‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 219 sur 323 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Réponse à diverses objections des protestants sur la doctrine et la discipline des Grecs.

Le patriarche Jérémie dit entre autres choses que le confesseur doit être exempt de tout intérêt, et ne pas abuser de son ministère , parce que les ecclésiastiques qui, dans la vue d'un gain sordide, font un négoce criminel des clioses saintes et se laissent corrompre par des présents, se chargent des péchés d'autrui ; et ils en commettent un qui n'est pas moins grief dont ils se rendent coupables devant Dieu, qui les en châtiera et les perdra : Et nous, ajoute-t-il, lorsque nous en découvrons qui tombent dans cette faute, nous les punissons sévèrement, et nous les excluons du ministère ecclésiastique. Les théologiens de Wittemberg qui firent imprimer les écrits de Jérémie, mirent en marge à cet endroit : Quœstus pontificius, pour marquer que Jérémie condamnait les abus des papistes, et la vénalité des absolutions parmi eux. Les auteurs de la remarque ne sont pas excusables quand ils l'auraient entendue aulrement, puisque dans le nouveau langage que la ré formation a introduit, pontifiai signifie les catholiques. Il n'en a pas fallu davantage à ce fameux théologien Véjélius, pour dire que Jérémie condamne la conduite ordinaire des prêtres papistes, en tirant du profit des absolutions. Il est néanmoins clair par les paroles de ce patriarche que c'est des prêtres grecs dont il parle, ne pouvant pas avoir dit qu'il punissait sévèrement ceux qu'il reconnaissait être coupables de ce honteux négoce, s'ils n'eussent été Grecs.

Le même Véjélius, Fehlavius, Voet et d'autres moins connus, font aussi de longs raisonnements , pour prouver que Jérémie ne croyait pas que l'énuniération de tous les péchés fût nécessaire, parce qu'il disait que pour les péchés que le pénitent n'avait

pas confessés, soit par oubli, soit par mauvaise honte, on priait Dieu qu'il les lui pardonnât , et qu'on avait une grande confiance qu'il eu accordait le pardon. Nous avons dit ce qui nous a paru le plus vraisemblable sur ce sujet conformément à la créance et à la discipline des Grecs. Il paraît assez que Jérémie ne s'en est pas écarté, puisqu'il cite ces paroles de S. Ba- • sile : Tout péché doit être découvert à févêque , oar la malice couverte par le silence est un ulcère caché qui ruine la santé de fâme. Ces théologiens n'en font aucune mention , et au contraire ils vont chercher à obscurcir la matière, en citant une formule d'absolution générale qui n'a aucun rapport à l'absolution sacramentelle.

Ils citent l'Exposition de foi de Métrophane Critopule comme une pièce fort authentique , quoiqu'elle n'ait rien qui lui donne autorité , qu'elle soit entièrement contraire à celle de Cyrille, et qu'il la condamnât comme les autres étant patriarche d'Alexandrie, puisqu'il souscrivit les anathèmes publiés sous Cyrille de Berroée contre Cyrille Lucar. Qu'on traduise les paroles de Métrophane dans le style ecclésiastique reçu de toute l'anticiuité, et qu'on les dépouille de ces termes nouveaux qu'elle n'a jamais connus , et qui sont non pas une traduction , mais une glose luthérienne, dans laquelle un lecteur peu instruit et prévenu ne peut rien comprendre, on y reconnaîtra h même doctrine que celle de Gabriel de Philadelphie, des synodes de Constanlinople, de Moldavie et de Jérusalem , de Coressius, de Grégoire protosyncelle , de Syrigus et de tous les autres.

