CHAPITRE IX
Des ouvrages de M. Simon sur les églises orientales.
Nous Unirons par un éclaircissement que plusieurs personnes de mérite ont cru nécessaire toucliant divers ouvrages que M. Simon a publiés en différenls temps sur les matières qui ont été traitées dans le volume précédent et dans celui-ci. La réputation qu'il avait acquise, surtout dans les pays étrangers, par son érudition , et encore plus par un air de liberté avec laquelle il a écrit sur les dogmes et la discipline des Orientaux, et la confiance avec laquelle il avance des choses loites nouvelles, lui ont donné une grande autorité. Les protestants s'en sont prévidus, le citant souvent comme un théologien fort supérieur aux autres, et exempt des préjugés de l'Église romaine , parliculièremeiit de ceux de l'école. Ils ont fait de grands éloges de son érudition, surtout dans les langues orientales , et dans ces matières qui ne leur sont p;\s trop connues. Ainsi comme en plusieurs points qui ont clé traités dans le volume précédent et dans celui-ci, nous sommes souvent d'avis contraire, il arrivera peut-être que des protestants voyant deux catholiques se contredire, en voudraient tirer avantage. C'est ce qui m'a déterminé à donner sur cela des éclaircissements très simples cl Irès-vérilnbles.
D'abord on doit distinguer l.s ouvrages de cet auteur; car presque lous ont été impriuiés en pays étrangers, sans privilège el sans a;;probaiion , entre autres VUistoire critique de la créance el des coutumes des nations du Levant , et diverses leltros ou pièces détacbées qu'il a publiées, de même aussi que la plupart de ses autres livres, dont plusieurs ont été supprimés ou censurés. Ce qu'il a imprimé avec approbation se réduit aux notes latines qu'il joignit à quelques opuscules de Gabriel de Philadelphie, et à celles qu'il mit à la fin de la iraduclion du Voyage fait au Mont- Liban, par le P. Jérôme Dandini, jésuite. Il donna aussi en français un petit traité de la crc;mce des Grecs louchant la transsubstantialiun contre M. Smilh, cl il eût éié à souhaiter que ses autres ouvrantes eussent ressemblé à celui là, dans lequel il y a des observalions très-utiles el irès-reclierchces , sur quoi je lui ai ailleurs rendu justice. Dans les autres, nicme dans ceux qui ont paru avec approbation, il a avancé plusieurs choses, qui non seulement sont contraires à la vérilû, mais dont les conséquences sont si périlleuses, qu'il est diflicilc de comprendre qu'elles aient échappé à la diligence des examinateurs.
Par exemple, dans une longiie noie qui peu! casser
S(JR Llib SACREME.NTS. 12W
pour une dissertation entière louchant l'opinion des Grecs sur les paroles de la consécration, outre quil la représente tout autre qu'elle n'est vérilablemeni, il l'altribue aux Syriens, Cophles et autres chrétiens qui n'en ont jamais oui parler. C'est ce qu'il a encore rebattu dans ses notes sur le P. Dandini, établissaiu comme certain que les Grecs et les Orientaux ne croient pas que les paroles de Jésus-Christ soient efficaces pour la consécration; ce que j'ai réfuté ailleurs de son vivant, sans qu'il ait pu rien répliquer (i). Sur ce principe, il voulut rendre suspectes quelques attestations venues du Levant, parce qu'il paraissait que ceux qui les avaient données reconnaissaient l'efficace des paroles de Jésus-Christ.
