‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 52 sur 323 · CHAPITRE U · texte numérisé non relu

CHAPITRE U

Examen général des preuves emploijées. par les auteurs de la Perpétuité, leur force et leur usage. Parmi loulos les manières d'éclaircir la vérité qui ont été mises en usage depuis la division de TÉglise par le schisme des protestants , il n'y en a point qui soil plus sûre, plus simple et pins à la perlée de tout lé niniiiie, que celle dont les auteurs de la Perpétuité se soûl servis dans la question qui regarde l'Eucliar'istie ; el elie s'étend également à tous les autres articles (jue les premiers réformateurs prirent pour prétexte de leur séparation. C'est une espèce de discussion dont toute perspiuie est capable; au lieu que celle qui consiste dans l'examen des différentes interprétations qu'on peut donner aux passages de l'Écriture sainte et des anciens Pères ne peut être faite que par les savants. Un miiiislre habile el subtil trouve moyen d'obscurcir ce qu'il y a de plus clair dans l'Écriture et dans les Pères: el ce que les luthériens el les calvinistes avaient fait à l'égard des points sur lesquels ils se sont éli ignés de la doctrine reçue jusqu'alors dans l'Église touchant les sacrements , les sociniens l'ont (bit à leur égard , atlai|uanl par les iiiémes principes la Trinité et la divinité de Jéstis-Clni^t , sans qu'on leur puisse reprocher qu'ils se soient écartés de ceux qui lont le fondement de la réforme. Il a fallu que les <!alvinistes employassent contre eux le secours de la tradition qu'ils ont renversée; el le Consentement de tons les siècles à rejeter les erreurs des sociniens est le seul moyen de les attaquer avec quelque succès. Ainsi, quand les auteurs de la Perpétuité se sont servis du même argument contre les calvinistes , ils ont fait ce que tous les protestants ont souvent fait cl fout tous les jours pour combatlre les ennemis communs du christianisme. La clarlé de l'Écriture sainte par elle-même, grand principe de la théologie des prétendus réformés, ne sert de rien en celle dispute. Un socinien croit voir aussi clairement que les passages cilés ordinaireniput pour établir la divinité de Jésus- Christ prouvent toute autre chose , qu'un calviniste croit voir que ceux dont nous nous servons pour prouver Is présence réelle ne la signifient point. De longues recherches de critiques , des hébraïsmcs , des comparaisons de passages, des raisonnements sur des expressions, ne sont pas à la portée du vulgaire, qui ne les entend pas : il croit les entendre , parce {|u'il s'en rapporte à ses ministres, qui , sur de pareilhîs matières , peuvent tout persuader à des ignorants entêtés et prévenus en leur faveur. On a beau détruire les f;>usses explications de l'Écriture el des passages des auteurs anciens , par lesquelles les protestants entretiennent leurs peuples dans l'erreur et dans le schisme , comme il n'arrive presque jamais que ceux qui sont à la tête dim parti se rétractent, el que les chicanes les plus puériles ou des répétitions de choses cent fois réfutées passent pour des réponses , un calviniste pressé, et qui ne sait que répondre à une forte objection , croit que son ministre y a répondu , ou qu'il y répondra bien.

La preuve tirée du consentement général des églises est entièrement d'un autre genre. Chacun en csi capable , et il ne faut pas plus de théologie pour examiner si les Grecs et tous les Orientaux croient la présence réelle , que pour savoir s'il y a une ville d() Constaulinople , une Alexandrie , une Rome. Tout homme peut comprendre qu'il est impossible que le» siècles et les pays les plus éloignés s'accordent siirde certaines expressions, sur des cérémonies qui les déterminent, el sur une forme de culte extérieur, à moins (ju'il n'y ail une entière conformité de sentiments. Chacun peut entendre la liaison nécessaire qui est entre la créance intérieure et la forme extérieure du culte, qui est la discipline, linterprète la plus certaine de la doctrine. H n'y a personne , qui , entrant durant la Liturgie dans une église de Grecs ou d'autres Orientaux, ne reconnaisse aux cérémonies et aux prières qui sont en usage , tant pour la consécration de l'Eucharistie que pour la- communion , qu'ils sont persuadés qu'il y a sur leurs autels autre chose que du pain et du vin. Quelques détours qu'aient pu donner les plus habiles ministres aux prières de ces églises séparées, pour en éluder la force par des interprétations ingéfiieuses, tout homme qui verra toute une assemblée prosternée quand le prêtre, montrant le disque sacré sur lequel est rEucharislie , cric en même temps : Sancla sanctis, ne doutera pas qu'on i:e l'adore; et si on l'adore, il faut nécessairement qu'on croie que c'est véritablement le corps el le sang de Jésus-Christ. Par cela seul, on peut reconnaître que toutes les inlerprétatioïis qu'on donne à leurs prières et aux principales parties de leur Liturgie sont forcées, si on les veut tourner à un autre sens que celui de la présence réelle.

