‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 70 sur 323 · CHAPITRE II. Des nouvelles preuves de la créance des Grecs, depuis · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. Des nouvelles preuves de la créance des Grecs, depuis

la fin de la dispute touchant la perpétuité de la foi.

Après que nous avons fait voir que le ministre Claude el tous ceux qui ont écrit contre la Perpétuité de la foi n'ont rien opposé que des faussetés ou des calomnies à l'autorité des actes produits dans le cours do la dispute, il faut examiner si la suite de plus de treille années n'a rien produit qui ptil faire connaîtra la fausseté des faits et des actes produits par les catholiques, sur quoi il y a eu de si grandes contestations. Il aurait été fort extraordinaire que tant de confessions de foi, des altestalions solennelles, dos livres entiers et plusieurs faits publics, eussent été supposés, et que dans un si long espace de temps ou n'cîitrien découvert qui pût éclaircir la vériié. Il n'eu fallut pas tant pour reconnaître la fausseté de la Confession de Cyrille Lucar. Quand elle ne parut d'abord qu'en latin, les .savants n'y eurent pas beaucoup d'égard, sachant assez qu'iui acte de celle nature ne pouvait pas être authentique, étant donné en latin par un patriarche de Conslantinople. Les Grecs qui connaissaient le caractère de cet apostat, et qui savaient ses liaisons secrcles avec les calvinistes, ne doutèrent point qu'il n'en fût l'auteur. C'est pourquoi Mallhiou Caryophylle, sans attendre qu'elle parût en grec, en (i la réfutation imprimée à Rome.

Lorsque cette Confession eut été imprimée à Gc nève eu 1633, tous, à l'exception des calvinistes, la regardèrent comme suspecte, les luthériens aussi bien que les catholiques. Grolius, plus capable d'eu juger que Rivet, Diodati, et tous les professeurs de Hollande et de Genève, reconnut d'abord qu'il n'était pas possible que ce fût la Confession de toute l'église grecque, comme disait faussement Cyrille. Car les personnes tant soit peu versées dans l'antiquité ecclésiastique savaient assez la créance et la discipline des Grecs pour n'être pas trompées par une imposture aussi grossière. On voyait bien que cette Confession ne pouvait être colle de l'église grecque, à moins qu'il n'y fût arrivé un clwngcment total dans la foi, aussi bier

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