‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 166 sur 323 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Que le défaut des formalilés nécessaires selon les Grecs prouve la fausseté et l'inutilité de In Confession de Cyrille Lucar.

Grotius, dont l'esprit étaii excellent, avait remarf]ué le premier, lorsque la Confession de Cyrille eut jélé imprimée à Genève, qu'elle devait cire regardée comme sospi-cle, en ce qu'elle avait été faite sans coubuller les |;airiarc!ics , les métropolitains et les

TOUCHANT LECIL^RISTIE. t;20

évoques : Sine pairiarchis, sine melropolitis , sine episcopis, novuni nobis propinavit symbolum. Celle raison était fondée sur le droil commun cl sur la discipline ecclésiastique, cl on a depuis reconnu qu'elle élait très-véritable, lorsqu'on a su plusieurs particularités de ce (jui s'observe parmi les Grecs pour les actes et les rescrits des patriarclies, afin qu'ils soient autbentiques, particulièrement lorsqu'ils regardent la foi. On doit ces éclaircissements à Dosilhée, palrlarcbe de Jérusalem, qui, étant irès-bien informé des usages de son église, les a expliqués dans le traité préliminaire qui fait partie du synode de 1072, auquel il n'a rien changé dans l'édilion qu'il en a fait faire sous le titre (["Encliiridion, dans le chapitre 2.

Il marque donc dans ce chapitre, qu'outre les {>reuves qu'il avait données pour montrer que si Cyrille élait véritablement auteur de ces chapitres ou arliclcs exposés dans sa Confession, il l'avait fait en secret et sans qu'aucun des Orientaux en eût connaissanca . cela se prouvait encore par trois raisons incontestables. Car s'il les avait publiés comme ils devaient l'être, 1° ils auraient été souscrits par les évoques et autres ecclésiastiques qui sont toujours auprès du patriarche; 2° ils auraient été transcrits dans les registres de la grande église ; 5° ils auraient été écrits de la main de quel lu'iin des clercs ou officiers. D'où il conclut que comme ces trois conditions manquent à la Confession de Cyrille, elle ne doit pas être regardée comme un acte patriarcal , mais comme l'écrit d'un particulier sans autorité. A l'égard de la première condition , voici comme parle Dosilhée ( Encliirid. p 109 ) : Premièrement il fallait que ces chapitres fussent sitjnés par les évêques qui se trouvaient présents, et par les ecclésiastiques qui sont toujours au})i-ès du patriarche ( que ^ancienne Rome appelle cardinaux ) ( il a relranché dans son édition celle comparaison qui n'était pas juste), et qui assiste le palriarchent dans tout ce qu'il fait. Or nos accusateurs ne peuvent montrer qu il y ail eu rien de semblable. Car de tous les étéques cL ecclésiastiques il ny en a pus eu un seul qui les ait comius, qui les ait souscrits, ou qui ait eu connaissance que Cyrille les eût avoués comme siens.

Ce que Dosilhée dit dans ce premier article s'accoide entièremenl avec ce que Syrigus en avait écrit trente ans auparavant, lorsque la mémoire des faits était toule récente. C'est ce que Nectarius a témoigné pareillement, ainsi (pie P.irlliénius deBurse, qui était patriarche lorsque M. de Noiiilel arriva à Coiistantinople, le lui assura. Parcelle même raison plusieurs métropolitains et évèqiies, qui n'avaient jamais ouï parler do la Confession de Cyrille, ni en pnblic ni en particulier, et (|ui l'avaient entendu prêcher le contraire , qui de plus l'avaient vu pratiquer lout ce qui est reçu dans l'église grecque, ne pouvaient encore croire, après un grand nombre d'années, qu'il en fût l'auteur: de sorte même qu'il y eut assez de prélats grecs qui fiueut scandalisés des anathèmes fulminés dans le synode de Cyrille de Bcrrooe contre la personne de Cyril'e Lucar, parce qu'en eflet il n'y avait

LIY. Vi!I. EXAJÎEN DE L'HISTOIUE DE

pas de preuves suffisanles contre lui, pour le convaincre qu'il eût donné cette Confession. Or cette circonstance confirme encore ce que dit Dosithée; car si Cyrille l'avait communiquée à quelques cvêques, ils auraient pu rendre lêmoignage contre lui ; et il n'a jamais paru qu'aucun d'eux l'ait fait, ni qu'aucun de ccux-mcmes qu'il loue dans ses lettres comme affectionnés au calvinisme, ait été inquiété sur ce sujet sous les patriarches qui l'ont suivi.