De même, quoique nouslrouvionsdansles livres des calvinistes des termes qui paraissent Irès-expressils pour signifier une parlicipalion réelle du corps de Jésus-Christ , quelque modestie qu'ils observent dans la célébration de leur cène, il est aisé de rcconiiaiire qu'ils ne croient pas qu'il y ail autr« chose que le pain et le vin ; d'autant plus qu'ils ne souiïrenl aucune des cérémonies que pratiquent ceux qui croient ce que l'ÉgUse catholique croit sur ce sujet , et que les premiers réformateurs les ont toutes abolies , comme superstilieuses el idolàtriques.

La force de l'argument tiré du consenlement général el perpétuel de toutes les églises sur les articles contestés entre les catholiques et les prétendtis réformés , ne s'étend pas moins sur tous les autres que sur celui de l'Eucharistie. Leurs premiers chefs abolirent les anciens usages de l'Église , sous prétexte qu'ils avaient été introduits par les papes , contre la pratique et la doctrine des premiers siècles. Quand on voit donc que ces mêmes choses ont toujours été et sont encore observées exactement par les chrétiens de l'église grecque , comme établies sur ia tradition apostolique; «pie les nestoriens , séparés depuis près de douze cents ans.les jacobites, dont la séparation a commencé au concile de Calcédoiiic, tculcs les églis^i

MV. I. EXAMEN DES EGLISES D'ORIENT AU SUJET DU CONSENTEMENT, etc.

de diflerenlcs langues comprises sous ces deux sectes, sont dans la même pratique, on reconnaît aisément que le retranchement de ces prétendus abus est fondé sur une fausse supposition. Ensuite, pour peu qu'un liomme qui cherche la vérité y fasse réflexion, il aura peine à comprendre que ce qui a été pratiqué par les chrétiens des premiers siècles, et qui l'est encore dans toutes les églises d'Orient, puisse être traité d'abus et du superstition. Celte réflexion doit produire en lui une juste défiance de la bonne foi et de la capacité des plumiers réformateurs ; et quand il aura examiné les autres motifs dont ils tâchèrent de justiûer leur sépar?ition , il ne les trouvera pas mieux établis.

Aussi Érasme et plusieurs catholiques, qui vivaient ijjins le lem])s auquel la réforme commença à éclater, leur reprochèrent d'abord la témérité et l'impiété , sans laquelle on ne pouvait condamner comme des abus et des stiperstuions ce que les plus grands saints, les maîtres et les docteurs de l'Église avaient constamment enseigné et pratiqué ; que tous les vrais chrétiens souhaiteraient toujours et demanderaient que les abus qui pouvaient s'être introduits fussent corrigés , mais qu'il ne fallait pas pour cela renverser les autels, piller les églises, prendre les biens des monastères destinés à la nourriture des pauvres, abolir le sacrifice non sanglant, conservé dans toute l'Église depuis tant de siècles, supprimer les jeûnes et tous les exercices de pénitence , retrancher la confession des péchés, ouvrir les portes des monastères à de mauvais religieux ou religieuses qui avaient été consacrés à Dieu par des vœux solennels, les marier contre toutes les lois divines et humaines , fouler aux pieds l'aulorjlé des évêques , pour la mettre entre les mains des laïques, des princes, ou d'une populace ignorante et tumultueuse , avoir en horreur le signe de la croix et les images sacrées. Enfin ils nionlrérent que tout ce que les premiers réformateurs ont voulu faire regarder comme l'ouvrage de Dieu n'était (|ue fureur, impiété, sacrilège et ignorance.