Lorsque Mélropliane dit que Dieu, par sa misé' ricorde envers les hommes , 'après leur en avoir donné beaucoup de preuves et sachant leur faiblesse et leur pente vers le mal , a pourvu à leur soulagement par le remède de la pénitence , il reconnaît qu'elle est d'institution divine. Il continue en disant que ceux qui veulent faire pénitence doivent confesser leurs péchés à un prêtre autorisé pour cela et à un des pères spirituels, afin qu'ils reçoivent de sa bouche l'absolution et la rémission des péchés , suivant les paroles de Jésus-Christ, qui sont citées ensuite. Il n'y a personne qui ne reconnaisse en ces paroles les parties qui composent le sacrement de pénitence, son institution divine fondée sur la promesse de Jésus-Christ, et la grâce de la rémission des péchés par le ministère des prêtres. De la manière dont elles sont traduites par les lutiiériens, elles peuvent avoir tout un autre sens. Deus ciim naturàsit amans hominis,et multa argumenta sui erga homines amoris nobis ostenderit ^ neque hoc prœtermisit. CUm enim sciret naturam nostram esse imbecillem et facile labi posse, qubdque animus hominis sollicité in prava incumbat, providit nobis poeni' tentiœ medicamenta. Docet proinde catholica Ecclesia peccantes et resipiscere cupientes, ingénue fateri delicta sua apud aliquem ad hoc ordinatorum presbyterorum, et spiritualium Patrum , ut ex humano ore audiant venimn, etc. II y a une grande différence entre ces termes affectés et le véritable sens des Grecs; /iSTavosti»

signifie se repentir; mais parce que les luthériens préfeiidonl que la pénitence consiste dans un changement de vie, et qu'elle n'est pas un sacrement , resipiscere cupienies fait un faux sens. Car le propos de se convertir et de changer de vie est une condition nécessaire pour rendre la pénitence utile; c'est la pénitence iiilcrieurc, mais ce n'est pas le sacrement. Un pécheur peut cire louché de douleur de ses crimes, et faire une ferme rcsolulion de s'en corriger; ses péchés ne sont pas effacés pour cela. Ainsi le vrai et unique hcns de ces paroles est de signifier ceux qui veulent appro- ( hcr du sacrement de pénitence. Il est aussi ridicule de traduire en cet endroit /j.zr«.voZ)irig, par resipiscere cupienies, que si en traduisant U Liturgie à l'endroit où il est dit : Dehors, pénitents, quelqu'un traduisait : Sortez, vous qui voulez changer de vie.

Mais ce qui suit est encore moins supporlahle : cp-olo-ita, entre plusieurs autres significalions, a celle iVingenuè faleri , et il en a diverses autres dans la langue grecque ; ce n'est pas là néanmoins le sens du slyle ecclésiastique , dans lequel il est déterminé à cette action libre , par laquelle un pécheur s'accuse volontairement de ses fautes, ce qui n'est pas les reconnaître et les avouer ingénument , car on le peut faire hors de la confession. Ainsi cet embarras de paroles obscures et générales n'est que pour faire croire à des ignorants que la confession des Grecs n'est autre chose que la confession luthérienne, et qu'elle consiste en ce qu'un homme qui veut changer de vie va trouver un ministre pour le repos de sa conscience et lui avoue de bonne foi quelques péchés qu'il a commis. Après cela audiant veniam signiliera dans ce même faux sens que ce ministre l'excitera à croire que ses péchés lui sont remis. Qu'on examine tout ce qu'il y a d'auteurs grecs et latins ecclésiastiques , on ne trouvera jamais qu'a»rf(>e veniam signifie recevoir l'absolution , ni que TZJsùixKTu.hi signifie un père spirituel; mais absolument il signifie un pénitencier ou un confesseur. Telle est la fidélité de ces traducteurs , et on ne remarque que irop souvent cette mauvaise foi dans les écrivains protestants.

