‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 304 sur 323 · I.IY. !X. DiES CANONS CONSERVÉS DANS LES ÉGLISES D'OIUIùNT · texte numérisé non relu

I.IY. !X. DiES CANONS CONSERVÉS DANS LES ÉGLISES D'OIUIùNT

Arcudius, dans rKuroIoge du P. Gonr on dans Allalius ; ce qn fait voir qu'ils n'él;iienl guère capables de le criliqii r. Cependiml il a été do|mis ce lemps-là exposé à leur censure, et voici les principales choses qii'ils lui ont reprochées.

Ils disent d'abord que son livre pèche par le litre , puisque ce n'est rien moins qu'une Concorde, parce qu'il accuse les Grecs de plusieurs erreurs ; ce qui fait voir, disent- ils, qu'il n'y a aucune conlorniilé de dociriue et de discipline enire les Latins el les Grecs; qu'ainsi il contredit lui-même son lilre. Sur cela on cite une jiarole de M. de Malliukroot, doyen de Minisier, qui disait que le livre devait cire plutôt inlilulé : De (iiscordià que De concordià.

Pour prouver celle proposition, qui n'a aucun rapport nu sujet, Fehiavius ramasse un grand nombre de passages d'auteurs, la plupart très-obscurs, el dont l'aulorilé est fort médiocre ; ou de qnelipies autres plus connus parmi les savants, mais qui se sont trompes certaine.!. eut lorsqu'ils ont parlé des Grecs, et qu'ils leur ont attribué un grand nombre d'erreurs. De là Fehiavius et Véjéiius concluent que par conséquent Allalius a imposé au public, lorsqu'il a prétendu prouver que les deiiv églises étaient d'accord. O.i pourrait être tenté de croire que ceux qui raisonnaient ainsi n'avaient jamais lu le livre dont ils parlent, sinon dans des extraits furl infidèles. Car il est aisé de reconnaître qu'Allalius a prétendu prouver principaleineiil quatre choses : la première, que les églises d"0rient et dOccideni se sont autrefois accordées nr.n eeulement sur la foi, mais sur ce qu'il y avait d'essciiliel dans la discipline; el c'est une vérité de fait ipril est impossible de nier, puisqu'avanl les S( hismes , la communion parfaite et entière a sul)>islé durant plusieurs siècles entre les Grecs el les Latins. La seconde chose que prouve Allalius est que, dans le t'-mps même de la séparation, il y a presque toujours eu des Grecs qui ont approuvé et soutenu ce qire les schismatiqucs condamnaient dans lÉjilisc romaine. La troisième est que les schismatiqucs ne p 'UV( ut être jusiiliés d'avoir divisé les églises sous de faux prétextes, et si;r des calomnies ; cl a cel'e occasion il les combat par l'histoire cl par les témoignages de leurs auietns. La quatrième cl la principale par rapport à son dessein, a été de montrer que, nonobstant les schismes el l'animosilé léciproque des parties à ne se pardonner rien, les Grecs avaient conservé la même doctrine sur les sacrements, et sur tous les points contestés avec les protestants, que celle i\u\ est enseigiiée dans l'Église catholique. Enfin c'était à Ion qi^e, iw.n seulement les prolestants, mais plusieurs catholiques avaient imputé aux Grecs diverses erreurs dont ils étaient l'on éloignés. S'il avait |irétendu prouver que .les Grecs et les Lniins sont d'accord généralement ST tout, il aurait soutenu im paradoxe inouï, et il n'aurait pas employé la [dus grande partie de son ouvrage à réfuter les schismatiqucs.

