LIV. IX. DES CANONS CONSERV
lier une idé<i de la discipline liturgique d'Oiienl de citer la m^sse des maronites, puisqu'à moins d'ignorer enlièrcnienl la nialière, on ne peut dire que dans toutes celles qui sont imprimées, ni dans les manuscrit», il y en ait une seule qui leur soit propre? car toutes sont des jacobiles, comme il se prouve par tous les manuscrits. Il ne faut donc pas s'étonner si sur ces articles, ainsi qu'en plusieurs autres, on trouve dans cet ouvrage, dans le volume précédent, et en ceux que nous pourrons donner dans la suile, des choses contraires à ce que M. Simon a répandu dans tout ce (|u'il a écrit sur ces matières dans lesquelles son autorité ne peut valoir qu'à proportion des preuves qu'il donne, et on n'en peut pas moins doiuior, puisqu'il n'a jamais cilé d'aucun auteur oriental que ce qu'il en a trouvé dans Échellensis ou quelques autres.
11 emploie une autre sorte de preuve qui est capable de surprendre, et elle consiste dans des faits anecdotes, dont il a particulièrement rempli ses lelires et sa Dibliollièque clioisie ; et la plupart regardent des choses passées il y a plusieurs années, dont par conséquent il ne reste que peu ou point de témoins, les autres étant morts. Cepeiulantjepuis assurer, comme ayant eu une connaissance parliculière de la plupart de cesfaits, que tous ceux qui regardent la suppression de l'Histoire critique du vieux Testament, à lacjuelle feu M. révêque de Meaux eut la principale pan, particulièrement ce que M. Simon n'a publié qu'après la mort de ce prélat, comme s'il eùl changé d'avis sur ce livre, sont entièrement faux. Ce t|uii y a de vrai est que M. de Meaux n'en avait pas change, mais que M. Simon avait fait un changement cniier de son ouvrage. Plusieurs autres personnes ont remarqué qu'il n'y a guère plus de vérité dans (juanlilé d'autres laits sur des personnes, des corps et des communautés respectables. Ce n'est pas ceux-là que nous examinons, c'est ce qui regarde l'oglise orientale et la Perpétuité de la fut.
On sait que quand ce livre parut il en parla avec mépris; et comme il ne le pouvait pas attaquer sur le raisonnement, ni sur le fond de la doctrine, ce lut sur les attestations, dont il porta le jugement qu'il a inséré à diverses reprises dans ses lettres, sans jamais avoir satisfait aux fortes réponses qui lui furent faites. Il insistait donc sur le peu de connaissance que les auteurs avaient des langues et de la discipline d'Orient, ou des auteurs par les témoignages desquels il fjll.iil, disait-il, réfuter les calvinistes; sur ce qu'ils ne faisaient pas imprimer les attestations en langue originale, et de pareilles objections. Peu de temps après, il donna ses notes sur Gabriel de Philadelphie , puis sur le Voyage du Mont-Liban, où il épuisa toute son érudition; et cependant à l'exception des Liturgies nebloricnnes et d'un passage de celle des Cfiplites qu'un ami lui donna traduits, il n'a pas cité un bcul livre oriental. Les auteurs de la Pcipétuilé ne se piquaient pas de capacité dans les langues; mais tous ceux <iiii ont connu M. Simon iavcnl qu'il n'aur.iit ji'i