La plupart citent le P. Goar; Fchlavius a transcrit toutes ses remarques sur l'oraison de la réconciliation des pénitents, et elles sont irès-jusles et très-raisonnables. Il fallait donc donner des observations qui fissent voir qu'il s'était trompé en quelques points essentiels, ou convenir de bonne foi qu'il avait prouvé très-clairement que les Grecs reconnaissent comme nous le sacrement de pénitence. Ce n'est pas cela qu'enireprend Fehlavius; mais il ramasse d'autres passages sans discernement pour trouver des contradictions entre les catholiques ; comme si des objections d'Arcudius étaient de quelque conséquence dans une matière purement de fait. On doule , disent ces protestants , si les Grecs peuvent absoudre validemenl, parce qu'ils sont hérétiques, ou parce qu'on a donné aux Grecs de Calabre et de Sicile unis à l'Église romaine une forme d'absolution différenle de celles q'ii sont dans les Péniientiaux et dans les Eucologcs.

Ils citent Caucus et d'autres plus méprisables; et parce qu'Allalius le contredit avec raison , ces protestants nous veulent faire croire que les Grecs n'ont à proprement parler aucune doctrine certaine sur ce sacrement, et que nos auteurs en conviennent.

Ce n'est pas ainsi qu'on éclaircit la vérité, surtout quand on joint la mauvaise foi à l'ignorance. Il est difficile de s'en imaginer une plus grande que celle de théologiens qui , voulant expliquer la créance et la discipline des Grecs sur la pénitence , ne connaissent que les écrits de deux modernes, faits en pays étranger, sans autorité et sans la participation de leur église; car les deux traités d'Angélus et de Mctrophanc sont des pièces de celte nature, qui n'ont jamais paru que dans des pays prolestants, et qui sont encore inconnus dans toute la Grèce. Les réponses du patriarche Jérémie sont Irès-aulhenliques, puisipi'elles ont l'an torilé que les autres n'avaient pas. Il lui est échappé de dire qu'on obtenait la rémission des péchés oubliés dans la confession, et de ceux que le pénitent n'avait pas confessés par mauvaise houle. Cela peut former une difficullé ; mais avant que d'entreprendre d'élablir sur un fondement si peu solide un système de théologie louchant la pénitence, il fallait examiner s'il n'y avait pas d'autres livres et des monuments anciens, par lesquels on pût connaître certainement la créance et la discipline des Grecs. Or ces protestants, qui veulent enseigner les autres , n'en connaissent aucun. Aliatius, le P. Goar, le P. Morin, et, en un mot, presque tous les catholiques qui ont écrit sur les sacrements ou sur les églises d'Orient n'avancent rien qu'ils ne prouvent par les témoignages d'auteurs connus et reçus dans toute la Grèce, dont les livres sont imprimés ou manuscrils ; ou par des offices publics dont on se sert tous les jours dans les églises. Les ministres qui ne les connaissent que par les citations des catholiques , n'examinent pas même ces citations, mais ils veulent qu'on décide la question sur le témoignage de quelques auteurs obscurs , dont l'ignorance et la témérité sont reconnues de tout le monde.

Le P. Morin imprima à la fin de son traité de la Pénitence celui de Siméon de Thessalonique sur la même matière. 11 faut n'avoir pas la moindre connaissance de réglise grecque pour ignorer que ce théologien est un de ceux dont l'autorité y est plus respectée ; qu'il en est de même de Gabriel de Philadelphie, de la Confession orthodoxe, de Grégoire protosyncelle de Mélèce Syrigus , et dans ces derniers temps des sentences synodales qui ont condamné la Confession de CjTille. On n'en a dû jamais douter , puisqu'il n'y avait aucune raison de le faire; et présentement ces livres ne peuvent être suspects, puisque les Grecs les ont imprimés eux-mêmes en Moldavie et en Valachie. Si ces grands critiques se défiaient de la bonne foi d'Allatius, du P. Morin et des autres catholiques qui en rapportaient des passages ou des traités entiers, il fallait donner des preuves sur lesquelles leur récusation pût être fondée, ce qu'assurément ils ne pou-

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vaient faire , ou convenir de bonne foi que c'était sur de pareilles autorités qu'il fallait juger de la créance et de la discipline des Grecs.