Il est encore plus étrange que non seulement dans ses livres imprimés en Hollande, mais dans ses notes sur le P. Dandini, même dans la préface, il ait avancé cette proposition ; Si nous suivons, par exemple, la voie ordinaire, nous condamnerons d'hérésie tout ce qu'il y a de peuples dans le Levant qui portent les noms de nestoriens, d'euttj chiens, de jacobites et autres monopinjsilcs ; au lieu que si nous recherchons avec soin leurs véritables sentiments, toutes ces prétendues hérésies nous paraîtront imaginaires. En effet ils ne sont hérétiques que parce qu'ils ne s'expliquent pas à notre manière^ pour n'avoir pas étudié la théologie dans nos écoles. Il répète la même chose dans ses notes (p. 582) : Ce» hérésies, de la façon qu'elles sont aujourd'hui dans le Levant, sont imaginaires; et dans son Histoire critique (p. 95) : On trouvera qu'en effet le nestorianismc d'au» jourd'hui n'est qu'une hérésie imaginaire. Ce n'est pas ici le lieu de réfuter des propositions aussi étranges ; il suffit de dire que par quelques passages d'auteurs nestoriens (\m ont été rapportés dans le quatrième VO' lume (ci-dessus, dans ce tome), il est aisé de reconnaître que ceux des derniers temps ont été et sont dans les mêmes erreurs que Nestorius et ses premiers seclaleuis. Quehiu'un, siimn des impies et des sociniens, a-t-il dit jamais que le concile d'Éphèse condamna une hérésie imaginaire? Cependant ceux qui lisent ces décisions, el qui pensent en même temps qu'elles vienneiit d'un homme consomme dans l'érudition orientale, croient qu'il avait feuilleté plusieurs livres llicologiques des nestoriens; et un Anglais, qui le justifie, s'est appuyé de son témoignage. Or, comme il est de l'iulérèl public de connaître la vérité, de laquelle dépend l'autorité que doit avoir un écrivain qui avance des choses nouvelles, nous la dirons si cèrcment.
On doit donc ti-nir pour certain que M. Simon, quelque réputation qu'il ait eue pour les langues orien l.des, n'avait pa-; une opaiité telle qu'on se l'imagiiie. ÎSous ne parlons pas de l'hébreu, ni de ces critiques de l'ancien el du nouveau Testament, qui ont causé tant de scandale cl où tout ce (|ui est de lui, particulièrement son sysièms?: de l'école prophétique, à la ■ quelle il donne une entière autorité sur les livres sa-
(I) Voyez ci-dessus, dans la première partie de c« lome.
LiY. IX. dl:s canons conservés dans les églises dorient.
crés, a élé (également conircdil par les caiholiiiues et par les proteslaiils. Ce qu'on doil dire à pon lionneiir, est qu'il l'avaii eiilièreineiit réfiuniée sur les corrections de feu M. l'évêciue de Meaux, et que, par une nouvelle édiliun, il élail prêt de se rclracter publiquement ; si cela ne fut pas exécuté, il ne tint pas à lui. Il est vrai qu'il a révoqué en quelque manière cette rélraclalioa par une lettre sopp:)sée comme adressée à feu M. l'arclievèque de Paris, dans laciudle il jîrétend prouver que ceux qui avaient fait supprimer cet ouvrnge l'avaient ensuite approuvé, ne disant pas que ce n'était qu'après qu'il en avait relraiiclié une grande partie. A l'égard des autres langues orientales, il savait Irés-médiocreinent le syriaque, et s'il a cité dans ses notes sur Gabriel de Philadelphie des extraits de la Liturgie neslorienne, ils lui furent donnés en ce temps-là avec quelques autres par un de ses omis qui est encore plein de vie. Le manuscrit dont les premiers avaient élé tirés, avait élé acheté du prélre Élie, par léu M. Hardy, conseiller au Châtelct, savant dans les langues orientales, mort en 1672, et il s'e^t trouvé parmi les livres de M. Simon, mort en 1712, qui l'a eu ainsi entre les mains | endant quarante ans. Néanmoins lui qui citait fort volontiers , n'a pas cité plusieurs choses contraires à son système de l'hérésie imaginaire des nesloriens, qui se trouvent dans ce même manuscrit.