0.1 a parlé du premier point. Pour ce qui regarde le scioiul, q.ii I si de faire voir que les schismati<j;ic5

peuvent être convaincus par les Crocs marnes, qui avaient fait tous leurs cITorls pour empèclier te progrès du schisme, et pour Iravailler à la réumoii. ces critiques n'en parlent point, parce qu'ils ignoraienl entièrement l.i uiatièrc ; de sorte qu'il i)araîl assea ctairement qu'ils n'avaient pas même lu les hisloricns imprimés longtemps auparavant. Quand Allalius aurait mal défendu la cause do l'Église, on ne peut disconvenir que sou intention ne fùi boime, et que ce qu'il a écrit louchant la dis|)ule sur h procession du Saint- E>pril, ne soil plus capable do faire impression sur les !-chisinatiques que les longs raisonnements des thé. logions de Tubingue, pour réfuter ce que le p.v iriarche Jérémic leur avait objecté sur le même sujet. On doit aussi recoimailro qu'Allalius a traité avec beaucoup d'érudition ce qui regarde le troisième point , puisqu'il intéresse autant les prolestants que les catholiques; cl les auteurs dont il s'est servi sont plus sérieux, et plus capables d'instruire des vériiablos causes du schisme (pie Syropule, dont on vcul relever le mérite au préjtidice de tous les autres.

A l'égard du quatrième point, c'est celui qui touche déplus près les protestants; ainsi, il ne faut pas s'élotuier qu'ils déclament avec tant de véhémence contre celui qui a fait voir démoustrativenient que Chylrxus, regardé autrefois comme un oracle |iarmi les luthériens, avait i empli de faussetés el d'ignorai'.ces grossières un écrit assez court où il avait voulu parler de la religion des Grecs. Si Allalius ne l'a pas épargné, il n'a pas plus ménagé Caucus, Praléolus et d'autres écrivains catholiques, lorsqu'il 9 trouvé qu'ils allribuaient aux Grecs dos erreurs dont ils ne pouvaienl domier aucunes preuves. Il a donc fait voir que les Grecs s'accordaient avec l'Église romaine sur les sacrements, et sur la plupart des autres points que les prolestants ont pris pour prétexte de letir séparation ; et il s'est si bien acquitté de cette partie , que jamais ils n'ont pu réfuter solidement ce qu'il en a écrit. Encore moins ont-ils pu justifier leurs écrivains des faussetés el des ignorances dans le-quelles la plupart sonl tombés. Ainsi Végélius (p. 3), Fehiavius el tous les autres, sont réduits à employer deux moyens de défense également faibles el inutiles, dont l'un est de dire (pie les Grecs sont dans des erreurs très-grossières, et ils s'étonnent comment ils n'ont pas ouvert les yeux sur ce que Mélauchlou avait écrit plusieurs années auparavant au patriarche Joasapli. L'autre est de témoigner qu'ils se mettent fi^rl peu en peine de ce que croient les Grecs el les Orientaux, parce que la religion proleslanle a un autre fondenient.

Ou convient que les Grecs ont plusieurs erreurs, par iculièrement dans la question sur la procession du Saint-Espi il , (pie les prorcstanls croient comme nous, puisqu'ils disent le Symbole avec l'addition que l'église grecque rejette. Mais ce n'est pas de cela dont ■î s'agit ; c'est de saroir si dans les uutres articles de religion ils ne sont pas d'accord avec les catholiques, et s'ils n'ont p-^s cuidiimné la Confession d'.Xncsbonrg

ft^l PEUPÉTIITÉ nu LA FOI

ausst bien que celle de Genève, ailoplée par Cyrille Lucar. Allalius prouve que telle a toujours été leur crcance, cl ses prouves ont jusqu'à présent clé sans réplique de la pari des prolesiauls. C'élailces preuves qu'il l'allail réfuter, cl non pas Patlaqucr personnellement par des calomnies et par des lieux communs, comme a fait M. Claude.

Celui-ci, qui tout au plus avait cnnsidté les endroits qui élaienl cités par les auteurs de la Perpétuité, et qui n'avait pas la moindre connaissance de l'église grecqtie, n'ayant aucune bonne réponse à faire, payait d'esprit selon sa coutume; et voici la substance de ce qu'il dit pour rejeter l'autorité d'Allatius : qu'il avait (luilié sa religion pour embrasser la romaine, que le pape l'avait lait son bibliolliécaire ; que c'était l'homme du monde le plus attaché aux intérêts de la cour de Home , malin , outrageu\ , animé contre les Grecs schismaliques, et en particulier contre Cyrille ; qu'il traite avec trop d'aigreur Cbylntus, Crcyglhon et Caucus; cl que pour prouver la conformité de l'église grecque avec la romaine dans les choses es • sentielles, il prend pour principe de ne reconnaître pour la véritable église grecque que le parti soumis au siège de Rome. M. Bayle avertit sur cela les lecteurs que ;W. Claude nen fait -pas une peinture fort honornblc; cl il ajoute que M. Simon ne lui donne guère de bonne foi.

