‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 191 sur 323 · PRÉFACE DES AUTEURS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES AUTEURS

Il seraîl facile de ciler plusieurs autres fameux théologiens qui ont porté le même jugement de ceux qui , donnant trop à leurs préjugés , et ne connaissant pas la discipline de l'ancienne Église, l'ont condamnée indirectement en condamnant celle des Grecs et des Orientaux. En cela ils n'étaient pas imitables , d'autant moins que le jugement de plusieurs de ces théologiens était contraire à celui des papes f^éoii X, et Clément \1I, qui par leurs brefs confirmalifs l'un de l'autre , avaient ordonné que les Grecs ne seraient point troublés dans la pratique de leurs rites. Mais ce qui est encore plus remarquable, lorsque la même question fut agitée sous le pontificat d'Urbain \I1I, à l'occasion de quelques évoques orientaux venus à Rome, dont l'ordination était contestée par certains théologiens, ce pape, qui élail savant et qui avait auprès de lui des personnes versées dans l'antiquilé ecclésiastique, fit consulter sur ce sujet les plus savants hommes de ce temps-là, entre autres le P. Sirmond , le P. Peteau et le P. Morin. Il engagea celui-ci à faire à cette occasion le voyage de Rome , et nonobstant les préjugés de l'école, les ordinations orientales furent reconnues valides, comme étant conformes à l'ancienne discipline. On ne croit pas qu'aucun théologien puisse prétendre que l'autorilé de trois papes,, et celle de toute l'Église , qui durant plusieurs siècles d'une communion non interrompue n'a jamais contesté aux Grecs la validité de leurs sacrements, doive céder à celle de quelques particuliers , quand ils s'accorderaient sur les matières et sur les formes , sur quoi ils ont eu plusieurs opinions fort difîérenles. Or comme la vérité est une, lorsqu'il s'agissait d'exposer fidèlement la créance de l'Église , on a cru la devoir tirer des décisions des conciles, particulièrement de celui de Trente, et de la profession de foi qui fut dressée ensuite par Pie IV, et qui ayant été traduite eu diverses langues , a été proposée aux Orientaux schismaliques ou hérétiques, lorsqu'ils se sont réunis à l'Église catholique , plutôt que des opinions de quelques particuliers. Mais si les plaintes que les plus savants théologiens ont faites autrefois contre ceux qui par trop de subtilités s'engageaient dans desconsé'"' quences fâcheuses , dont souvent' les hérétiques et les schismaliques tiraient avantage , ont été bien fondées,

logos adscriptltios qui nniversas quséstiones tlieologicas frivolis argumentis absolverint, et vanis invalidisque latiunculis magnum pondus rébus gravissimis detrahentes, ediderint in theologiam commentaria vix riigna lucubratione anicnlarum. El cùm in his sacrorum Bibliorum testimonia rarissima sint, coticiliorum mentio nulla , nihilox nnliquis sanctis oleànt , niliil ne ex gravi pluiosophià quidem, sed ferc è puerilibus disciplinis, scholastici (amen si superis placet, iheologi vocantur, nec scholastici sunt , nec theologi : qui sophismalum faeces in scholam inferentes, et ad risum viros dodos incitant, eldelicaliores ad contemptuin. Queni verô intelligimus scholasiicum iheologum? aut hoc verbum in quo homine ponimus? Opinor in eo (|ui de rébus divinis apte, prudenler, docte, è litteris inslitniisque sacris ratiocinelur. Melch. Canus l. 8 «ip. \. ' '

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