Chapitre XUi
VI* MOYEN DE M. Claude.— Injures personnelles contre ceux qui rapportent des passages qui rinconwioilent.
Ce dernier moyen est le dernier rclranclicment de M. Claude quand il ne peut employer aucun des autres, et il en use avec tant de licence, qu'il semble fju'il ait élé établi juge souverain de la réputation de tout le monde, sans qu'U se croie obligé d'en rapparier aucune preuve.
C'est par une suite de ce droit qu'il appelle en un endroit AUalius, bibliothécaire du Pape, Clionune du vionde le plus malin , le plus oulrageux contre les personnes ; l'homme du monde le plus animé contre les Grecs quon appelle scliismatiques, et en particulier contre Cyrille, et au reste va vrai vendeur de funtéc{[). lit qu'il dit en un autre endroit que c\'st un Itoinme passionné, prêt à tout faire et à tout dire pour les intérêts de la cour de Rome (2). El tout cela pour avoir droit de rejeter les passages que cet auteur allègue de Siméon'de Thessalonique, et l'histoire (ju'il lait de Cyrille Lucar.
Mais outre que ces reproches en l'air sont toujours de mauvaise grâce, que les écrits d'Allatiusdoiment une toute autre idée de lui, et que ses confrères en ont parié tout d'une auire sorte en le citant avec éloge (3) , ils sont encore contre le bon sens ; car il y a si loin d'être intéressé ou aigre contre des auteurs que l'on réfute, à être fourbe et capable de supposer de faux passages et de fausses histoires , qu'il n'y a nulle conséiiuence de l'un à l'autre. 11 n'eu est pas des \ices comme des vertus des hommes ; ils n'ont nulle liaison entre eux, ils sont même souvent contran-es, et des gens peuvent être emportés.violents, flatteurs, inleresssés, sans qu'on ait droit pour cela de croire que les passages qu'ils citent soient supposés. L'on a moins encore de sujet de le croire d'AUalius que d'un autre , parce que des livres qu'il a cités lorsqu'ils n'étaient encore que manuscrits, ayant été imprimes depuis , ont justifié sa fidélité , et (jue d'ailleurs il paraît qu'il s'est toujours extrêmement pique de la
(1) l^ag. 285.
1 (2) l'ag. 223.
1 (5) Derlincourt, Dialog. de la descente aux enfers , pag. 1 290 et siiiv,