Il est inutile de perdre des paroles, comme ont fait tous les défenseurs de Cyrille, pour détruire ce que les Grecs disent touchant cet article; le seul moyen de le faire efficacement, était de produire une copie de la Confession de Cyrille qui eût été signée par quelques évèques de ce temps-là : on n'en a pas pu produire une seule signature , cl les Grecs nient qu'il y en ait eu. M. Haga, Léger, Ilottinger, M. Claude, M. Smith ni aucun autre, n'ont osé dire qu'ils en eussent; et par conséquent ils ont avoué qu'ils n'en avaient point. Mais puisque celle circonstance est nécessaire, afin qu'une déclaration toucliant la foi soit authentique, il faut de toute nécessité reconnaître que celle de Cyrille ne l'est point, ci, qu'ainsi il s'est moqué de M. Ilaga, en lui donnant un papier volant, informe et défectueux , comme une Confession aulhenlique de l'église orientale.

Mais il lui avait dit que plusieurs métropolitains et évèques avaient tellement approuvé celte Confession, qu'ils étaient prêts de mourir pour la défendre. On veut hicn croire que Cyrille l'avait dit, ainsi que beaucoup d'autres faussetés que cet ambassadeur, dont on vante si fort la pénétration cl la capacité, crut à sa confusion fort légèrement, comme celle-ci; car il n'y a pas de difficulté de com[)rendre qu'il y avait moins de risque à signer cette Confession en secret que de la publier partout comme la règle de la foi, ce qu'il suppose qu'ils firent. 11 savait bien qu'un acte comme celui-là n'est confirmé que par des signatures; pourquoi donc n'en a-t-il pu montrer aucune? Enfin on ne croit pas que ce qui a été dit par M. Smith mérite la moindre réponse, que Cyrille était si éloigné du faste, qu'il ne voulut pas assembler le synode, ni demander les signatiu'cs des évèques, qu'il aurait pu obtenir facilement afin d'éviter un vain éclat. 11 semble qu'il n'y ait qu'à débiter des imaginations, pour opposer aux raisons solides des Grecs aussi bien que dos catholiques; mais au moins il faudrait avant que de les proposer les rendre vraisemblables. Un homme qui a mis son église en combustion et au pillage pendant dixsept ans, pour obtenir, conserver cl reprendre le patriarcat, était-il fort exempt de faste? Peut on dire qu'il y ait du fasle à faire ce qu'on est obligé d'observer selon les règles de l'Église? et si un évoque s'abstenait de célébrer pontificalemcnl quand il le doit, ou s'il voulait retrancher diverses cérémonies sous prétexte d'éviter le fasle, ne serait-il pas exposé à la censure publique? Où est le faste, d'assembler des évèques, de leur communiquer, comme à ses frères. 1» demande qu'on lui avait faite dc donner une expo- P. DE LA F. m.

LA CONFESSION DE CYRILLE LUCAR. 5i2

sition abrégée de la foi de l'église d'Orient, de leur lire le projet qu'il avait dressé, cl de recevoir leurs avis et leurs signatures? Mais ce que ces messieurs appellent faste est le grand jour, et les formes ecclésiastiques, que cet imposteur évita prudemment, sachant bien qu'il ne ferait pas api)rouver à son clergé le calvinisme tout pur, masqué sous le faux titre d'une Confession de l'église grecque.