Les termes les plus forts et les plus durs ne te seraient pas encore assez, si on voulait relever la témérité d'un rapsodiste qui cite sérieusement le jugement de .M. Claude; puisque personne n'ignore à présent qu'il n'avait aucune connaissance du grec , ni de la matière, comme on l'a fait voir ailleurs. Il était si j)e« instruit que, parce qu'il avait vu qu'Allatius était natif deChio, il suppose qu'il avait quitté sa religion, ignorant qu'il y a dans celte île-là plusieurs Grecs réunis à l'Église romaine. Quand cela eût élé, un homme qui a changé de religion n'en est pas moins savant, moins versé dans les livres, moins capable de bien écrire. Le pape l'uvuil (ait son bibliothécaire ; il ne lelait point , mais un des gardes de la bibliothèque Vaticane, qui n'est pas un emploi si important, et qui ne rend pas la bonne foi d'un honune plus suspecte que celle de ceux qui en ont de pareils dans les cials protestants. Il était attaché aux intérêts de la cour de Home. Mais était-ce sur cet artfcle que roulait la dispute avec M. Claude? C'était sur la doctrine de la présence réelle, crue également par ceux qui éiaicnt dans les principes de Dcllarmin et de Baronius, comme était Allalius; par ceux qui n'en conviennent pas eniièitîmcnl , et même par ceux qui rejettent la supériorité du pape, comme les Grecs siliismaliques. Il était malin et oulrageux contre les Crocs schismaliques, et surtout contre Cyrille Lucar. Si .M. Claude avait lu un seul livre grec, même de ceux qnis(Mit traduits, ii r.urait reconnu que Nil, Barlaam, Maximns iMarguiiius. Coressius, Syropule et d'autres qu'il ne connaissait pas, comme Siméon deTliessaloniqiicel Noctariis de Jérusalem , pour no pas parler de Gcnnadius et de

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ses contemporains, ont parlé avec beaucoup plus d'aigreur contre les Latins (lu'Allatius n'a fait contre les Grecs scliismatiques. La préface des Actes des théologiens de Willemberg, tant louée par tous les protestants, contient seule plus d'injures et de calomnies outrées qu'il n'y a d'expressions dares dans tous les livres d'Allatius.

Il a parlé, dit M. Claude, avec trop d'aigreur contre Chytrœus; mais qui est l'bomme qui ue perdit patience en lisant les extravagances et les absurdités qu'un professeur de Roslocb , qui n'avait pas la plus légère connaissance de l'église grecque , ose débiter sur ce sujet? Il fallait que M. Claude ou M. Bayle» au leu d'accuser Allalius , justiliassenl les ignorances grossières deCliytrœus. Il faut même louer Allalius de ce qu'il n'e*i a pas relevé plusieurs autres qui se irouvenl en diverses pièces jointes dans la niême édition. Pour Creygllion , il est encore plus étonnant qu'on ose citer un tel auteur, qui , comme Allalius l'a fait voir, souvent n'a pas entendu l'historien grec qu'il voulait traduire; qui lui a l'ail dire ce qu'il n'avait jamais dit, qui élève au-dessus de tous les Iiisloricns modernes , pour le style, un écrivain qui n'en a point , Cl qui admire l'élégance de ses expressi mis , quoi(iue la plupart soient barbares, et de l'usage bas et populaire. Il n'y a personne qui puisse entreprendre de justilicr sa longue préface, pleine de fautes énormes contre l'iiistoire, et contre l'église grecque et latine, de calomnies ou d'iinoclives atroces contra les caîholiques. H est bien diflicile d'èlrc modéré quand on attaque de tels auteurs; et quand ils sont mallraités, ils n'ont pas droit de s'en plaindre. Si on examinait son latin, plus barbare que le grec de sou original , et toutes les fautes qu'Allatius n'a pas relevées, ou en pourrait faire un volume pins gros (|ue celui demi M. Claude se plaint. Quel jugement pouvait avoir un auteur qui , ne donnant aucun éclair • cissemenl sur tout le reste , perd beaucoup de jaroles pour changer le nom de Syropule , marqué dans le manuscrit, dans les actes du concile de Florence et ailleurs, en celui de Sguropule, dont jamais on n'avait oui parler ?