On dira peul-étre qu'il avait vu des livres théohigiques ; mais il n'en nomme aucun, et on est sûr qu'il n'en a jamais vu un seid. Car outre qu'ils sont fort rares, on n'en trouve presque qu'en arabe, et il n'en Bavait pas assez pour les entendre, non plus que ceux des jacobites, qui sont en très-grand nombre. S'il los avait lus, il n'aurait pas traité d'imaginaires ces hérésies, que ceux qui les soutiennent défendent si sérieusement, qu'ils disent analhème à S. Cvrilleel au concile d'Éphèse, à S. Léon et au concile de Calcédoine. Ainsi, pour décider, ccniuio fait M. Simon sitr les nesloriens, il parait qu'il n'avait lu que les pièces rapportées en lalin p.ir Pieire Slrozza, dans le livre de Dogwalibus tlialdœorum, qui sont très-mal traduites ; et ce que nous en avons dit ailleurs fait voir qu'il ne les a pas entendues. Enfin Makrizi, Mahométan, parle de ces hérésies beaucoup plus conformémeiit à la vérité que ne l'ait ce grand critique.
Il y a evl parmi les Orientaux quelques écrivains pacili(iiies qui ont voulu concilier les trois opinions qui partagent l'Orient, et nous en connaissons deux, Natif, fils d'Yémen, médecin natif de Bagdad, melcliile ou orthodoxe, et Amrou, fils de Matthieu, neslorien. Ils déflorent l'un et l'autre la division qui est entre les ciiréliens, sur ce qu'ils ne peuvent s'accorder louchant le mystère de rincarnation, ([uoiqu'ils conviennent eu tous les autres arlicios aussi dlfliciles à croire, conune entre autres, disent-ils, (jue l'Emliarislie est le corps ft le sang de JésmClirist. Mais ils ne traitent pas ces disputes comme des questions de Dom.
^ On peut dire la même chose que ce que nous avons
dit touchant les nesloriens cl les jacobites sur loua les autres points de religion et de discipline dont a parlé M. Simon, principalement les Liturgies. Il n'a presque fait iuqtrimer aucun ouvrage où il n'en parle ; ce ne sont qu'analyses, critiquas et rétlexions sur la diflérence des originaux et de l'impression de Rome. Nous ferons voir ailleurs qu'il s'est autant trompé sur celle matière que sur plusieurs autres. Mais ce que nous savons cerlaiuemcnt, est qu'il raisonne sur les Liturgies syriaques sans en avoir jamais vu aucune, sinon celles qui sonl imprimées à Rome dans le Missel pour les maronites, une très-récente dans la bibliollièque de Sorbonne, et quelques extraits que lui avait envoyés de Rome Fausle Nairon. Voilà tout le secours qu'il a eu p>iur critiquer les Liturgies. A l'égard de celles des Co|ihtes, il n'en a guère parlé, parce qu'il ne pouvait les lire ni en cophte ni ea arabe; il n'a pas connu que la grecque, imprimée sous le nom de S.Marc, était l'original de celles-là. Il n'avail lu aucun aulcur de ceux qui ont expliqué les rites ; et tous ceux que nous avons cités jwur prouver l'adoration de l'Eucharistie, le soin avec lequel elle est admiîiistrée, les précautions pour empêcher la profanaiion des espèces, cl tout le reste de la disciiiline orientale, lui ont été eulièremenl inconims. Ou a vu dans le volume précédent les témoignages de plusieurs autiîurs qui éclaircisscnl à fond celte matière ; les protestants diront-ils que ce sont des livres supposés, parce ([u'ilà n'onl pas été cités par M. Simon ?