La seconde condition essentielle que marque Dosithée est celle-ci : Que de pareils actes soient transcrits dans tes livres ou registres de la grande église, et que ta copie ainsi faite soit signée ensuite par ceux qui ont si gné l'original. Car, continuc-t-il, /oh< e'm7 patriarcal concernant la foi, ou quelque autre affaire ecclésiastique importante, doit être synodale; c'est-à-dire qu'il doit être dressé après avoir été résolu et examiné synodale^ ment et signé de même; après quoi il est transcrit dans les registres. Or il n'y a rien eu de pareil dans les chapitres de Cyrille, puisqu'ils n^ont point été transcrits dans les registres ; et que même à présent ils ne sont connus que d'un très-petit nombre d'évêques et d'ecclésiastiques, encore moins par le commun des laïques ; même ce n'est que par le bruit que les adversaires ont fait de ces chapitres, tâchant de s'en servir pour tromper les simples, en leur faisant croire sous ce prétexte que l'église d'Orient est d'accord avec eux.

Ce que Dosithée écrit sur ce sujet est prouvé par les actes des patriarches que nous alléguons contre les calvinistes. Les décrets des synodes de Cyrille de Berroée et de Parthénius-le- Vieux se trouvent ainsi insérés dans le codex, ou registre de l'église de Constantinople, de même que rattestalion soleniiclle du patriarche Denis; avant cela l'approbation de la Confession orthodoxe , et en dernier lieu la sentence synodale de Calliniqne contre Jean Caryophylle. Dosithée fit aussi insérer les actes du synode dc Jérusalem dans les archives de son église, comme il paraît par la certification dc l'enregistrement qui est au bas de tous ces actes. Il nous apprend dans l'article suivant que le patriarche Jérémie voulut observer celte formalité, en faisant enregistrer ses réponses aux luthériens, quoiqu'il les donnât comme particulier, afin qu'on y ajoutât foi, et qu'elles fussent exemptes de reproche ; comme aussi , ce que nous pouvons supposer, afin que ces copies authentiques empêchassent qu'on n'en pût répandre de fausses et d'allérées. II est irès-ccrlain que la Confession de Cyrille n'a jamais été enregistrée de celle manière, et par conséquent il n'est pas moins certain que ce défaut de formalité nécessaire lui ôte toute l'autorité d'un acte patriarcal. C'était là une matière sur laquelle on aurait souhaité que M. Smith se fût étendu comme un témoin oculaire de ce qui s'observe à Conslantinople , et qu'il nous eût appris que Dosithée se trompait, ce qu'il n'a pas néanmoins entrepris de faire.

Il passe donc cet article sous silence, parce qu'en effet il n'y a rien à répondre ; et l'auieur des Monuments authentiques a pris sa place pour défendre la Confession dc Cyrille d'une manière toute sii!g;:hèrc. C'est {Diœ-sept.)

qu'il avoue qu'elle n'a pas él6 enregistrée à Conslanlinople; mais il prétend qu'elle l'a été à Jérusalem beaueoup plus aulhenliriuoinent, et voici ses preuves. [,es Homélies de Cyrille se trouvent enregislrc'es dans la grande église de Jérusalem, elles contiennent la snême doctrine que celle de la Confession ; donc elle y a été enregistrée. Il est difficile d'entasser ensemble plus de faussetés cl d'absurdités : car, pour faire un cnregislremcnl d'un acte solennel, ou mêsnc de tout acte ordinaire, il faut qu'il soit fait dans le territoire (le celui qui l'a donné ; et ici les Grecs ne disent pas qu'il fallait que ia Confession de Cyrille fût enregistrée quelque part, mais dans l'église patriarcale de Constanliuople , qui avait intérêt à connaître ce que ses patriarches disaient en son nom.

Mais ce qui est encore plus surprenant , cet enregistrement n'a pas été fait à Jérusalem, et ce n'est qu'une imagination du sieur A. Dosithée, parmi les autres preuves de la fausseté de la Confession, donne celle-ci : qu'on a à Jérusalem des homélies que Cyrille prêcha étant patriarche de Conslantinople, et qu'elles sont écrites de sa main; qu'on y trouve sur tous les articles le contraire de ce qu'il avait exposé dans sa Confession, ce que DosiÛiée prouve par divers extraits. De ces copies manuscrites le sieur A. en fait nn grand livre qui tient lieu de registre public; au lieu ([u'il paraît ([u'elles étaient entre les mains de Dosiihée, comme les autres livres et pièces qu'il cite.

