‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 22 sur 323 · Chapitre XIY · texte numérisé non relu

Chapitre XIY

Que les aulorilês des Grecs woderncs produites par M.

Claude lie sont propres qu'à jusUjur ce que l'on a

avancé touchant les Grecs.

Les lioimues Cl;iiil .l'iniineiir à avoir louioms quelque déliaiici; (ie> prnivcs h:s |)liis évidciiies lorsqu'ils ignorciil cnom; cilles ijue l'on y pi-iil opposer, il seiiihle que M.Q:uule ail voulu reiuéilier a eel iucouvéuieul par celles <|u'il (•i)inl"ie pour jusiilier la foi (|iu- l'S Grecs lienneni à picseiit. (ar ceriamenieut elles s<inl lelles , (pu; couiuic il esl ilifncilr d'en trouver de plus fi.rtes h.ii.^ celles que nuis avons alléguées, il e>l iliriicile d'en inuiver de plus ftubles que celles (pie M. Cliuule y oppose.

Ou lui pioiiiiit (Icsconiilcs, des confessions de loi, des catérhisuu'S, d.s alieslitiiuis d'évè |ues et d'eccléoiasliiiucs, des livres p.ibli.s cpii sont eiilre les jnaius de lous les Grecs. On l'ii donne moyeu d'en voir lesori^iii; nx. Tous ces acies parleni cl.iireiuenl cl preciséuùni. Il n'y a nulle aiuhiguiié. On voild'ailleurs (pie si les Giecs avaient élé diins les s;iiiiinenls qu'il leiirailnbue, il avaii nulle nioyins de déiruire lous ces ICiUoiguages, ei d'en avoir de plus l'orls ; el que les IlolLindiis lcpandu^par louie la K^rro lui en aur;iionl ibiirui plus qu'il n'en aurait désiré.

Cependaul a;i lieu d'actes de conciles et d'allestalious aullieuli(iues , il esl coulrainl de nous alléguer des extraits di^ lettres de niinislres, et deux ou trois frai^nieiils inforines d'écrits composés, à ce qu'il dit , par des Grecs , dont il ne produii point de texte original.

Que M. Glauiie ne s'imagine pas que je m'aille amuser à Ic^ réliiier en particulier, el à faire voir, par exemple , (jue ccri. lus extraits qu'il produit d'un maiiiiscriL de Méiropliaue el d\uic déclaration d'un Grec rclugié en Angle. erre ne diseni rieu (pii le favorise cil'ectiveuient, parce qu'ils ne nient qiio le cliangeuieiit sensible, et non le cliangeuu-.at véritable du pain en la cliair naiurelle de Jésus-Christ; el qu'il n'y eut jamais de personne luoius croyable sur la foi des Grecs (priin ceriain iMélétius, dont il nous cite un autre fragment, [uiisiiu'il a bien la hardiesse d'y nier rinvoealiou el le cull»! de la Vierge el des saints, qui seul des <logm<;s (|iii , par l'aveu même des miuisires , ne soûl pas reçus avec moins d"éclal parmi les Giecs que parmi les callioli(iues romains. C'est un si dangereux exemple que de produire ainsi des iaïubeaux de maiiuscrils sans en montrer les lexles originaux cl le-< pièces eniières , (pj'il ne faut pas acccnlUiuer le monde à y avo.r égard.

Si M. Claude V(Ul(lmic que l'on y réponde, qu'il pre:;ncla peine preiniéremenl de nu-Kre ce^ écrits entiers en un lieu où on le> piiisse consulter, en la même manière (pi'on l'a fait, alimpie l'on puisse voir tout ce qui précède eiloulce(iuisuii les passages qu'il ra'ipor le; comme on lui[M'oniel d(!lui donner ceiUî salislaclion sur loules les pièces (prou lui cite : eloii lui inonirera alors sans peine (pièces pas>ages ne prou veni rien, el que quand ils prouve! aient (jnelipie chose, il esl ridicule de les comparer avec ceux cpii^j'ai produils. Ou n'a au reste j;>niais nié que le crédit des Hollandais ne pût tirer quelque aileslaliim de (jiielqiies misér.ihlcs Grecs, ou que l'adresse de louis miuisires n'en pûl pcrveriir (pielques-uns. Les Givcs >ie sont pas exenipts des misères el des faihlesses des aulres hommes. Mais ils ne nous feront jamais voir leur doctrine approuvée par des conciles , el signée par les quatre palriarches el par les principaux évèqiies, el cela dans des livres iujprimés sans aucun rai)porl à nos dillèremls.

Je ne vois donc entre les témoignages des nouveaux anlcuis que celui (ruu certain Ger^aii, giec de uati(Mi, et un auiriî d'un auihassaileur d'.\ugleù;rre , qui méritent qiùm s'y arrête. Pour ce (pii re,:;ai(ie Gergaii, il esl juste 'de faire remarquei- d'abi.rd que M. Claude fie devait pas se conieuter d'alléguer ce (lu'cn cile Ca-

EAU LIVUE T)E M. CLAUDE. lx

ryophile, cui ési nn éciivain exlraordinairemenl emp(UMé ; mais ipi'il devait l'airi* en sorte de reco'vrci i"(niginal inènie , «m (lu'au moins il devait (idèlemen; ra|)i>orier tout ( e (pie Caryophile allègue de cet an (eu, aliii (pie l'on pût mieux juger de son véritahlc seniimenl.

