‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 7 sur 323 · LIVRE rUEMIER · texte numérisé non relu

LIVRE rUEMIER

pxprcsses, n'ose pas sciilctncni soiilcnir lianteinciil dans celle dernière réponse fiu'il n'en a point encore parlé ; m:ns f:iit de celle prétention le fondenieiil de l(Mil son onvnge , cl passe jusqu'à cet excès d'iinpiil r à l'aiileiir du livre de la l*er| étuité, qu'il ny a que lui qni rail ftiil entrer dans la dispute sans autre ratsoti que parce qu'il veut qu''il y soit.

Après cet écl:iircissenicnt, je voudrais bien demander à M. Claude coinmeui il a pu dire que c'est mal à propos el contre la bonne foi que l'on a voulu faire croire au monde qu'il s'aqissail aussi de la présence réelle, et comment il a pu se mettre dans l'cspril une si étrange lirétention.

Et quoi ! n'est-il pas permis h un auteur qui établit nn argimienl sur un fait imporlant de prouver ce fait qu'd a avancé? Or, ce fait que les és:lises scliismati- «pies se sont trouvées au lenips de Bérenger <lans la créance de la présence réelle est le fondement de tout le pn^mier traité.

IV'<j6l-il pas permis de prouver un fait qui est nié par plusieurs ministres et par celui même contre qui l'on dispute ? Or ce lait est nié et par Auhertin et |iar plusieurs autres minisires el par M. Claude même.

N'est il pas permis à nn catholique de prouver un fait, qui mine le livre d'Aubertin, et qui prouve que Itîs calvmisies sonl hérétiques? Or, l'on tire nécess lirement l'une et l'autre conséquence de la preuve <le ce fait.

Que veut donc dire M. Claude avec ses reproche-, que l'on change l'étal de la question, el que l'on y fait entrer la pré-cnce réelle parce qu'on le vent ? El comment n'a t il |as vu qu'ils contenaient une injustice si grande qu'elle paraît incroyable? Car ce n'esl pus en accordant que les Grecs crnienl la présence réelle qu'il prétend nous empêcher de traiter ce point, c'est en continuant de le nier. De sorte que c'est comme s'il disait clTectivcment : Je veux nier tant qu'il me l>laira que les Grecs croient la présence réelle ; mais je ne veux pns que vous le prouviez, parceque cela •n'incommode. Je veux être le maître de celte dispute, el je prétends avoir droit de vous interdire de traiter toutes les maiièros qui m'embarrassent. Mais si M. Claude est assez peu équitable pour nous vouloir imposer de telles lois, on lui déi lare que l'on n'est pas résolu de les recevoir, et l'on prétend au contraire être en droit de le réduire lui-même à l'état véritable de la question dont il làclie de s'écarter.

On lui réiièie donc encore que tonle celte dispute se réduit à ce syllogisme . qui renferme tout le premier traité. «Si toutes les sociétés schismatiqucs se sonl trouvées unies au temps de Bérenger dans la créance de la présence réelle, il est impossible qu'elles soient venues à cet étal par innovation, et par changement de créance. Or elles s'y sont trouvées. Donc elles n'y sont point venues par innovation.

El comme cei argument ne se peut détruire qu'en niant 00 la cousé(|uence de la majeure, ou le fait que l'on avance, l'on en conclut contre lui que n'ayant point désavoué ni comballu dans son livre celle conséquence , et protestant (|u'il n'a point parlé de la présence réille, qui est l'unique fail nécessaire à la conclusion ; il est clair que tous ses reproches sont inutiles, illusoires et trompeurs, el que malgré tous .ses efforts le livre qu'il a combattu subsiste dans toute sa force, et en reçoit même une nonvelh; par la conviction évidente de l'impuissance où M. Claude s'est Iniuïé d'y répondre raisoimablement.

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