Georges Cassandre , théologien d'un grand mérite , et qui avait un caractère singulier de douceur et de charité , avec une capaciié supérieure à celle de la plupart des autres théologiens de son temps , s'est servi pareillement de l'arginnent tiré de la conformité le la discipline des premiers siècles dans la célébralion de la Liturgie, et à ce dessein il fit plusieurs recherches très- curieuses, comprises dans le traité qu'il appela Liturgica. 11 n'y rapporta pas seulement divers extraits des anciens offices de l'Église occidentale, il y joignit ce qu'il put trouver alors louchant le» rites de l'église orientale; et quoique ce qu'il en a dit ne soit pas aussi ample ni aussi exact que ce qu'on a découvert depuis, cela suffisait néanmoins pour renverser tous les systèmes de la réforme.

Aussi les protestants n'ont jamais absolument nié que le consentement général de toutes les églises ne lïit d'une grande autorité dans les disputes sur la religion. Il est vrai qu'il y a beaucoup d'apparetice que l?urs premiers maîtres n'y avaient pas pensé; Tanli-

quilé ecclésiastique n'était pas alors assez connue , ci si e:ie l'avait été comme elle e,«;t présentement , ils n'auraient jias vniisemblahlement touché à p!usiein-s points de doctrine et do discipline qu'ils ont renversés comme des nouveautés, quoiqu'ils fussent aussi anciens que l'Église; et nos théologiens auraient plus facilecnenl défendu la fui qu'elle enseigne, s'ils s'étaient conicnlés de la soutenir par la tradition et par la prati(iue constante des chrétiens de tous les pays et de tous les siècles.

Mais au moins les ' alvinisles sont convenus de la vérité du principe, et il y a déjà plusieurs années qu'ils ne nient plus que si toutes les églises du moud ■ s'accordent s-ur les poin's conlesiés avec les catholiques» la dispulc était lerminée. Ils se sont réduits, suivan* la méthode de M. Claude , à nier ce consentement général ; et jamais homme ne l'a nié avec plus de hardiesse que ce ministre. Auberiin et quelques autres n'étaient pas entrés dans le détail de celte question , car ils sentaient la faiblesse des preuves qu'ils pouvaient employer pour montrer que toute l'église grecque de notre temps était dans leurs sentiments sur l'Eucharistie , encore moins pour trouver cette conformité entre eux et les églises d'Egypte , de Syrie , de Perse, d'Ethiopie et d'autres séparées de communion de l'église grecque. On ftiit croire ce qu'on veut à ses disciples , et à des ignorants , sur des passages d'anciens auteurs , embarrassés par de longs commentaires : ces auteurs ne parlent plus. Mais cette église grecque, celle d'Alexandrie , qu'on appelle des Copines ou Égyptiens, celle d'Ethiopie, des nestotoriens, et toutes les autres subsistent, et elles ont parlé par la bouche de leurs patriarches, de leurs évoques, et des simples laïques qui savent leurcréancoi Ainsi on ne peut tromper personne sur ce qui regarde des églises entières qui subsistent comme celles-là. Ou lésa consultées, elles ont expliqué leur créance de la manière la plus authentique et la plus solennelle; et les auteurs de la Perpétuité de la foi ont donné au public toutes ces réponses. M. Chuuie ne s'est pas rendu pour cela ; Tous ces gens-là, dit-il, sont latinisés; les alteslalions sont fausses ; elles ont été obtenues par de mauvaises voies ; on les a fait signer à des ignorants, qui signent tout ce qu'on leur présente, pourvu qu'on leur donne de l'argent. Voilà ce (pi'it appelait répontf/e à l'autorité de ces pièces , sans alléguer la moindre preuve du genre de celles dont on se sert quand on s'inscrit en faux contre un acte. En même temps, lui qui rejetait ceux qui étant expédiés dans la forme la plus authentique , sont légalisés par les ambassadeurs , les consuls et autres personnes publiques, voulut faire valoir l'aulorité d'une pièce informe, comme était la Confession de Cyrille Lucar , ses lettres furlives à des ministres, desemblables leltresde M. Ilaga; des réponses ambiguës de quelques Grecs vagabonds, le témoignage d'un M. Dasire. Enfin il a toujoui s persisté à nier qu'aucun Grec , s'il n'était latinisé , admit la présence réelle , la transsubstantiation et l'adoration de l'Euchariblic.

