‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistie (volume 2)Chapitre 92 sur 323 · PU01]\£E PAU LEUK DISCIPLINE · texte numérisé non relu

PU01]\£E PAU LEUK DISCIPLINE

qui précède el accompagne .a comniunion le tonfinne assez.

Nous ajouterons une preuve d'un nuire genre, et dont chacun est capable. C'est une niignature ancienne qui se trouve dans un manuscrit coplite des quatre Évangiles écrit par Maïc, fils de Zaraa, patriarche d'Alexandrie, ordonné vers l'an de Jésus- CiirisllKU, par Michel, métropolitain de Pamielte. An chapitre 2G de S. Matlhieu, Jésus-Christ est représenté devant un autel sur lequel il y a des hosties ou petits pains manpKS d'une croix; S. Pii'rrc est prohierné et reçoit ainsi la communion. Au dessus de la ligure il y a ces mi.ts en arabe : Notre-Seigneur JéAUs-Christ donnant à ses diseiples du pain qu'il avait consacré, et 'qu'il avait fait son corps et son sang. On leconnaît dans celle ligure la discipline pratiquée dans l'église jacobite d'Alexandrie. Le manuscrit e:,t à la Dibliolhèque-du-Roi, où il a é:é vu par un grand noinbre de protestants, et autrefois lar M. Lemoine, professeur de théologie en Hollande, cpii avait ouï dire à quelqu'im qu'on tenait ce livre caché , parce qu'il y avait quehpie chose qui n'était pas favorable à la créance de l'Église romaine, et (jui i.e le vit pas sans. éii;iincnienl, lorscpi'illui fut montré en présence de l'en M. de Lacroix, interprète du roi, et de moi, par M. Clément, garde de la Iiil,liolhèque-du-iloi. On ne trouve pas néanmoins qu'il ait jamais fait usage de celle découverte pour rendre témoignnge à la vérité.

Dans la Liturgie neslorienne il est prescrit que te prêtre, lorsqu'il aura fait la fraction de l'hostie, (durera devcmt l'autel, c'esl-à-dirc qu'il fera «ne [)ro!onde inclination, mais sans se prosterner; ensuite tenant sa menu élevée, dans laquelle il y aura une particule consacrée, il la montrera au peuple, afin que chacun participe à la bénédictio)t el à la consignation, c'csl à-dire, à la cérémonie de mêler cnscmLle les espèces, en faisant le signe de la croix sur le paiii consacré avec une [larlicule trempée dans le calice.

Puis(iue les protestants n'ont jamais eu d'argument plus fort à opposer aux catholiques, sinon celui qu'ils liraient du défaut de l'élévation et de l'oslension de rEucharislie, dès qu'on en Irouve la pratique dan5 toutes les églises d'Orient, la difliculté est finie. Mais il y a trois caraclèics certains de l'adoration, en y con prenant l'élévation (pie les protestants veulent (ju'on regarde comme le principal. C'est vérilablemciil celui qui frappe d'abord; cl comme l'Église l.uiiie icnd à Jésus- Christ dans l'Eucharistie le culte d'adoration lors(iu'on inon're el ([u'on élève le S. Sacvomcnl, dans lequel nous le ( royons \érilabk'meut prjsent, si on ne l'élève pas , ce défaut a pu faire croire ([u'on ne l'ad trait pas. Ainsi parte que Zagazabo , éthiopien, sur le réel duquel Damien de Gncz composa sa relation , avait dit qu'on n'élevail pas en srju )iays l'Eu haristie, comme il voyait faire en Portugal, des auteurs ont accusé les Éihinp eus de ne la pas adorer, ce qui est faux , car ils suivent en tout la LLlurgie d'Alexandrie.

Le caracléie (pn est conmic le second, cunsisla

dans les marfiucs extéiiiMircs de rcspocl que les due liens rendent aux dons sanciiliés, et on n'eu p-ul souliailer de plus claires el de nidins équivoques que celles qui se trouvent décrites d;<ns les Uiluels dont nous avons rapporté les témoignages. Car oulre la simitle inclination qui poiu-rail sufiirc dans ces églises, où la coutume est d'as ,i,ter debout à tous les oflices, il est marqué que les cliréliens se prosiernent jusqu'à terre, el cela s'appelle encore parmi eux /tswvsia , pénitence, parce qu'ils font beaucoup de pareils •prosierncnienls lorsqu'ils demaiidenl à Dieu pardon (le leurs péchés; et c'est une partie des pénitences que les confesseurs leur imposent. Ils ont la iclc découverte, chose encore plus rare en des pays où on ue se découvre pas; enfin les luminaires avec lesquels on accompagne le sacrement lorsqu'on le porte au (juartier des femmes, forment une preuve nouvelle.

Mais le caracière le plus essentiel est que les Grecs el tous les Orientaux adressent leurs prières à Jésus- Cluist dans l'Eucliarislie , en quoi ils reconnaissent qu'il y est vérilablement présent avec sa divinité ; car on ne peut demander qu'à Dieu la rémission des pécliés, la sanclificatiou et la vie éternelle. Or il est clair par diverses prières qui ont été rapportées, que les Grecs et les Orientaux les adressent à Jésus-Cbrisl couMne présent. On y lit que les anges environnent les ;<nlels, et y voient les mystères avec tremblement. Ils les représentent aussi quelquefois en cet état d'adoration autour de l'autel; et on en a un exemple dans J'alteslation de Denis, patriarche de Ciuistantinople, où est représenté Jésus-Christ en (igure d'enfant dans le disque sacré ou patène, le calice à côlé, el des chérubins tout autour.

On peut juger après ce qui a éic rapporté dans ce diapiire, si M. (Claude a eu raison de dire el de soutenir jusqu'à la fin sans aucune preuve, siiutn de quelques témoignages d'auteurs fort méprisables, que les Grecs et généralement tons les cliréliens, excepté ceux de l'Église romaine , n'adoraient point l'Eucliafistie.

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