H avait si peu de critique en ce genre, qu'il n'a cité aucun original ; car dans ses noies sur Je P. Da»dini cl ailleurs, toutes ses citations sont deux ou trois passages de Jean Maron , et des eon^litutioas des maronites, qu'il avait trouvés dans les livres d'Abraham Échellensis, ou dans des mémoires restés parmi les papiers du P. Morin. Jamais on n'a encore trouvé de manuscrit, ni même le nom de ce Jean Maron, sinon parmi les maronites, et il y a de grandes preuves que le commentaire qu'ils lui altribueat sur la Liturgie de S. Jacques est de Denis Barsalibi, jacobite; il en est de même de ces prétendues constitutions des maronites ; et voilà tous les auteurs orientaux qu'avait vus M. Simon. Parce qu'il avait lu dans le Voyage de Georges Douza et dans quelques écrivains protestants que Mèlèce éiait pairiarche d'Alexandrie du temps que Gabriel envoya des députés à Clément VIII, il décide qu'o/j ne voit pas que ce Gabriel, qui fuit une réunion solennelle en qualité de patriarche d'Alexandrie, ait jamais été patriarche de cette église-là. C'était en ignorer l'histoire entièrement, que de ne pas savoir que depuis le concile de Calcédoine il y a toujours eu deux patriarches à Alexandrie : le grec ou melchiie, et le cophle ou jacobite, tel (lu'était Gabriel.
Les régies générales qu'il établit sur les changements qui ont été faits dans plusieurs livres qu'on a imprimés à Rome pour les raaronjles, font croire qu'on n'en peut tirer aucun secours, parce qu'ils dtf-
1207 PEUPETUITÉ DE LA FOI SLIl
fèreiil eiilièrciueiU dos manuscrits. Cepciidanl il y a deiixreinan|ucsceil;»iiics à laire, qui dclruisenl presque loul ce qu'il adil sur ces livres, priiicipalon)eiil sur les Liturgies syriaques du Missel cliaklaique. La première est que celle éJiliou n'a pas élé faite par l'aulorilé du pape, puisqu'il n'y a ni bref ni privilège qui la confirme. Au conlraire, il paraît qu'on nel'approu- '•lit pas entièrement, parce que, dans la plupart des evemplaires, on ne tiouve pas une préface latine, où les maronites avaient inséré les louanges de leur prétendu S. Maron. II y a d'autres exemplaires où quelques noms de ceux auxquels les Liturgies sont attribuées ve trouvent effacés à la plume, et avec raison, puisqu'ils étaient hérétiques; comme Jean Barsousan et (|uelques autres, parce que apparemment quebiu'un avait donné avis de celle bévue. Ce Missel était imprimé en 4592, comme il paraît par la première puge ; et on ne le donna au public qu'en \59i, même il fui ensuite supprimé quelque temps. Ainsi il ne faut pas, comme fait M. Simon, attribuer à l'Église romaine les défauts qui peuvent s'y trouver, ni les change menlsqui y onl été faits; mais à quelques particuliers ou à des missionnaiies zélés, et peu capables de juger de pareilles matières.
La seconde remarque est que M. Simon suppose presque partoul que ces livres iniprimés à Rome ont élé altérés, principalement à rinvocation du S. -Esprit, ce qui n'est pas absolument vrai. Car dans celle de S. Jacques, l'invocation est précisément comma dans les manuscrits, et s'il y a quelque différence , c'est dans une parole qui répond litlcralement à celled»* KvaSsi'Ç/] , qui est dans le texte grec delà même Liturgie, et qui dans le style ecclésiastique syrien a la même signilicalion que dans l'original grec. De plus, dans le livre du Mhihlère diaconal, qui fait comme partie du Missel, il n'y a aucun changement; ce que doit dire le diacre y est tout entier, et il a un rapport nécessaire à l'invocation nullement altérée, mais conforme aux manuscrits. Cependant rien n'est plus fréquent dans les remarques sur le Voyage du Mont- Liban que les citations des manuscrits sur lesquels sont fondées diverses critiques, quoiqu'il soit certain qu'il n'en a consulté aucun, et en voi i une preuve manifeste. Dans ces remarques l'auleur donne une analyse de la messe des maronites, et c'est un abrégé de celle