Mais il n'avail garde de le faire, parce ipro : y nu r;iii vu trop claireuienl qu'il n'y a aucune «ppariMice d'inipulerà cet auteur de n'avoir pa-; cru la présence réelle, puisipi'il en~eiiine lians ce catéchisme, comme Carvophile le rapporte (n deux endroits, que daus la sacrée communion cl dans tontes ses parties , les chrétiens reroiventle corps entier et le stniçi entier de Jésus- Christ, cl que tout Jésus Christ indivisible y est contenu. Ô/Jo'/o-/el nctf.àiMrOi c Vepyc.-jè; ôzi el^ tv,v «yiav zoivcjviav y.cù £tî o/« ru xo/;./JiâTiK ctioD ya.iJ.6a.yo:> ol Xfwrtavol ihoci TS/ïisv auij.x /.v.i tï/ecov tditx/. roZ Xpiaroû, y.a.1 ô'/Oi

àSiaipsTo,- ô XpiiTo;. El Comme ce pass:ig(! conlienl une coiifessifui nette el précise di; la piésence réelle, il e-l vi-ible que cet auieur n'est pas propre à établir que les Grecs ne la croieul jias.

Aussi tout ce (jue M. Claude en allègue ne regarde que la iranssubslanlialioii , el eneore eu al)us(!-t-il aussi bien (pie Caryophile conire le sens de railleur. Car quand Gergau enseigne, comme M Claude le rappiu'le, que lu sacrée communion esl pur deux substances, Sià. Svo oÙTtwv ; hine visible qui esl le pain et le vin, l'antre invisible, qui sont les paroles de Jésus Christ-; il est clair qu'il considère les princij)es exléricurs de l'Eucliaiislie, el ce (|ue les tliéolop;iei:s aprcllcni sa mal\he cl sa forme, c'esl-à-dire ce qni est nécessaire pour accomplir le mystère; mais qu'il ne |>rciend nullemeul expliiiuer par là his parties intérieures de l'Eucharislie déjà consacrée.

Il n'y a pas plus de diUiculté \éri;altle dans l'aiilre l'assage que M. Claude rapporte en ces termes : Cesl : un dogme impie des papistes, dont le pape Eugène a été le premier auteur, que là oit esl le corps de Jésus-Christ, là est aussi son sang ; el que pour atie raison il ne faut pas que les laïques prennent la communion sous les deux espèces. El tout ce qui y paraît d'obscur vient d'une suhlib; falsification qu'on a l'aile du sens de GerL;an dans la Iraduciiou laiiiie ipio M. Claude a suivie dans la sienne. S'il eût pris la peine de consulter le grec, il y eut reconnu (pie ce dogme impie dont Gergan accuse le p qie Eugène ne lumbe (pie sur la dernière pailie, qui est que les Utùjues ne doivent point recevoir la communion sous les deux espèces, el iinu point sur la première , qui est que le sang esl toujours oii est le corps; car il piule mol à mol : L'esf un dogme impie des papistes inventé premièrement par le pape Eugène , que parce que là où est le corps de Jésus-Christ, le sang y esl aussi, il ne faut puinl que les laïques reçoivent la cooDuunion sous les deux espèces. As'êc; S^v/zk twv

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è/.el otlOû sTvKt TÔ câu-v. roû Xpt(TT«û êivKi y.xi tÔ a'/zK, otK TO'JTO Set y.Yi TrplTrstv tv« /«//êkvov ci IcwA tïjv y.otvwvt'ecv sî Sua £îSï7. L'iin voit claireiiieul dans ces paroles que la première clause qui porte; que là où est le corps de Jésus-Christ, le sang y est aussi, ne fait poiiil une préposition à part, mais (pie ce n'est (pi"mie proposiiioii incidente, qui n'est alléguée que coinine la raison de ce que l'on veut élahlir, el que la pioposition principale sur laquelle loinhe racciisaiion d'impié'é, n'csl que celle qui porte que les laupics ne doivent point communier sous les deux espèces. C'esl adn ipie i'oii ne s'aperçût pas de ce sens ipie l'on a divisé ces deux clauses dans la irailuciion, el ipn- l'on en a !":iii ainsi deux proposil uns séparées, en y ajouiaut nn ne «pii n'est point dans le grec. Impium ilogma papisiarum est, dit li Iraduciiou, cujus auctor (uii Eugcnius papa:ubi esl Chrjsli corpus, ibi esse et sanguinem, ac proplarea laids non esse daiidani Euclnnistiam in utràque specie , au lieu qu'il fallait Ir.idnire, Impium dogma pcpistarum esl, cujus auctor (uil Eugenius papa, quoniam ubi esl Chrisli corpus, ibi etiam sanguis est, proplerea non decere ut laici in ulrà(jUG specie voinmunionein accipiant. On voijt iticq

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