‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 249 sur 323 · ONCTION ET DE L'OÎIDRE · texte numérisé non relu

ONCTION ET DE L'OÎIDRE

parmi eux. Car dans les Pontificaux des jacobitcs, l'ordination des Icctcuis et des sous-diacres est appelée -stpoTovia : de même que parmi les Cophtes, qui '• dans leurs traductions arabes se servent du même mot grec altéré à leur manière, charloniat, sans qu'on trouve qu'ils se servent du mot de x^ipoGmix, quoique les mots arabes cl syriaques par lesquels ils signifient l'ordination des diacres cl des prêtres, même des évêques, aient pins de rapporta celui-là qu'à l'autre de XïtpiSTovfe. C'est parce que, comme il a été marqu<5 ci-dessus, ils n'ont jamais fait cette distinction d'ordres qui soient sacromen's, et d'autres qi|i ne le soient pas, distinguant seidenienl le sous-diaconat et ce qui est au-dessoiis du diaconat, de ce qui est audessus, en ce que ceux-ci donnent une plus grande grâce, connue ils donnent dans l'Église une dignité supérieure à celle des autres. .Mais sans entrer dans le détail de celte matière, qui est fort ample, il suffit de remarquer que les proiesianls ne peuvent pas se vanter d'avoir la moindre conformité de doctrine et de discipline avec l'église d'Orient sur cet article, non plus que sur tous les autres (pi'ils ont pris pour prétexte de leur séparation. Ils n'ont point de sous-diacres ni d'ordres inférieurs, et ils les ont retrancliés comme des inventions humaines nées dans le papisme ; cependant tous les chrétiens orientaux coanaisseut des sous-diacres, et ils en ont toujours ordonne conformément à l'ancieunc diiciiiline. Enfin ils sont si éloignes de considérer cet ordre comme une simple commission pur rapport au service de l'Églis ■, que lors(ju'ils ont élu des évêques et des patriarches, qui, étant simples religieux, n'avaient pas le sacerdoce ou le diaconat, mais seulement l'habit monastique, ce qui est arrivé plusieurs fois parmi les Cophtes à Alexandrie, avant (|ue de recevoir l'ordination épiscopale, ils étaient ordonnés lecteurs, sous-diacres, diacres et prêlres, comme il est mar(pié expressément dans les canons de l'église d'Alexandrie. Ils ne déterminaient donc pas ces ordres à de simples fonctions ecclésiastiijues, puisque ceux qui étaient élevés à la dignité épiscopalc ne pouvaient plus les exercer : mais ils en avaient la même idée que nous en avons dans l'Eglise romaine, el ils les regardaient comme des ordres qui avaient une grâce allachce, c'est -à dire comme des sacrements.

Les diacres ont éié regardés dans toutes les églises d'Orient, unies ou !^él)arées, comme les véritables n)inistres des autels, pour y faire toutes les fonction j subordonnées à celles des prêtres et des évêques. Les Orientaux se sont même moins écartés que nous de l'ancienne discipline sur cet article, parce que le nnni^lère des diacres y est non seulenient plus fréquent, mais qu'il est prcsipie considéré comme nécessaire. Dans l'Église latine, ils n'exercent les fonctions de leur ordre que dans les offices solennels, et presque uniquement à la nic-sse. En Orient, non seulemcnl ils le font dans les Liturgies solennelles, mais dans tontes les autres ; et, quoi(iu'il soit plus rare de célébrer des messes particulières, de sorte qu'à pr^iiirenuut

j.arler il n'y ait point de messes basses, il y a lou'Oiirs (in diacre qui sert le prêtre à l'autel, qui clianlc une partie des prières qui sont dites par les diacres, et qui lait diverses autres fonctions différentes des nôtres. Celte discipline leur paraît si importante, que parmi les reproches qu'ils font aux Latins, et parmi les abus (ju'ils condamnent dans nos cérémonies, ils moltont eu nombre des principaux, que nos prêtres célèbrent la messe sans diacres, ce que les Grecs ont aussi reproclic aux Latins. 11 se trouve diverses questions de droit en arabe et en syriaque, où on propose si on peut célébrer la Liturgie sans diacres, et la plupart des canonisles concluent qu'on ne le peut faire sans «ne extrême nécessité.

Les sous-diacres ont bien le pouvoir de préparer les vases sacrés, c'est-à-dire le disque ou paièno, le calice, les vases du vin et de l'eau, la cuillère, et les autres qui servent à la messe ; mais c'est seulement pour les mettre sur la prothèse ou crédence. Les diacres seuls les portent à l'autel, lorsque se fait la cérémonie que les Grecs appellent //.eyâXvj û-^àloi, ou grande entrée, que les autres Orientaux prUiqucnt, mais à laquelle ils ne donnent point tic nom particulier.

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