Chapitre XII
ïlb ^[oTEM DE M. Claude. — Traiter de faux Grecs et de Grecs latinisés les (luicurs qiCoit lui (dlègue.
Coitimo il n'y a pas toujours inoyi-u do faiieseinl)l;iiil de (loiilcr, ou si de- é rils sonl vô.ritablvs , ou s'ils !!fi sont point des oiivragos de qiiei(|iie iiiipo^lour, AI. Claude, qui snil pieudie ses yirelés, a jugé avec raisOM (pTll avait encore liesom de (iucl(|ues autres inaitirres pour seineitre àcouvi;rl de rauuu'ilé de ces Crec> (|ui parlcul un peu plus cinireuieni qu'd ne \oudrait. 11 s'isi disuc résolu d'eu uielireeii usage une (l'ut ou ne s'éiaii pas encore avisé , qui est de reieler l'auiiuilé de lous ceux qui parieul auireiueut qu'il n(? désirerait, eu li'S laisanl p.isscr piuu" de faux Grecs , pour des Grecs laiinisés, pour des paftis^ns du Pape qui ne niérilcnl aucune créance dans celle dispute.
C'est par ce reiiruche qu'il préieud êlre en droit de niépri-ei- les icuioiguages, mui seuleuieni de Manacl Ca écas, de Bessarioii, deGré;-;i'iie, de Jean l'Iiisiadèiie, de Geunadius Siol.irius, du rchui^ux Kdarioii,n)ais aussi ceux del'aysiu>Li:4aridius,du haroiide Spaiari cl du couciie de (liypre. Tous les (jcus de cette espèce, dil Jl. Claude de (juelciues uns d'eux , ne sont pus plus propres à décider notre question, tpw le seraient Tlionins d'Aquin ou les phes du concile de Trente Les autres, .-^eLin lui, ne sont que des fruits des missions. Kl M. Arnnuld , dil-il, n'en cùl pas été moins estimé, quand il ne s'cu j'ùl pas servi. Les actes de cette nature ne seront jamais juqés assez forts pour terminer le différend qui est entre nous, y ayant d'ailleurs des raisons solides et des ténio'ignaqes authentiques contre lui (i).
Mais la conliance que M. Claude lénioigne sur ce sujet ne ni'euipéelicra pas de lui dire (|u"ll en s-erait plus cslinic liii-mèuie s'il parlait plus raisuaiiahleineut des choses, et s'd ne se laissait pas enipiuler, ou par l'intérèl de sa cause ou par la cl)aleur de sou iuiagina|i0!i,à ceriaius excè-i qui ne Wi l'ml pas lioiuu;ur.
11 s'iiua;,'iue que l'>ui peut tirer toutes surles de couse lueuees, de toutes sortes de reproches, sans examiner jaiuais si ces reproches, ont quelque piopurliou avec les conséquences (ju'il en lire Je veux que (pielques-uns de C'S téuH)ius snieul des Giees latinisés, s'ensuit il (pi'ils \w. soient croyables en rien de ce (pii regarde les Grecs? Un calvlni.-le couver,! ne n)ériie-t il aucune créance dans ce (ju'il iuipulc aux calvinistes, loisqii'il ne Ae trouve pniut qu'il ail jamais éé accusé de calouuiie par ceux qui n'ont pas changé de stMiliuienl, cl (pi'il raiiporte de bonne foi ce qu'd a appris paiini eux ? El ne le croit-on pas au contraire d'auiant plu;, (pie la liaison qu'il a eue avec eux lui a donné plu» de moyens de s'instruire do leurs seniimems.
l'our rendre im témoin croyaMe il n'est besoin que de deux qualités qu'il soit l)ien inrormé. et <|u'il çoil sincère ; cl il n'y eu a aucune qin îuauque à ceux que M. Claude appelle des Grecs latinisés et de faux Grecs.
Car pour ce qui regarde la première, peul-on cire mieux instruit de la dociriiu; des Grecs que ne l'était Jics^ariun, l'un des principaux évoques (pu fui anuMié à Florence par l'emiiereur de Ctiiisianlin(q)le, et que I3 plup Ml des autres que nous avons allégués.