SI

PERPÉTUITÉ DE LA FOI TOUCH\NT L'EL'CIIAUISTIE

Par conséquent toute la dispute est réduite à la question de fait. Quand M. Claude prouvait ces ^radoxes par des raisonneinenls en l'air , les Grecs les dénuîsaicnl en faisant imprimer des livres en Moldavie , qui établissaient tout le coiitrairo , pour ne pas parler de la Confession orthodoxe imprimée quelques années auparavant en Hollande , sans que les caiholiiiues y eussent aucune part , non plus qu';"» la dernière édition qui en a été faite à Leii)sik , avec la traduction d'un luiliérien. 11 est étonnant qu'après ime conviction aussi manifeste d'ignorance et de hardiesse sur ce qui regarde les Grecs et les Orientaux séparés de leur coinmunLon , on puisse encore copier de semblables faussetés , et en faire le fondement de disputes sérieuses. Les Monuments authentiques du sieur A. ne doivent pas être mis dans ce nombre : il paraît que plusieurs personnes raisoivnables désapprouvent et condamnent la manière dont il a traité les catholiques, surtout ceux à qui par une espèce de droit des gens on doit porter respect. Ce n'est pas par des injures, par des calonrinies et par des faussetés que l'on défend la vérité. Les savants sont encore moins contents de trouver tant d'ignorances grossières dans im ouvrage assez médiocre, pour ce que l'auteur y a mis du sien. 11 ne faut pas néanmoins insulter si fort à cet écrivain , et prétondre justifier le ministre Claude. Celui-ci avait assuré avec une telle hardiesse que les Grecs ne croyaient rien de semblable à ce que nous croyons, et il l'avait répé>é tant de fois , qu^ni néophyte le pouvait croire. En cela H n'a fait que ce que tous les ministres , et généralement les calvinistes , ont fait en approuvant , en louant et en copiant cette proposition de M. Claude qui était tellement nécessaire à son système, que si elle se trouvait fausse, il était entièrement renversé. On aurait de h peine à citer queUpie écrivain autorisé dans leur communion qui IVût dés.ivoué , quoique plusieurs aient dit en particulier à leurs amis qu'il s'était engagé dans un embarras d'où il ne s'était pas tiré à son honneur.

Quels éloges n'a-l-il pas reçu et ne reçoit-il pas encore tous les jours? Il a cependant dit en substance tout ce que l'autre a cru, à son exemple, pouvoir dire en détail. Il a assuré que tous les Grecs qui reronnaissaieiit le dogme de la transsubstantiation étaient de faux Grecs. L'autre, sur son témoignage, a assuré que Gennadius, que Coressius, Gabriel de Philadelphie, Grégoire protosyncellc, Partlié. i;is-le-Vieiix, le dernier de ce même nom , patriarches de Constantinople, Dositliée de .lérusalem et tous les autres l'étaient. Si le ministre Claude a eu raison , le sieur A. no l'a pas eue moins que lui. Car si la proposition du premier est fausse , sa témérité est beaucoup moins excusable, puisqu'elle attaque toutes les églises, au lieu que l'autre attaque les particuliers. C'est une hardiesse insupportable, et qui serait punie par les lois, que d'accuser un particulier sans la moindre preuve, cl c'est ce qu'a fait le sieur A. Ce n'en est pas une moindre d'imputer des faussetés notoires à toutes les églises d'Orient, et n'en prouver aucune; car on ne

dira pas que M. Claude ait ndcux ppouvé ce qu'il avance coutre tous les Grecs, que l'autre a prouvé que tous ceux qu'il attaque en particidier étaient des papistes. Si donc M. Claude ne s'est pas engagé dans les preuves de ce qu'il disait touchant les Grecs , il a été plus prudent que l'autre, mais il n'a été ni mieux instruit ni plus sincère.