M. Claude se plaint aussi de ce que Cyrille Lucar acte trop maltraité par Allalius; c'est donc parce qu'il a inséré les anaihcmes fulminés contre ce malheureux, et qu'il a détruil le roman ridicule que les calvinistes avaient fail de la vie et de la mort de cet apostat. Les Grecs du synode de 1C38, de celui de I6i2, de celui de Jérusalem en 1G72 , les écrits de Dosilliéc , et la réfutation de la Confession de Cyrille par Syrigus n'en disent pas moins qu'Allatius. Les luthériens reçoivent ces deux premiers synodes , et nièuie ils n'ont pas cru que les rai.»ons de M. Claude, qui l'a voulu rendre suspect , fussent sufiisanies.

Si M. Simon a prétendu justifier Caucus , il faut une autre aulorilé (jue la sienne; et la raison qu'il allègue qu'Allatius , pour ôlrc agréable au pape Uri)ain VIII, qui avait alors formé le dessein de réunir les Grecs avec l'Église romaine par des voies d'ado%^

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f.issement, avait adouci beanconp de choses dans les sentimcnls des Grecs, esl toute de son invention. Allatins, et la plupart des aulrcs Grecs qui ont écrit k Rome, surtout Arcudius, ont si peu adouci les choses, que souvent ils les ont ouirécs , de sorte que M Ilabert, le P. Goar, le P. Morin, M. lldlslcniusont éle tort souvent d'un avis contraire. Le principal obsiacle à la réunion est l'antorilé du p:ipc , à laqucle les Grecs aumiopt voulu mettre des bornes ; AUaiius l'a soutenue dans toute son étendue. En un mot, il est difficile de trouver un seul article de quelque conséquence on il paraisse de semblables adoucissements. Mais puisque c'est dans sou livre de perpctuo Consensu qu'il les faut trouver, cl qu'il ne fut imprimé que plus de cinq ans après la mort d'Uibain VIII, pouvaitil par-là songer à lui f;\ire sa cour?

Mais ce n'est pas par des injures , et par les invectives des ministres et professeurs du Nord, que les |)roiesianls devaient attaquer AUatius. Il fallait montrer que les auteurs qu'il cite en très-grand nombre, la plupart manuscrits, sont supposés, tronqués ou altérés , et c'est ce qu'aucun protestant ne fera jamais, car presque tous sont connus par les savants. 11 fallait aussi combattre ces autorités par celle d'autres Grecs; mais on n'en trouve point, et il le fuit bien supposer. Car quand ou voit qu'en Angleterre on imprima il y a environ cent ans des traités de quelques Grecs contre les Latins , quoique la procession du Saint-Epril, telle que nous la croyons, comme les protestants, y lût attaquée; qu'en Allemagne on imprima l'Exposition de foi, vraie ou fausse, de Méirophane Critopulc, celle de Zacliarie Gergan , qui se disait évéque de l'Aria, et le traité très-imparfait de Cliristoplie Angélus , que M. de Saumaise avait donné au public comme un trésor, deux petits traités de Nil et de Barlaam contre la primauté du pape; enfin que les calvinistes ont fait tant de bruit avec la Confession de Cyrille , on reconnaît aisément que les protestants sont bien dépourvus de pièces pareilles à celles dont AUatius leur a cité un si grand nombre. Or une nouvelle preuve de sa fidélilé dans ses citations est que le patriarche Dosilliée , dans l'édition qu'il a fait faire (!n Moldavie de son Enchmdwn , qui contient des addilions considérables au synode de I67!2 sur l'article de l'Eucharistie , cite une grande partie des mêmes passag s qu'avait rapportés Allaiius. Ceux qui auront travaillé sur ceite matière lui rendront la même jll^tice.