El (lour ia seconde, leur sincérité u'esi-elle pas sunisauimeiit justiliée par cela seul qu'il ne paraii pas qu'aucun de ceux que .^!. (Claude appelle véritables Giecs les ait jamais démentis dans ce ([u'ils ini|uilenl à lous les Grecs, et leur ail jamais reproché (pi'ils s'éloignaient de la créance de l'église grecfpsc, sur le sujet de la présence réelle, et de la lraussul)stautiaii(wi?
Est-ce ipi'il nous voudra faire croire que lous les Grecs qui se léunissent aux Lnlius perdent en méinc ICinps la mémoire, (ju'ils s'nnagiaenl avoir toujours
(!) M. claiide, pp. oii, 578, 580.
LivtiB. PREMIER. liV
cru ce qu'ils 113 (ont que de commencer de croire, ou q iM, I assi'ui lous à cet excès d'impudence, d'inip.iile,r sans raison :!ux autres Grecs ce qu'ils sauraient qu'ils ne <roicnl i)as?
Les caracière>. extraordinaires et que l'on ne voit jamais parmi les liommes ne coulent rien à M.
CI le, (juand il en a besoin, pour se démêler d'une
(liflieulié; (>i iK^n seulcmeit il les rassemble on une ou deu\ peisonnes , quand il le faut ; mais il donne à des peuples entiers, ces étranges inclinations. S'il l'anl expli |iicr conuuent les Grecs <ml pu demeurer en paix ave. le> Latins sur l'Eucharistie, eu suiiposanl flii'ils u'eiisscui pas la même créance de ce mystère , il en vienl à bout, avec cent millions de Latins que Il politique lient dais le silence, cl cent millions de Grcis timides (pii demeurent dans la môme léserve. S'il faut éluder les lémoignages des Grecs convertis qui déelareui ((u'ils cioieiit la présence réelle, et qu'où la cioit dans l'église d'Orieiil. il s'en lire en atiribuaiil à lous ces Grecs un excès d'impudence qui les poil(> à imposer baidimcnl à leur nation isnc erreur (iu'cîle ne tient pas, et à tous les autres Grecs uu excès de slni»i(li"é(iui leur lait souffrir celle calomnie sans la repousser jamais. Mais ceux qui forment leurs idées sur l'expérience de la vie bunnrne, et du naturel de ceux iiu'ils voient lous les jours, n'ont pas l'ima-inatiou si flexible, cl ils iraiienl avec raison toutes ces suppositions phant.tsiifiues , de songes et de visions peu judicieusement iuveiilécs.
Ainsi quoi qu'en dise M. Claude , le léninignage de'. Grecs latinisés c\ lout aussi IVrt que celiii de ceux qui sont demeuré- séparés <le l'Eglise rouKiine. C'est cequ'ilsulliraitdc. lui répondre, qaantl il siiiait vrai (pa'on ne lui aurait allégué que de ces sortes di; (;recs. Mais de i lus ce h.il c^V entiéremeol faux, et M. Claude ne l'avance (|ue par une nouvelle defi-
•sl d'aopelei^
nirupii qu'il voudrait bien inlroiiiure, (lui faux Grecs tous ceux qui sont contraires a Kcssenlinienls. . .
Qiel sujet a-! il de faire passer pour Grecs lumi-; îs lous CCS évèques de nie de Chypre qui ont si
ses
solcnnelleir.e p.les eiroui'
t condamné, dans uu synode, IcsiUMiic:-
des calvinistes et entre autres leur
iir rCucbaristie, conune on le peut voir
dans l'extrait qu'on eu a produit? Ne S(uit-ils pas s:mniis au palriarciie de Constaniinople? El ne lonl-ds. pas profession d'èire attachés à la doctrine des Grecs dans tous les points dont ils sont en conleslation Claude en doute, je lui en puis-
IX de
avec les Latins? Si M.