qui est la première dans ce Missel, attribuée à S. Sixte, pape. On ne sait pas par quelle raison ceux qui eurent soin de l'impression la mirent à la tète pour servir comme de canon commun à toutes les antres. Car il est certain que celle à laquelle les Syriens jacobiles et orthodoxes donnent cette préléience est celle de S. Jacques, qui est assez conforme à la grecque de même nom, dont l'église de Jérusalem et la plupart des autres de Syrie et de Palestine, où le service se faisait en grec, se servaient encore au douzième siècle. Celle de S. Sixte se trouve dans les manuscrits des jacobites; mais on n'en fait pas grand usage, et même on y trouve un défaut essenliel, qui est que les paroles de Jésus-Christ pour h con;ccra-
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ti:m n'y sont pas rapportées comme dans es autres , mais seulement en extrait ; sur quoi M. Siinou fait une remarque tirée des méiuoires que lui avait envoyés Fauste Naironi Nous avons parlé de celle sin gularilé, et nous espérons l'éclaiicir ailleurs d'une manière toute différente, mais entièrement conforme à la doctrine des Orientaux expliquée par Denis Darsalibi, auteur d'une des deux Lilurgies où se trouve cette différence, comme dans celle de S. Sixie. Ce n'était donc pas sur celle-là qu'il fallait former le plan général sur lequel M. Simon nous donne une analyse, d'autant plus ([ue ceux qui onl conmienlé la Liturgie syriaque, entre autres le même Barsalibi, onl pris pour leur texte celle de S. Jacques, même ce Jean Maron, qu'on a tout sujet de regarder comme un auteur supposé.
Avec de si f.tibles secours il était diflicilc d'expli (jucr les principales cérémonies ; cela irempéche pas tel auteur de s'étendre sur celte matière dans un grand détail, et d'avancer plusieurs principes, dont ceux qui ont examiné les livres orientaux qu'il n'avail pas vus, ne conviendront pas facilement. 11 établit par exemple rantiquité de la messe qu'il appelle des maronites p ir dessus celles des Grecs modernes, sur ce que l'aulre est plus simiile et moins chargée de cérémonies ; et il élend la conjecture sur les autres Liturgies orientales. 11 ea vrai qu'il n'y a que peu de rubriques dans l'imprimé de Rome, cl il y en a ordinairement encore moins dans les manuscrits ; mais on peut dire la même chose des Liturgies grecques , et même des messes latines, si on en juge selon les anciens exemplaires, tels que pourraient être ceux qui seraient écrits dans le huitième siècle. Cependant plusieurs auteurs grecs marquent et expliquent presque tous ces rites qui sont présentement en usage p.irini les Grecs. Nous avons aussi un grand nombre d'auteurs latins qui onl mis par écrit les rites qui s'observaient, (luoiqu'ils ne soient pas marqués daiis les Missels, lien ai de même des rites orientaux; ils ne sont pas expliqués en détail dans les Liturgies, mais ils le sont en d'autres livres. Ainsi presipie toutes les conjectures de M. Simon sur la nouveauté de diverses cérémonies lonibeni entièrement, parte (ju'elles sont martpiéos dans les Rituels, et dans les auteurs qui onl commente ies Liturgies. Par exemple il dit que celle avec laquelle les Grecs portent de la prothèse à l'autel le pain et le vin qui doivent être consacrés, n'est pas ancienne , parce qu'elle ne se trouve pas dans la messe des maioiiiie>. 7/s soH/,di;ii, beaucoup plus modestes, parce (jue dans le temps qu'ils ont plis leurs Ulurgïes des Grecs, ce grand apparat de cérémonies inutiles n'était pas encore en usage ; et ces', ce qui fait en partie que les Liturgies syriaques di/fèrent des Lilurgies grecques, parce que les dernières ont dégénéré de leur ancienne iimplicité. Cependant les Syriens ont une semblable cérémonie, et les Cophtes la font avec autant d'appareil que les Grecs, ainsi (pie les Éthiopiens cl les Arméniens, ce (jui se prouve |iar des aulorilé-. incontestables. Euli.i que sort pour don-