‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 177 sur 323 · LIV. X. EXAMPN DE LA SUPPOSITION · texte numérisé non relu

LIV. X. EXAMPN DE LA SUPPOSITION

Denis Barsalibi , qui éciivail en Mésopotamie. Vn iroiuc leurs irailés, parliculièremeiil les plus courts, transcrits dans des manuscrits fort récents, pircc qu'ils contiennent la foi reçue dans toute l'étendue de l'église jacobite; et les homélies pour le cours de Tannée, suivant l'usage des Copliles, sont tirées c:i partie de ces écrivains. On n'y remarque pas plus de vestige de la doctrine commune dans nos écoles que dans ces anciens théologiens; ei, jusqu'aux termes de la langue arabesque, on y observe une diirérence Irés-sensible entre les livres composés depuis cent ans ou environ par les missionnaires, et ceux qui ont été faits par les chrétiens du pays.

Enfin nous ajouterons une observation très-singulière et très-décisive : c'est que plusieurs théologiens ja-obiles, expliquant le mystère de l'Kucharislie, et parlant de la manière dont le pain cl le vin sont faits le corps et le sang de Jésus-Christ, ont parlé de l'union de l'humanité prise de la sainte Vierge avec la divinité, comme nous voyons que dans les disputes que les catholiijues ont eues contre les dioscoriens ou inonophysites, il y a eu divers raisonnements produits de part et d'autre, qui sont tirés de la comparaison du corps naturel de Jésus-Christ avec le corps sacramentel; c'est-à-dire, le même corps considéré sous les a|)parences extérieures du pain et du vin. Or comme les inonophysites, tels que sont les jacobiles, ne peuvent parler que sur les principes de leur secte, et (]ue celui de ne reconnaître qu'une nature influe dans toute leur docirine, ils emploient souvent des expressions qui ne peuvent s'accorder avec la foi callioliqiie sur ce sujet. On ne dira pas que des missionnaires les aient apprises aux Orientaux, puisqu'on doute fort qu'elles se trouvent dans aucun des théologiens latins qui aient écrit avant ces temps-là, et parce que tous ceux qui les ont connues dans la suite les ont condamnées. Par exemple, dans la confession de foi qui se fait avant la comnumion dans l'église cophle, on trouve ces paroles, que c'est le corps, ou, en traduisant mot à mot ( parce qu'il y a oâpf dans le texte cophte, ainsi que dans le grec de la Biblio- Ihèque-du-Roi ), que c'est la chair de Notre-Seignenr Jésus-Chrisi qu'il a fuile une avec sa diviniié. Elles expriment l'hérésie des monophysiles d'une manière fort claire On ne peut donc supposer que les Cophtes aient reçu celte prière des Latins, qui, aussi bien que les melchites ou orlhodoxes grecs et syriens, la condanment absolument. On trouve dans les Liturgies éthiopiennes et en d'autres prières publiques des expressions encore plus fortes; et elles marquent assez qu'elles ne pouvaient venir dans l'esprit qu'à des hérétiques, et par conséquent qu'ils en sont auteurs, et qu'ils ne les ont pas apprises d'ailleurs.

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