prminire m. act.; auliieiilaïue d'un des prmcip:! ce synode ipii est celui même qui en a donne 1 extrait et qui Ta s gné. 11 s'a;>i elle Uilarion Cicada, qui de . lie- ■ de Chypre est passé à Constaniinople P"»"' y <^xercer la foncliou de théologien. Il lit sa profession de loi seloulacoulume, entre les mains de rai Ihe.ms, (pu est celui même qui occupe pré>eutement le sicgo de Contauliuople . ei il la réitéra depu s sous Melhodms, qn. avait été mis eu la place de Parlliénius, d iposC par les évèques, eKiui, ayant élédei.uis chassé par Parilicmus esl encore présentement à Coiislaniiuoide. .vinsi celle mcma profession de foi rerreseute la loi dedeux patriaiches di' Constaniinople. ^ „ , , ,.
M. Claude la peut voir imil entière dans I aDDayc de Saiiu-Germaiu ; j'en rapporterai seulement ici le commei. cément , qui lait voir combien il est éloigne de favoriser les opinions des Latins. ^
C'est certainement une coutume légitime et qm s esl é'.ablle depuis longtemps, qne ceux qui sont élevés a la diqnilé pastorale et doctorale, pour une nssurance plu-, certaine des am.es niixiiuelles ils doivent enscujner le. chemin du salut, donnent vnecoufesswn purlmuicrc uj la foi orthodoxe, siqnce de hur main et confirmée p'ii Icmoins : car par ce moyen non seulement on lire une vreuve assurée de ceux à qui on confie l'administration 'lie riiérita<;e deJcsus-Chrisi, mais on a encore l uvantag: de pouvoir prononcer me juste ccndamnfilion contre
RÉPONSE GÉNÉUALE AU NOUVEAU LIVRE DE M. CLAUDE
ceux qui refusent de le faire. Cesl iwnr ce sujet que nous , atjaiu été promus au sacré doctorat de rEqlise, avons donné une ample exposition des dogmes que nous croyons, el des points qui so)it conlroversé^: , nu seigneur Parlliénius, qui avait été fait ci-devanl noire patriarche œcuménique ; mais depuis te très-saint et le très-sage Métliodius ayant été élevé an patriarchat, après notre retour d'nn voyage en notre patrie, nous avons supplié sa sainteté comme notre maître commun , de nous confirmer dans notre dignité. Il nous raccorda véritablement fort volontiers, mais il exigea de nous avec justice (a satisfaction due par notre confession, laquelle par hasard n'ayant pas été insérée ni trouvée dans le livre sacré, il iious commanda de la réitérer non pas sur les points qui sont certains et qui ne sont contestés de personne, parce que nous avons fait paraître suffisamment dans nos prédications quelle était notre croyance, mais principalement sur ceux dont nous ne sommes point d'accord avec tes Latins.
Il fait ensuite le dénombrement de ces points en y insérant même les arlicles sur lesquels ils sont plutôt en différend avec les théologiens latins qu'avec l'Eglise latine, qui n'en a rien dclini expressément : tel qu'est celtd qui regarde la qualité des peines du purgatoire.
C'est dans nn de ces articles que se trouve cetie profession si claire de la présence réelle et de l'adoration do l'Eucliaiistic dont j'ai parlé cl-dcssus, et que j'insérerai ici plus au long.