11 la mérite certainement , et on le doit considérer comme un homme qui , par ses travaux immenses à rechercher ce qu'il y avait de plus curieux dans les bibliothèques, a fourni d'excellents mémoires dechoses inconnues aux plus savants, et très-utiles pour l'éclaircissement de l'histoire et de la théologie des Grecs du moyen et du dernier âge. Il n'était pas moins versé dans ce qui a ra|.port aux belles- Icitres, puisque nous lui devons itlusieurs auteurs qu'il a dormes au public, comme quelques anciens pl)ilosop!;es, {\e> fragmenis h rheieurs. nu traité de la patrie d'Homère, et divers V. PF. i.A F. Ml.

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autres qui marquent une grande érudition.

Ou peut avouer néanmoins, après avoir rendu h sa mémoire l'honneur qu'il méritait, que sa manière d'écrire irop dilfuse, la négligence dans le style, et le peu d'ordre qu'il y a souvent dans ses pensées, rendent 1.) lecture de ses ouvrages ennuyeuse, et en diminuent le mérite. De plus , lorsqu'il traite des matières théologiques, on reconnaît qu'il n'avail guère d'autres piincipes que ceux de l'école, qui ne suffisent pas toujours pour juger sainement de l'ancienne discipline, quoique en cela il soit plus modéré que n'a été Arcudius. La critique lui a aussi manqué quelquefois, comme sur les ouvrages altrihués à S. Denis, cl sur les anciennes Liturgies. Mais au fond c'était un grand homme, auquel l'Église et les savants doivent beaucoup , puisqu'il n'y en a pas un seul à qui il n'ait appris quelque chose en tout genre de littérature , même dans ces ouvrages sur lesquels M. Cayle a voulu plaisanter. Tels sont les traités de Georgiis, de Psellis, de Simeonibus, et quelques autres scnd)lables. Il n'y a point d'honune d'étude qui n'aime jnieux savoir l'histoire et les ouvrages de ces Grecs , dont on n'avait presque aucune connaissance, que toutes les hislorietles fades, impies, ou pleines de saletés, recueillies par ce censem- d'AUalius dans deux ou trois énormes volumes. On n'y trouvera pas des citations de manuscrits miles; mais des extraits et des conjectures sérieuses sur ce que les presses on' produit de plus méprisable, de mauvaises |)laisanteries, et une témérité insupport;djlc sur ce qu'il y a de plus respectable dans la religion. Ce sont là les redoutables critiques d'AUalius , dont on esl sûr que telles gens n'avaient jamais ouvert les livres, et que quand ils les auraient lus, ils n'étaient pas capables d'en juger.

Les mêmes théologiens allemands déclament avec autant de hauteur contre Abraham Échellensis et Gabriel Sionite, dont Niliusius avait fait imprimer quelques lettres pour prouver le consentement des Orientaux avec l'Église romaine. Us s'étonnent de celle hardiesse, puisqu'on sait, disent-ils, que plusieurs auteurs, même catholiques, avouent que ces sectes séparées ont beaucoup d'erreurs. Mais ce n'est pas sur leurs hérésies particulières qu'ils s'accordent avec nous, puisqu'on sait assez que nous condamnons celles des nestoriensetdes monophysites; c'eslsur les point» contestés avec les protestants. C'est à eux à montrer qu'Échellensis et les autres ont donné de mauvaises preuves, ou qu'ils ont allégué faux ; c:ir il n'y a point de moyen plus simple ni plus court de terminer de pareilles contestations; le reste n'étant que des paroles perdues. Nous traiterons cette matière dans le chapitre suivant.

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