LIV. 111. CROYANCE DES ORIENTAUX
rislie, disaient que ce qu'ils présentaient était le véritable corps de Jésus-Christ, et qu'il Télaiten vérité. Il n'y a point de subtiiiié qui puisse donner un autre St ils à ces paroles, puisqu'on les faisait prononcer aux iioiiveaux évéques cl aux prêtres à la Liturgie de leur oniination, pendant qu'on leur voyait dans ia main une particule consacrée.
Les paroles : Il l'a fait un, ou : // /'« uni avec sa divinité, ne peuvent convenir en aucune manière aux fidcli^s connue corps mystique de Jésus-Christ, puisi\u\\ paraît bien clairement qu'il s'agil du mystère de riiicarnalion, cl du corps naturel pris de la sainte Vierge ; car il n'y a qu'à ce corps et à la nature liumuine que puisse convenir ce qui suit : Sans coxfn^ sioii, sans mélange, sans altération, non plus que l'épitiiète de vivifiant.
Mais on demande aux disci^'les d'Aubertin, s'ils ont jamais trouvé aucune formule qui pût signiiicr qu'on exigeât une confession pour reconnaître que les (idèles étaient le corps véritable de Jésus-Christ? Ce qu'un'oraleur chrétien dit dans une homélie par rapport à une vérité de morale chrétienne qui se lire du mystère, mais qui n'est pas la substance du mystère, a-l-il jamais passé pour un article de foi, dont on rendit lénioignage par une confession solennellequi donne une idée toute contraire? Car il faut avouer qu'il n'y a personne qui, voyant un évèque mettre cnlre les mains d'un prêtre qu'il ordonne une parlicule de l'Eucliarislie, el qui lui entend dire qu'il croit que c'est là le vrai corps de Jésus-Christ, qu'il a pris de la sainte Vierge, ne croie pas(pie l'Eucharislie soit plus le corps de Jésus-Cbrist que le communianl l'est lui même. Au moins nous sommes sûrs que jamais calviniste n'a fait une pareille confession, el que si on l'avait propose dans leurs assemblées, le commentaire d'Aubertin ne l'aurait pas rendue supportable. S. Paul a dit que nous sommes un corps et un pain, nous qui participons d'un niê,.ie calice : où trou\ era-l-on des confessions de foi sur celle vérité? Mais quand la première partie pourrail êlre exi)liquée de cette manière si forcée, on ne leul pas dire que les fiilèles soient le sang répandu sur le Calvaire. En un mot, afin que de pareilles imaginations pussent avoir ([uelque auloriié, il faudrait en donner des pi cuves qui détruisissent celles de fait que n us avons rapporlées-
II ne faul pas attendre à l'extrémilé de la Liturgie pour fiiire une confession de foi qui n'ait pas de lapp.trl à la réalité du sacrement, il n'est pas uccessaire r.e mettre une particule consacrée dans la main d'un prêtre, ni de la montrer sur la palèno aux coniiuuniants, pour leur faire dire que le peuple esl le curj^s (le Jésus-Christ. Ou ne s'est jamais servi de ces paroles : Ceci ei>t véritablement et réellement le corps de Jésus-Clirist, pris de la sainte Vierge et uni à la nature divine : ceci est le sang qu'il a répandu sur leCulvittre, pour signifier (pie ce n'est ni l'un ni l'autre. On n'a jamais mis au nombre des erreurs contre la foi, que le peuple ne fut pas le corps véritable de Jésus- CJnisl, dans leiiuel il avait souITe.'î: mai» depuis le