A ces points sur lesquels nous sommes en différend avec les Latins , nous ajoutons que ces paroles de Jésus- Christ : Ceci est mon Coups, ceci est mon Sang , ne sont pas les seules qui ont été instituées pour la consécration surnaturelle et inexplicable , et pour la consommation des sacrés mystères, selon tes Latins; mais encore celte prière que le prêtre fait , par laquelle il invoque le Saint-Esprit, et qui a aussi été déclarée consommatrice du Sacrement, parce que Nnstituteur même ra ainsi ordonné quand il a dit : Faites ceci en mémoire de moi, à quoi saint Jean Chryssstôme ayant fort à propos égard , a dùmmt enseigné qu'il fallait prier en s'udressant à Dieu le Père, m comprenant toute la sainte Trinité , el dire : Faites ce pain l'honorable corps de votre Fils Jésus-Christ , et ce qui est dans ce calice l'honorable sang de votre Fils Jésus-Christ, en les changeant par votre Saint-Esprit. Et par ce atissi que l'accomplissement de ce mystère a été révélé à saint Jacques, et par les apôtres par la bouche de saint Jacques, fils de Zébédée, lequel a ainsi écrit : Nous vous prions , Seigneur, qui n'avez besoin de rien, d'avoir la bonté d'envoyer votre Saint-Esprit, afin qu'il fasse ce pain le corps de votre Fils Jésus-Christ, et ce calice, le sang de votre Fils Jésus-Christ ; après lesquelles paroles el d'autres semblables , selon saint Basile : Nous confessons QUE CE mystère incompréhensible est achevé , et
NOUS CROYONS QUE C'esT VÉRITABLEMENT ET SUBSTAN- TIELLEMENT LE MÊME CORPS VIVANT ET DÉIFIÉ, ET LE
MÊME SANG VIVIFIANT DE NOTRE SAUVEUR, qui est entièrement mangé impassiblement par ceux qui le prennent , et qui est sacrifié par un sacrifice non sanglant et EXACTEMENT ADORÉ comme Dieu.
Cet acte (inil par CCS paroles: J'flJecrùcc//cfOH/"<;ss/OH, exprimée à la vérité par les hommes , mais confirmée invisiblement par Dieu el par les anges. Je jure par les vénérables et sacrés Eva)igiles, que c'est là sincèretneni ma pensée, que je le crois ainsi dans mon cœur sans déguisement , cl que je conserverai ces dogmes de tomes mes puissances inviolablement , invulnérablement, incorruptiblemenl el sans feinte jusqu'à mon dernier soupir , et s'il est besoin de verser mon sang, je ne le refuserai pas , me confiant en Jésus-Christ qui me maintient , auquel soit gloire et puissance dans les siècles des siècles. Ainsi soit il.
Van du salut 1670, le 13 mai.
Je HlLARION ,
i grand théologien et sacré doceur du siège œcu-
' ménique, ai écrit et soussiané.
L'acte porto, comme j'ai dit, les signatures C^^ neuf évoques qui le coiilirment.
11 est arrivé aussi une cliosc fort considérable sur le sujet de ce synode de Chypre qui fait parfaitement voir la foi des Grecs. C'est qu'ayant été publié dans rOrieni, on y trouva à redire à deux articles dans los(]uels quolqncs-uns croyaient qu'on s'élail trop ajiprochc de la doclriiiedes Latins; ce qui porta Mélhodius à obliger le même Cicada de les éclaircir. Il le (il par un écrit que M. Claude pourra voir entier au même lieu que les autres. J'en mettrai seulenieiv ici le commencement.
Il y a deux ans que sept arlicles furent examinés synodalcmenl dans l'église de Chypre contre les nouveaux hérétiques d'Occident, lesquels, avant la souscription des prélats et la nôtre qui se fil sept mois après cet examen , furent par nous traduits en latin fidèlement ; mais ensuite il s'est trouvé une personne qui les a publiés différons de l'original. Il y a deux choses qui ont été expliquées en nn sens qui donne soupçon d'avoir mal été entendu. La première, ce qui est porté dans le premier article , que le pain et le vin après lu consécration faite par (juelques paroles convenables instituées par Jésus- Christ. La seconde, qui est dans le septième, touchant les commémorations , qu'elles sont profitables aux âmes qui souffrent dans lu privation et dans la dilution de la l)éalilude pour la rémission et le retranchement de cette dilution. La première a donné occasion à quelques personnes de douter et de demander quelles sont ces paroles convenables et instituées : quant à la seconde ^ deux autres personnes nous accusaient d'avoir mis en avant la doctrine des Latins touchant le purgatoire et touchant la parfaite bé(ailude det saints , sur lesquels nous étant défendus suffisamment de vive voix , en présence de plusieurs personnes; il a plu enfin au très-saint et très-sage iléthodius , notre commun seigneur , patriarche œcuménique, que, pour ôler toute sorte de soupçon , il fallait que nous missions entre ses nunns un écrit qui contint en abrégé ce que nous avions avancé d'orthodoxe , et ce qui regarde les cinq autres articles touchant lesquels nous sommes en di/féretid avec les Lulins; à quoi par avance nous avons pleinement satisfait lorsque nous fûmes confirmés dans le suprême degré de théologien.
