AUX AVEC L'EGLISE KOMAINE
sur l'autel, si ce n'est à l'hostie consacrée; il ne la quitte point de vue, il la regarde comme Jésus-Christ présent; on ne l'appelle plus que le corps et ie san.;^ de Jésus-Christ; ensuite o.-i Télèvc, le peuple l'adore, et on distribue la communion en la manière que nous dirons ci-après.
H est donc très-certain qu'après l'invocalion les Grecs et les Orientaux croient la conséer.ition co.isommée, qu'ils consiilèrcnl les dons proposés comme tout autre c!:03e que ce qu'ils étaient auparavant, et que selon leurs théologiens, leurs Rituels et ceux qui ont expliqué les cérémonies en détail, ce changement est fait alors indépendamment de la communion, qui n'est distribuée que. quelque temps après, parce que leur Liturgie est fort longue. Selon le sentiment de M. de Saumaise, ce changement, comme il l'explique, n'est pas encore fait, et il ne peut être fait qu'après la communion, et c'est aussi ce que doivent supposer les protestants luthériens et calvinistes. Les Grecs et tous les Orientaux cn;ient qu'il est déjà fait, puisque dès ce moment ils rendent à l'EucLarislic le même honneur qu'au propre corps de Jésus-Christ; et, par uneconsé([uencc certaine, il faut qu'ils croient ([ue ce changement est réel et tout différent de celui (jui laisse la matière dans l'état où elle était avant la consécration.
On sait bien que l'autorité de .M. de Saimiaise c. t fort médiocre en matière de controverse; el quoiiju'il ait écrit un juste volume contre la tr.inssubstanliation, à peine ose-t-on le citer, non plus que ses autres ouvrages polémiques. Mais il se trouvera peulétre des personnes assez prévenues des préjugés de leur religion, et d'un grand nom comme celui-là, pour croire sur son témoignage qu'on trouve dans la Liturgie égypiietnie ce (pii n'y est point; tl'autaiit plus que ceux qui ont imprimé celte lettre après sa mort, ont donné ce passage corrompu en français, en latin el en arabe.
Les mêmes Liturgies, du nombre desquelles est celle de S. Grégoire, ont été traduites dès le commencement du siècle dernier sur un manuscrit de Joseph Scaliger. I! est vrai que la traduction n'est pas fort exacte; mais au moins elle est fidèle, et elle fait foi que dans l'original il n'y avait rien de ce que suiipose M. de Saumaise , el il ne se trouve aucun exemplaire qui ne détruise une conjecture si haidie.
Que les Grecs et tous les Orientaux soient dans l'erreur ou non touchant le sens de cette oraison, cela ne fait rien au sujet : nous ne prétendons pas les justilier, et celte question demanderait un ouvrage tout entier, mais elle ne iteut être proposée qu'enlrc ceux qui croient un ciiangemenl véritable.
11 s'ensuit aussi que tant de passages cités par les protestants, et (picl(jues-uns des Liturgies rapportés par Aubertin, où les dons sacrés sont appelés pain après les paroles sacramentelles, ne prouvent rien à i'égaîd des Grecs ni des Orientaux, jiuisqu'ils ne regardent la consécration conso;i!mée qu'après que l'invocalion a élé pronor.cée. Cependant l'arguinenl a
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Il aurait fallu parler des Liturgies; mais coiiime la nialière esl un peu ample, et (jumelle aurait coupé la suite du discours, elle sera traitée à part, et nous couliiiuoroiis à donner les preuves de la créance des Orientaux, parcelles que fournil leur discipline ecclésiastii|uc.
paru si fort h ce ministre, qu'il a cru que cela sul'Usail pour prouver que toutes les églises étaient d'accord avec les calvinistes. On en peut juger après toutes les preuves qui ont été rapportées du contraire, et on en jugera encore mieux par celles qui seront rapportées dans les chapitres suivants.