‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 67 sur 323 · LIV. II. ACCORD DES ORIENIAUX AVEC L'ÉGLISE ROMAINE · texte numérisé non relu

LIV. II. ACCORD DES ORIENIAUX AVEC L'ÉGLISE ROMAINE

renseigne clairement el d'une manière qui ne souffre aucun commentaire, n'a point mis d'autre litre que celni-ci Trepi //.uŒTyjpiùSouî cûfiuroç, du corps saciamenlel. Si le mot de représentatif s'entend suivant le sens des calvinistes plutôt que des luthériens, nous assurons les lecteurs qu'un autre Éthiopien nommé Pierre, qui était à Paris il y a plusieurs années, nous a dit tout le contraire, et nous l'a prouvé par un exemplaire écrit à la main de la Liturgie, qu'il portait avec lui. Il est étonnant que M. Ludolf , qui ciie tant d'Éthiopiens , n'ait pas marqué le mot dont Grégoire se servait pour signifier le reprœsenlalivum qu'il nous a donné en lalin. Nous ne savons pas celle langue avec autant d'exactitude que lui; mais nous en savons assez pour soutenir qu'il n'y en a aucun employé dans les Liturgies, ou dans les livres théologiques qui réponde au sens qu'il fait comprendre par le mot lalin.

Il a fallu entrer dans ce détail afin que dans la suite les protestants ne prétendent pas nous ciler l'aulorilé de M. Ludolf sur ce qui regarde la créance des Élliio|iiens, puisqu'il l'a représentée Irès-imparfaitenient et irès-infidclement, quoique par les autres travaux qu'il a faits pour éclaircir leur langue il ait rendu de grands services au public. Mais il devait s'en tenir là, et reconnaître de bonne foi que pour faire une histoire d'Élhiopie, ce qu'il avait trouvé dans un 1res pelit nombre de livres du pays ne suffisait pas , encore moins pour expliquer la religion, la liiérar-

cliie et tout ce qui a rapport au dogme et à la discipline des Éthiopiens. Ces citations infinies , trop familières aux savants du Nord pour faire croire qu'on a lout lu jusqu'aux auteurs les plus méprisables, n'fint pas beaucoup servi à éclaircir la matière. Son Histoire était à peine imprimée lorsqu'il vint à Paris, et peu de savants l'avaient vue. Il leur communiqua le dessein qu'il avait d'y joindre un Coin ■ mentaire, sur quoi il consulta ses amis, du nombre desquels j'étais. On lui dit qu'avant toutes choses il devait étudier ce qui regardait l'église jacobite d'Alexandrie, dont il n'avait aucune connaissance, comme il a fait assez voir par les mauvais mémoires qu'il en a donnés aux continuateurs de BoUandus. Ils auraient ménagé les louanges dont ils l'ont comblé dans leur préface, s'ils avaient su sa mauvaise foi à dissimuler les preuves les plus certaines de la créance des Éthiopiens sur l'Eucharistie et sur les autres points contestés avec les protestants. Feu M. Piques, docteur de Sorbonne, savant dans les langues orientales, lui écrivit sur ce sujet des lettres très-forles, ce qui rompit ensuite leur commerce. Il m'en arriva autant, parce que je lui fis donner sur cela quelques avis qui ne lui plurent pas. On verra plus en détail dans une dissertation particulière sur l'église d'Ethiopie toutes les fautes de M. Ludolf, et on reconnaîtra par des preuves de fait et des autorités incontestables, son ignorance et son peu de sincérité dans ce qui regarde la religion des Éthiopiens.

LimE SECOJYD,

DANS LEQUEL ON FAIT VOIR LE CONSENTEMENT GÉNÉRAL DES GRECS ET DES AUTRES CHRÉTIENS ORIENTAUX AVEC L'ÉGLISE ROMAINE, SUR LA DOCTRINE DE LA PRÉSENCE RÉELLE ET SUR L'ADORATION DE L'EUCHARISTIE.

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