‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 189 sur 323 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

archevêques. Leur Liturgie, qu'ils ont aussi imprnnée en 170i, est conforme au rit oriental des Syriens jacobites du palriarcat d'Anlioche , auquel les Arméniens étaient autrefois soumis, non seulement dans les premiers siècles , lorsque la juridiction du patriarche d'Anlioche s'étendait dans toutes les provinces comprises dans le diocèse d'Orient, mais depuis la séparation des églises par l'hérésie des jacobites. L'établissement des catholiques ou primats de Perse et d'Arménie, qu'on croit avoir élé faite sous l'empire de Juslinien, donna occasion aux nestoriens de se créer un supérieur ecclésiastique indépendant , qui fut d'abord ai)pelé catholique, et ensuite patriarche. Les jacobiles syriens en établirent un à Takrii, sur les frontières de la Syrie et de l'Arménie, et c'est cchii qu'ils appellent Mofrian. La diversité des langues fit qu'on eut besoin de donner aussi un supérieur ecclésiastique aux Arméniens, et il eut d'abord comuie les autres le litre de catholique, ensuite celui de patriarche, et il réside présentement à Ecmiasin. Ceux qu'on envoie à Contantinople et à Jérusalem avec le litre de patriarches, ne sont que des métropolitains. Il y a cependant plus de six cents ans que le principal de tous a le tilre de patriarche, et il est marqué dans riiistoire de l'église d'Alexandrie qu'il en était venu deux eu Egypte, qui furent i-eçus avec de grands honneurs, et regardes comme étant de la même communion que les jacobiles. Ainsi tout ce qu'on aurait pu dire sur les Arméniens ne regarde point la foi, qui est la même que celle des jacobites, mais des cérémonies indiflérentes, si on excepte un seul article, sur lequel les jacobiles mêmes les coiidamncul. C'est qu'ils ne niellent pas d'eau avec le vin dans la célébration de la Liturgie, conlre la pratique constanle de tous les autics ciiréliens oricnlaux, et celle de l'ancienne église. Les Grecs modernes leur allribuent plusieurs autres erreurs ; mais il ne paraît pas que ce soit avec foudemenl, et elles ne regardent pas le dessein de cet o:ivragc.

Dans le dernier livre, où il est parlé des collections de canons orientales, on a oublié de parler de celle des Étiiiopiens. Elle est faite sur le modèle de celle des Copines, de qui ils ont pris tout ce qui a rapport à la religion et au gouvernement ecclésiastique. Celle qui eslla plus complète, et qui se trouve dans les manusciils du Vatican, du grand-duc et de M, le chancelier Séguier, fut celle que fit faire le roi Zara Jacob, qui vivait vers l'an 14C0 de Jésus-Christ. M. Ludolf en a donné des extraits qu'on peut consulter, avec la précaution que nous avons marquée ailleurs comme nécessaire pour entendre ses traductions, qui est de chercher d'autres mots que ceux dont il se sert, parce qu'ils donnent souvent de faux sens, et ne sont point du style ecclésiastique. Nous en pourrons parler ailleurs dans les dissertations latines, car on uq pourrait le faire e;i peu de mots.

Quoicjue ce volume et le précédent aient été composés presque en même temps qu'ils ont élé imprimés, toute la matière ou'ils contiennent avait été examinée

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