Il n'est pas moins remarquable qu'il rapporte les extraits comme contraires à ce que Cyrille avait dit dans sa Confession; ce qui prouve ou qu'elle ii'était pas véritable, ou que cet apostat avait parlé contre sa conscience. Dosithée n'était pas un ignorant, ni assez stupide pour combattre la Confession par des iiassages choisis qui y fussent conformes, et il n'y a qu'à les lire pour reconnaître qu'il ne s'est pas trompé. Aiiîsi potu" établir cette prétendue coni'orniilé, le sieur A. lait deux choses : l'une est qu'il a cru pouvoir par de pitoyables gloses donner aux passages des sens tout-à-làit contraires à leur si^frcalion naturelle ; l'autre est qu'il retranche tout ce qu'il ne peut cxpliciuer conforniéilieut à la Confession ; cL c'est ainsi qu'il démontre la ressemblance parfaite de cette pièce et des hoinélics. Quand au fond il l'am-ait prouvée, il n'aurait encore rien fait, puisque la règle fl'est pas qu'un écrit, afln d'être reconnu patriarcal, soit conforme à "quelque autre qui sera inséré dans les registres des églises, mais qu'il soit enregistré luimême. Tout est donc faux et absurde dans ce raisonnement ; et ceux qui se voudront donner la fatigue de lire les preuves que donne le sieur A. de cette prétendue conformité , seront étonnés de l'ignorance et de la hardiesse avec laquelle il croit embarrasser les choses les plus claires, jusqu'à mettre au nombre des arguments 'démonstratifs un passage dans lequel Cyrille emploie .c mol de iranssubslantialion, parce que, dit cet habile écrivain , il doit s'entendre métaphoriquement.

La troisième condition nécessaire esi que tes actes

soient écrits dans le codex ou registre par quelqu'un des clercs ou ofliciers de la grande église, ce qui n'a pas été observé à l'égard des chapitres de Cyrille , quoique cela ait toujours été f il pour les actes qui vegardent la foi et les ordonnances ecclésiastiques ; et en particulier le patriarche Jéréniie fit ainsi transcrire ses réponses aux théologiensdeWiitemberg, par Théodore Zygomalas, rhéteur de la grande église. Dosithée en conclut que si Jérémie a eu celte attention pour des écrits qu'il donnait comrnc particulier, à ilus forte raison Cyrille la devait avoir, donnant une exposition de loi au nom de l'église orientale. Par conséquent comme elle manquait de toutes ces formalités, elle ne pouvait être considérée, en cas que Cyrille eu lût l'auteur, que comme ayant été faite secrètement, Cl d'une manière frauduleuse.

Nos adversaires n'ont encore rien rôpondu sur cet article, et ils ne peuvent y répondre; car ils ne savent pas mieux que les Grecs la pratique de l'église orientale. Les décrets des synodes contre Cyrille ont toutes ces circonstances , et par ce moyen ils sont exempts de tout soupçon, ainsi que les attestations patriarcales produites dans la Perpétuité. 11 est donc facile de reconnaître que les Grecs n'ont pas sans raison douté si longtemps de ia vérité de la Confession doiniéc aux Hollandais par Cyrille, puisquelle manquait de toutes les conditions nécessaires , suivant lesquelles un aclc patriarcal est reconnu légitime. On leur demande, à cette occasion , s'ils croient que leur saint martyr ait ignoré toutes ces choses, ou s'il les a dissimulées. On ne peut pas supposer qu'un patriarche ne siit pas ce que savaient les moindres officiers de l'église, et qu'il ignorât la forme que doit avoir un acte palriar cal. Il faut donc que, le sachant bien, il n'en ail rien dit à M. Ilaga, ni à Léger, qui devaient être bien peu insiruils des coutumes de l'église de Conslantinople, puisqu'ils se laisàèreni tromper si grossièrement. Ainsi il r.e pensait qu'à les amuser, et à s'acquitter de ce qu'il leiu- avait promis, en leur donnant un écrit informe, qu'il pouvait désavouer, conmie il fit toujours. En cela on reconnaît assez le caractère de fourbe cl d'inqio.steur qu'il a soutenu jusqu'à l'extrémité; et puisqu'il a trompé dans la forme, est-ce une si grande témérité de dire qu'il l'a fait aussi dans le fond, surtout après qu'on en a donné des preuves aussi claires que celles qui ont été rapportées '!