Oïl croit avoir montré assez clairement dans la Défense de la Perpétuité la fausseté de tout ce que les calvinistes ont avancé sur cette matière; mais on n'y a pu éclaircir en déUiil la foi et les principaux points de la discipline de ces églises séparées. Il paraît assez parce que M. Claude en a écrit dans tant de volumes qu'il n'en avait pas la moindre connaissance , et il ne s'en faut pas cloimer, car aucun prolestant n'a écrit raisonnablement sur celte matière. On l'a voulu éclaircir par des témoignages de voyageurs et di; géographes, ou par des extraits de ceux qui ont écrit touchant les hérésies ; ce n'est pas de celte manière qu'une question aussi importante doit é;re traitée. C& n'est pas non plus sur de simples attestations, quoirpite certaines et authentiques , qu'il faut établir ce qu'on doit croire de la foi et de la discipline des églises. Il faut des preuves suivies, et (jui se soutiennent par une liaison réciproque et par une exacte conformité avec la tradition de toute l'Église. Comme donc , par les raisons qui ont été dites , cela n'avait pu être fait par les auteurs de la Perpétuité, que dans la Défense il n'était guère possible de le faire sans trop grossir uii ouvrage dans lequel on avait dessein de n'entrer dans le fond de la question qu'autant qu'on s'y trouverait engagé par l'auteur qu'on réfutait, on tâchera de recueillir dans ce traité les principaux point-s de dogmes, de discipline et d'histoire, qui peuvent donner une idée vraie et certaine de ce que croient les églises grecques et toutes celles d'Orient.

On espère, nonobstant qu'elle soit fort ample, éclaircir la matière autant qu'il sera nécessaire par des preuves de fait, et par des pièces originales dont on a eu un assez grand nombre. Outre plusieurs pièces grecques imprimées ou manuscrites, dont quelques-unes ont paru depuis peu, nous emploierons seulement l'autorité des livres qui sont reconnus comme orthodoxes par les Grecs modernes.

A l'égard des Orientaux, il n'y a aucune église dont nous n'ayions eu plusieurs Liturgies , des livres de prières et des confessions de foi. Nous nous servirons aussi des témoignages de leurs théologiens ; car il y en a plusieurs jacobites, nesloriens ou melchites, qui se trouvent dans les bibliothèques, et qui ne doivent pas être inconnus aux savants protestants , puisqu'ils sont dans les catalogues de celles d'Angleterre et de Hollande. II se trouve aussi des historiens , des anciennes collections de canons et de constitutions ecclésiastiques, des conmientaires sur les Liturgies, des Pénilentiamc , des Pontilicaux , ci plusieurs autres livres semblables, la plupart anciens de (|uelques siècles au-delà du schisme des prulestanls. Ce sont là les pièces desquelles nous tirerons ce qni enircra

MV. I. EXAMEN DES EGLISES D'ORIENT AU SUJET DU CONSENTEMENT, ne.

dans ce irailé, el non pas de lémoignagcs suspects, au nombre desquels on doit inetirc ceux de plusieurs auteurs qui ont parié en général des religions ou des lié.csies ; ou de vo)T>geurs peu instruits des matières ecclésiastiques, qui sont cependant presque les seuls témoins que les protestants citent dans cette dispute. On no fera pas en cela de distinction entre les catholiques et les protestants ; car parmi les premiers il se trouve plusieurs auteurs qui ont avancé des faussetés insoutenables. Tels sont Gui de Perpignan , carme , Pratéolus, Alplionse deCaslro, Sixte de Sienne et Possevin, qui copiait indiffcrcmmcnt ce qu'il trouvait dans les autres. 11 y a beaucoup d^iulcurs plus anciens qui ont écrit contre les <îrccs, desquels on ne peut tirer de grands éclaircissements, parce qu'ayant écrit d.ins des temps d'ignorance, et lorsque la haine des Grecs contre les Latins était plus vive, ils ont reproché aux Grecs plusieurs erreurs et hérésies qu'ils ne connaissaient pas, comme les autres ont de leur côié répandu dans leurs écrits plusieurs calomnies contre les Latins.

Page 1