‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 285 sur 323 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des conséquences qu'on peut tirer des chapitres précédents.

Ceux qui chercheraient la vérité de bonne foi, ne pouvant disconvenir des faits qui ont été rapportés, reconnus vrais par les plus habiles ministres, et qu'il ne serait pas difficile de prouver à ceux qui voudraient les contester, reconnaîtraient plusieurs vérités importantes : 1° que tout ce qu'ils tirent de l'ancienne discipline pour attaquer la doctrine et l'usage présent de l'Église calliolique, ne prouve rien, sinon qu'on donnait autrefois ordinairement la communion sous les deux espèces , mais qu'on la donnait souvent sous une seule ; d'où il s'ensuit que ce n'est pas détruire l'essence du sacrement que de l'administrer de cette manière; 2" que comme en ces occasions, qui étaient plus fréquentes qu'ils ne l'avouent, on retranchait le calice , ce retranchement est plus ancien de plusieurs siècles que le système des ministres touchant le changement qu'ils supposent pour établir l'opinion delà présence réelle; 3° que puisqu'ils reconnaissent qu'une des raisons qui a l'ait retrancher le calice a Été la crainte de l'effusion , et une des suites de la précaution qu'on a eue pour éviter la profanation de l'Eucharistie , ils sont obligés d'avouer que le retranchement du calice est moins ancien que ce respect religieux pour ce sacrement : et comme on trouve ce respect et ces précautions dans les prenûers siècles du christianisme , il s'ensuit nécessairement que la

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