière d'image celui qui a été offert sur la croix par notre Sauveur de son corps el de son sang, pour la délivrance et l'expiation du genre liu- ! main, mais qu'il n'est pas le même. !1 rapporte ensuite divers passages pour confirmer celle doctrine, entre autres do Nicolas de Mélhone contre Sotérichns ; d'Élienne, /^éyas dpovyyâpwi' contre le même ; de S. Athatiase, de S. Grégoire de Nazianze, de S. Cyrille de Jérusalem , «tj iKcc-nK-n-nr de S. Grégoire de Nysse , hninélie sur la Pàque ; de S. Cyrille d'Alexandrie contre Théodoret, et de sa lettre aux empereurs; de Cabasilas , livre 1 de la Vie en Jésus-Christ, et chapitre 45 de son Exposition de la Liturgie; de Nicolas de Mélhone contre les azymes ; de Théophane, discours huitième conl,-<i les Juifs; d'OEcuménius î-ur le