On peut croire que toutes les réponses des disciples de M. Claude se réduiront à attaquer le synode de Jérusalem, comme a fait M. Smith, par des raisons qui ont été réfutées ailleurs. Mais quand elles auraient été aussi fortes qu'elles sont faibles, Dosithée ayant luimême publié ce qui fut approuvé et signé en 1072, il n'est plus question de soupçons, de conjectures, ni de figures de rhétorique pour attaquer cette pièce. On reconnaît aussi par cette seconde pii!)licaticn la fausseté de tout ce q:;. le sieur A. avait inventé, assuranfi que Dosithée avait révolté tout son clergé par la nouveauté de la doctrine qui y fut publiée , et qu'il avait été chassé de son siège. Ce que nous avons dit lorsque

no LIV. IX. CONFESSION DE CYRILLE, SA îîous avons parlé de l'autorité de ce synode sufiit r ijur le mettre à couvert de toute la critique la pins ïévèrc. Ce n'en est pas une que d'iiivciUor des faussc- IJ5 grossières pour tromper les ignorants, dans la jiensée qu'on ne pourra en être convaincu, ce qui est J:i grande méthode de l'auteur des Momwients : encore moins lorsqu'on croit imposer au public par un air d'autorité, comme ces témoins oculaires qui, n'ayant ni vu ni entendu ce qui est public dans toute la Grèce, savent ce que tout le monde ignore, ce qui ne fut jamais, et qui ne pouvait être; enfin qui nous citent des Ilollandiis et des Suisses pour démentir tous les Grecs ; ou qui veulent opposer à des téiiioignages publies, certains, suivis et jamais contestés, des déclarations de vagabonds ignorants qui n'osent retourner dans le pays, commes un prétendu archevêque de Saines qu'on a vu en France il y a plus de trente ans. Ces gens-là mêmes n'osent pas dire que ce que marque le synode de Jérusalem , touchant les coiidilions requises afin qu'une déclaration d'un patriarche soit authentique , ne soU véritable, puisqu'on voit qu'elles ont été toujours observées. Il s'ensuit donc que celle de Cyrille est sans autorité, et que ceux qui l'ont publiée avec le faux titre qu'il y a mis de Confession de l'église orientale, ne peuvent cire justifiés sur leur

PUBLICATION ET SA RECONNAISSANCE. 5S3 ignorance , ni sur l'imposture dont ils se sont rendus garants, encore moins le sieur A., qui lui a donné un r.ouvcau titre de Confession des Grecs, puisqu'ils se trouvent réduits à un seul, qui est Cyrille.

Riais, disent les Genevois, nous avons eu l'original écrit de la main de ce patriarche, que M. Haga a certifié, comme la connaissant bien. On ne dispute point .sur cet article; mais on prétend qu'il sert à pronver tout ce que disent les Grecs sur les défauts esseiKiels de celte pièce. Car un patritirche ne donne pas des actes publics écrits de sa main ; il y a des officiers préposés pour les expédier ; et une bulle écrite de la main du pape n'aurait aucune autorité par cette même raison. Ainsi tout ce que prouve le témoignage de M. Haga, est que Cyrille lui donna une Confession toute calviiiistc écrite de sa main; que pciit-ctrc il crovait ce qu'elle contenait; car on en [ourrait encore douter avec les Grecs, puisqu'il prêchait et pratiquait tout le contraire; mais qu'il était certainement un imposteur et un calomniateur, lorsqu'il la donna au nom de tous les Grecs, qui croyaient que ce qu'il établissait comme des vérités, était autant d'erreurs abominables, et qu'ils n'en avaient jamais ouï parler. C'est un autre article sur lequel les calvinistes se sont le plus étendus, et que nous allons examiner.

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