‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 40 sur 323 · Chapitre YII · texte numérisé non relu

Chapitre YII

Que ranleur de la Perpéluilé a en raison de ne pas prouver dans son traité rinfaillibilité de grâce (jui convient à r Eglise. Qu'il ne s'ensuit pas de là qu'on ne le puisse faire qu'avec d'extrêmes longueurs. Voie ridicule proposée par M. Claude, pour s'assurer ].romptemcni ae la créance de l'ancienne Eglise sur l'Eucliaiislie.

XllI* REM.VKQLE.

L'auteur de la Pcr|iéluiié ayant apporté pour raison A ce qu'il n'avait p:is pris pour principe rmfaillib.lilé de privilège ipii convient à l'Eglise, que celle infaillibdilé n'est pas une chose claire de soi-même, puis- (pTeile dépend uni(jnement de la volonlé de Dieu, et que l'Eglise n'éiant pas infaillible nalurelleinenl, c'est par des principes de foi. <ni par une longue suite de laisoniiemeiits (pi'on doit promer qu'elle l'est snrna- Uirellemenl , M. Cbnide en prend sujet de faire celle réllexioii : i Pour faire, dii-il, que celle raison soil bonne, il f;t.ul supposer que celle infaillibililé de grâce ne se peut prouver qu'avec luancoup de Imigiienr et de d'Uiculié, de quelque nianièrt; qu'un >'y j tenue,

soit jiar l'Ecrilnre, soii par le raisoniiomonl. C;ir si elle se pouvaii pnuiv.r eiairemeiil el biièvemciil p:ir l'Ecrilnre, l'rx< usi; d,;M. Arn:n;ld sérail vaine On iu! (lirail : l'-urqnoi l'ai:t. nr de la Perpéluilé mc i':.-l-i! pas é:a!»lie par les passages formels de l'Ecriture, poisipi'oM ne de.naiHle poini d,; raisonnemeiil où rEcrilnir s'explnpie forni.lleinenl? Il f.inl donc ipie sa raison, pour èlre ciHieriianie, suppose (ju'il est iin- Ito^sible à r.iniciir de la l>cr|:étiiilé d.; protiver l'iiir.illibiliiéde yràc(! s;ins s'eiig::ger dans <le> longueur-; cl dans des dillicullés cinbai ra^sanies. Or, ili; t aisé de voir {pi'il s'eiisnil de là ip-e ce; n'esl p ,s un piiiicipe itropre pour les plus simitles, qui ne sonl point capables d'une discussion longue et difficile. l'Ile n'est pour eux d'aucun usage , selon M. Arnanld , d'autant plus (pie lui-même nous a assuié qu'il faut des voies courtes el facih^s pour discerner la vérilablu religion et la véritable Eglise; dis voies qui cxempleiil les hommes de ces examens laborieux d<int rigiioraiice, la faiblesse de l'esprit, el les néces'';;é; de la vie rendent lant de peisaunes incapable-. De SOI te ipie ce principe de rinfaillibiliié de l'Eglise ne pouvant être prouvé ipi'avec beaucoup de long'uenr et do dilliciilié, ne sera bon ipie pour les docles , qui d'ailleurs n'en ont pas liesoin. piiisipi'ils peuvent assez par eiix-iiièiiies s'éel liiiird.-s doeliines particulières sans les secours de rauloiilé t

Tout ce discours de M. Claude n'.sl qu'un .'^o^vliisii'e qu'il est hou de développer. Il n'csi poinl besoin pour s'exempler avec raison de prouver l'iiif illibiliié de privilège ipii convient à l'Eglisi-, iprelle ne se piiisse prouver qu'avec beanconiide longueur. Il faut seuleinenl supposer que quoiipi'elle se prouve |iar des [lassages évidents de rEcritnre et par des raisnnnemeiils nés clairs , ces p.assages nèannioiiis cl ces raisonnements qui sont très-évidents aux personnes bii-ii disposées, ne le sont pas aux personnes opiniàlres et prévenues, et ne laisseiil pas d'èSre coinlialius par de, vaines snblililés «pii ne sauraient èlre déinè.'ées (pi'ayec beaucoup de discours, (|iii ne persnadenl pas-toiN jours ceux qui ont l'esprit obscurci par divers préjugés.

Ainsi railleur de la Perpétuité a eu raison de ne se pas fonder sur l'iiifaiHibililé de l'Eglise, non qu'il méprise ce moyen (car il l'estime au contraire infini ment), mais parce qu'il jugeait utile d'en tenter un autre ipii n'avait point besoin d'ôlre mêlé avec crliii-là, el qu'en les joignant cnsemlde c'aurait éié enangnienter sans fin l la difficulté el la longueur, et donner sujet aux ministres de les éluder tuis deux.

L'argument lire de rinfaillibilité de l'Eglise csl excellent. 11 peut être proposé avec assez de brièveté, et être mis enéiat de convaincre les pei s nines qui cherchent siiicèremeiU la vérité. Si les calvini-les obli-« geiit de ré;endre davantage par leurs vaines objections , ils n'en délruisenl néanmoins ni la forceni l'évidence. Mais quelque évident (pi'il soil , il ne converiil pas elfeclivemeni tous les cahinistes. Il est donc utile d'en proposer d'autres, et ces aiilres que l'on propose ne doivent pas cire appuyés sur celuilà , ni le supposer comme un principe conslant , aiiirement ils ne feraient pas l'effet qu'on désin;. Le trailé de la Perpéluilé csl une de ces antres inélliodes (pi'il est tiùle de leiiler. On a eu dessein de faire en sorte qu'il subsistât par lui-même. C;ir on n'y suppose pour principe (prune véiité dont tout le monde convient , (jui esl qu'il y a quelquefois un amas do circonsiances qui fait croire qu'un événement est impossible, cl qu'on n'en peut avoir une e lière ferliliide. Ce principe esl induliitalile, puiscpie c'est le fondement de louie la cerlilude que nous avons des faits que nous n'avons pas appiis par nos sens, el c'est ce qu'on a appelé Vinl'aillibilité populaire. Il ne s'agit plus (|oc de prouver que le changement de créance dans la matière de l'Eucharislic, supposé par les ministres,

nÉrONSE CÉNÉilAI.E AU NOUVEAU LÎVRG DE M. CLAUDE.

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