PROUVÉE PAR LEUR DISCIPLINE
commencement de l'Église on a condamné comme une hérésie capitale de dire que le pain et le vin consacrés par le ministère des prèlres, et par l'avènement du Sainl-Esprii, n'étaient pas le corps el le sang de Jésus-Christ. Enfin quand cette interprétation forcée pouirail convenir à rancienne fornmle, ce qu'on ne peut jamais prouver, elle ne conviendrait pas à celle de l'église d'Alexandrie telle que nous l'avons rapportée, qui n'est pas moins celle des orthodoxes que celle des jacobiles, excep'.é dans la dernière partie, qui, regardant leur hérésie, n'a été ajoutée que longtemps après. Voici ce (pii paraît de plus vraisemblable Louchant l'occasion elle motif de celle addition : après Lvpi'ise d'Alexandrie el la conquête de l'Egypte par les Mahoniélans. les orl!ioJo\es ou melchites demeurèrent près d'un siècle sans évèques, et ils furent exirêniemeiit perscculés p-ar le patriarche Benjamin. Ils conservèrent à peine quelques églises; et il est fort vraisemblable qu'il s'en trouvait en divers endroits, jiarticulièremenldans laThébaïde, ijui n'avaient aucun exercice de leur religion. Il se pouvait faire , comme il est arrivé plusieurs fois, que les chrétiens peu éclairés, cl qui se trouvaient sans sacrements, crussent que dans une telle nécessité il valait mieuxrecevoir l'Eucharistie dans l'église des jacobiles, que de ne jias la recevoir du loul ; que les patriarches de celte secte s'en aperçurent, el que pour exclure ceux (|ni n'étaient jias de leur communion, ils ajoulèrentà la confession de foi sur rEucharislie, celle qui regardait la créance parliculière des monophyslles, qui contenait une abjuration de la foi orthodoxe. C'est ce qui paraît le plus vraisemblable sur l'origine de cette addiiion dont les auteurs ne parlent point, sinon pour niar(|uer, comme nous avons vu, qu'elle était fort ancienne, puisque dès le douzième siècle l'usage s'en trouvait établi de temi'S iminémorial.