Nous ne voyons pas cependant que ces prolestanls aient observé une règle aussi équitable. Parce qu'ils ne connaissaient pas ces auteurs, ils n'en parlent point, supposant peut-être que les catboliques ne les connaissaient pas non plus. Mais tout le soin qu'on remarque dans les traités des calvinistes et des l.;tlicricns est de ramasser ce qu'ils ont trouvé dans des scolastiques et dans des auteurs décriés parmi les savants, qui pût être contraire à ce qu'on apprend par ceux qui en ce genre doivent passer pour originaux. Les liilbéricns ont reproché avec raison aux calvinistes qu'ils voulaient faire passer pour la doctrine de Tcglise grecque des opinions particulières de Cyrille Lucar sur la piédeslinalion, sur l'Eucharistie et sur d'autres points de la religion , puisqu'on trouvait tout le contraire dans les livres des Grecs. On peut faire le même reproche à ceux qui, sur les autres matières, veulent déterminer la créance et la discipline de ces églises séparées , sur des preuves aussi faibles que les témoignages d'écrivains très-peu instruits , ou de voyageurs mal informés, ou de ceux qui sans discernement ont copié ce qu'ils avaient lu dans les autres.

Il était encore plus inutile et contré la bonne foi de chercher des preuves pour montrer que les Grecs avaient diverses erreurs sur la pénitence. On en trouve de deux sortes, que les protestants relèvent avec amertume : les unes sont les dogmes et la discipline , qui ne peuvent s'accorder avec ce qu'enseignent et ce que pratiquent les luthériens et les calvinistes. Si ce sontlà des erreurs , les Grecs ne s'en défendent pas, puisqu'ils ont condamné Cyrille Lucar, parfait calviniste; et que Jérémie n'a pas été plus traitablo sur la confession d'Augsbourg, quelque explication que les théologiens de Wiltemberg lui eussent donnée sur la confession et sur la pénitence. Mais quand d'autres de la même conmiunion y veulent ajouter celles que leur attribuent Caucus et de pareils écrivains; qu'ils se veulent servir de ce qu'Âlîalius , le P. Goar , le P. Morin et tous les savants catholiques ont écrit au contraire , comme de preuve de contradictions de nos auteurs sur la créance des Grecs , on ne peut excuser cette mauvaise foi. Car les premiers n'appuient d'aucune autorité ce qu'ils disent contre les Grecs, et les autres ne disent rien qu'ils ne confirment par les livres publics et particuliers reçus dans l'églibe grecque. Pourquoi donc les nieltra-t-on en parallèle avec ceux qui ne méritent aucune créance?

Ensuite ces mêmes protestants font une énumeralion des erreurs dont les Grecs sont accusés sur de fausses conséquences tirées de maximes scolastiques, semblables à celles dont quehiues-unes ont été rapportées ci-dessus. L'avantage qu'ils en prétendent tirer est de conclure qu'ils ne s'accordent donc pas avec l'Église romaine; conclusion fausse s'il en fut j.imais : car ce n'est pas du jugement que font des particuliers

sur des matières qu'ils ignorent que dépend celui do l'Église. Dans le concile de Lyon , dans celui de Latran , en dernier lieu dans celui de Florence, et toutes les fois qu'on a sérieusement examiné ce qui séparait les deux églises , on n'a jamais mis au nombre des erreurs ni des abus ce que les Grecs doivent observer selon leurs lois pour l'adminislratiou de la pénitence ; et môme dans les pays où ils sont soumis aux Latins, on ne leur a proposé aucune réforme sur cet article. Les brefs de Léon X et de Clément YII, confirmés par leurs successeurs, surtout par Urbain VIII, en ordonnant qu'ils suivraient leiu'S rites, ont approuvé celui de la pénitence. Les formes données aux Grecs de Calabre et de Sicile ne font aucun préjudice aux autres, la dernière étant une traduction de celle qui est en usage parmi nous. Mais quand il y aurait des erreurs, elles seraient dans la pratique et non pas dans lo dogme, puisque la puissance donnée à l'Église de remettre vcrilablement les péchés, l'exercice qui s'en fait par les prêtres , et la nécessité de soumettre les péchés aux clés de l'Église en les confessant et en acceptant les peines canoniques , sont tout ce qu'il y a d'essentiel dans le sacrement do pénitence.

