‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 28 sur 323 · Chapitre XVIII · texte numérisé non relu

Chapitre XVIII

Attestations authentiques de la foi des Arméniens données par le patriarche d'Erméazin el par l'archevêque arménien de Constanlinople, et de celle des neslO' riens donnée par l'archevêque de Diarbeker, Il est assez étrange que M. Claude qui soutient avec tant d'éclat que la certitude des faits est plus grande que celle des raisonnements , fasse si peu d'usage de cette maxime dans la pratique , que dans les faits même dont on peut s'assurer en quelque sorte par les sens , il aime mieux avoir recours à des conjectures vagues et incertaines pour les décider, que de prendre la peine de s'en instruire par des témoins vivants et irréprochables.

La question qui est entre nous touchant la créance des sociétés orientales, comme celle des Arméniens, est proprement de ce genre. H s'agit de savoir à l'égard de ces peuples, si faisant profession de croiie qu'il n'y a (|u'une nature en Jésus-Christ, ils enfer ment dans cette erreur celle de croire qu'il n'a point de corps , et qu'ainsi son corps ne peut pas êlie dans l'Eucliaristie. Il est clair (|iie la voi(; naturelle de s'éelaircir de ce |)oint est de lenrdemandor à euxmêmes ce qu'ils en croient , el cette voie est d'autant j)lus nécessaire que nous avons peu de livres arméniens qui y puissent suppléer. Cependant on ne voit point ([ue M. Claude l'ait voulu prendre, el qu'il nous propose antre chose que des raisonnements (pie nous lui avons fait voir être Irès-faux,

Pour moi, qu()i(|ue je ne demeure nullement d'accord de cette préférence que M. Claude donne à la certilude des faits au-dessus de celle des raisonncmenis en la manière qu'il l'entend, j'avoue de bon cœur néanmoins que quand il s'agit d'une nation qui .subsiste, la déposition des témoins vivants est beaucoup plus foile cl plus assurée (jne de simples conjectures. El ainsi je n'ai pas cru qu'il y eût de moyen plus nalurcl pour s'assurer de la foi des Arméniens sur les poinls dont nous sommes en dilTércnd , que de le demander de bonne foi aux chefs de leur église. Et il est arrivé par bonheur qu'on a eu moyen de s'en éclaircir parfaitement , parce que le grand patriarche dis Arméniens, qui demeure ordinairemenî à Erméazin , s'est trouvé à Constanlinople pour quelques affaires qu'il avait à la Porte. .M, iarn-

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