Il n'y a rien de plus fort pour montrer la foi de l'église grecque que ces difficultés mêmes qu'on a faites sur ce concile. Car la présence réelle, la tiaiissubslanliation , l'adoration de l'Eucharistie y éiaiit foiniellenient ét;;blies, et les dogmes des calvinistes clairement et expressément condamnés, il se trouve néanmoins que ces articles n'ont blessé ni scandalisé aucun des Grecs, qu'ils n'ont excité aucun doute contre la doctrine qu'ils contiennent, que le patriarche iMétliodius n'eu a demandé aucun éclaircissement, i;uoi(|ue ces mêmes Grecs fussent si jaloux de leurs opinions, qu'ils n'ont pu souffrir qu'on favorisât ou pluiôl qu'on ne rejelât pas expressément celles des Latins sur d'autres points.
Enfin, après celle célèbre confession de foi signée par les quatre patriarciies d'Orient, que nous avons ci-dessus produite , où l'on voit d'une part la doctrine de la présence réelle et de la transsubstantiation si clairement établie, et de l'autre tous les dogmes particuliers de l'église grecque , opiniâtrement soutenus, je ne sais si M. Claude même osera encore traiter de faux Grecs el de Grecs latinisés les lémoins qu'on lui a produits, pour cela seul qu'ils enseignent la présence réelle et la tianssubslanlialioii. Ainsi je ne crois pas me devoir beaucoup mettre en peine de justifier M. le baron de Spatari de la vaine accusation que M. Claude forme contre lui , de ce qu'il va aux églises des catholiques quand il n'eu trouve point de sa communion ; ce qui est pratiqué presijue par tous les Grecs qui sont hors de leur pays; ni Ligaridius, archevêcpie de Gaza, de ce qu'il a autrefois reçu pension du Pa|)e. La misère où sont réduits les Grecs les peut j»orler à recevoir ces soula^eiiients sans renon-
CCI- pour cela à leur doctrine; et c'est juger lèsléii.éraireiiionl des papes que de croire (ju'ils n'assistciil (|ue dos personnes (pii soient liées de coiimuinion avec eux, y ayant de justes raisons ^lui les peuvent porter à étendre leur charité sur ceux d'entre les Grecs qui ont plus de disposition à l'union , et (ju'ils reconnaissent |)ius modérés, tel qu'était Ligaridius.
Mais quoi ((u'il en soit, il est visible que M. Claude emploie très-justement co reiiroclio d'inlérét pour rendre suspecte l'attestation que cet arclievê(|ue a donnée de la foi des Grecs sur l'Eucharistie. Car si cet archevêque avaii élé capable de iraliir sa conscience par intérêt , il n'aurait jamais répondu comme il a fait à la demande (|u'on lui a fuite , puisqu'il n'avait aucun lieu de croire que ce témoignage qu'il rendait de la foi de l'église orienlaie sur la transsnbslaniiation dût cire fort agréable à un ministre lutliéiien d'un prince luthérien pour lequel il l'a écrit, et qu'il en avait beaucou|) de ci'aindre que sa réponse ne ruinât sa fortune en Moscovie , qui est une église toute grecque , s'il eût cru qu'elle n'était pas conlormc à la doctrine de l'église grecque.
11 est étrange que M. Claude ne sente pas des choses qui sont capables de frapper les plus stupides , et qu'd ose nous faire des réi)onses (jui se réduisent à cet étrange raisonnement: Ligaridiusest un homme intéressé, puisqu'il a autrefois reçu pension du Pape: donc il est à croire que n'en recevani plus, il a attribué, contre son intérètet sa conscience, à l'église grecque une doctrine qu'il sait qu'elle ne tient pas, en se mctiant par là en danger déminer sa fortune.