Enfin les protestants remarquent de grands abus parmi les Grecs dans l'administration de la pénitence ; et afin de les grossir, on ramasse ce que divers auteurs ont écrit touchant ceux qu'ils reprochent aux Moscovites, parce qu'ils sont soumis à l'église grecque. Ce n'est pas cela dont il s'agit; il y a eu des abus sur ce même point dans les temps les plus florissants de l'Église, et il y en aura toujours ; mais les règles dont s'écartent ceux qui manquent à leur devoir, en favorisant l'impénilence ou en la pratiquant, subsistent malgré ces abus, et c'estde ces règles que nousdevons lirerrespril,ladoctrineetla discipline des Grecs, et non pas de l'exemple de ceux qui les méprisent. Plusieurs prêtres grecs tirent de l'argent de leurs pénitents pour les absoudre; ils font très-mal; ils sont condamnés par les canons, et Jérémie en les condamnant dit qu'il punit sévèrement ceux qu'il trouve coupables de ce désordre ; il est donc contraire à l'esprit de l'église grecque. La plupart des gens de qualité se confessent rarement, et les pauvres ne croient pas être obligés à se confesser. Ou a déjà fait voir l'absurdité de cette remarque , car il n'y a point de religion dont les préceptes ne soient communs aux pauvres et aux riches. Qu'on trouve quelque décret synodal ou patriarcal qui fasse cette distinction, alors on la croira. 11 peut donc être arrivé qu'en quelques endroits l'avarice des prêtres, qui, sous prétexte d'aumônes et de commutation de pénitence, exigeaient de l'argent des pénitents, aient éloigné les pauvres de la fréquentation de ce sacrement. 11 n'en a pas fallu davantage pour faire croire une telle absurdité à des voyageurs ignorants qui l'ont écrite , et ces habiles théologiens protestants l'ont copiée avec si peu de bonne foi, qu'ayant le témoignage contraire de M. Adam Oléarius, homme irès-savaut et très-sincère, ils n'y ont eu aucun égard, quoique

par son simple récit on reconnaisse que les Moscovites croient et pratiquent tout ce que nous avons montré ci-dessus être de la foi et de la discipline de l'église grecque.

C'est manquer au respect qui est dû à la vérité et au public, (|ue de remplir des livres de pareils faits, ramassés sans discernemennt, et tournés d'une manière capable d'obscurcir les choses les plus claires, en donnant pour certain ce qui non seulement n'est que douteux , mais qui souvent est manifestement faux. C'est encore pis que d'en tirer des conséquences pour attaquer la conformité de doctrine des Orientaux avec celle dos catholiques, ainsi qu'a fait un ministre qui a entrepris de réfuter messieurs de Wallcmbourg. Car, établissant comme prouvés ces faits très-incertains ou très-faux , que les Grecs ni les Moscovites ne prescrivent pas la confession en détail et avec la même exactitude que l'Église romaine, qu'elle est négligée par les pauvres, que les prêtres ne la pratiquent guère, il en lire celte merveilleuse conclusion , que les Grecs ont à la vérité la confession auriculaire , mais qu'ils ne l'observent pas avec la même rigueur que les papistes. Rien cepenlint n'est plus certain que les Grecs , s'ils ne vivent pas dans une entière impénitence, sont soumis à des pénitences beaucoup plus rudes qu'on n'en impose dans l'Église latine, chaque péché ayant la sienne marquée, et on ne peut les imposer sans entrer dans le plus grand détail de toutes les circonstances des péchés.

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