‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 101 sur 335 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

StPTiiîME PREi'VE de lu créance de féglhe grecque, tirée d'KulInjmius Zigubenus.

.le rapporte au douzième siècle Euthynnus Ziga- Lenus. religieux grec, encore qu'il ait passé la plus grande partie de sa vie dans le onzième, parce qu'il a survécu à l'empereur Alexis Comnène, qui ne mourut que l'an 1118. Il lut connu particulièrement de cet enpcrenr, et ce fut par sou ordre qu'il dressa sa Panoplie, qui n'est autre chose qu'un recueil des passages des Pères opposés aux principales hérésies, dont il rapporte les dogmes au commencement de chatiue titre.

Cet auteur nous fournil de deux sortes de preuves sur noire sujet : les unes négatives, les autres positives. La preuve négative est que, pariant dans sa Panoplie des principales hérésies, il ne fait aucune mention de la doctrine de la transsubstantiation; et cependant s'il l'avait prise pour une erreur, il aurait dû la marquer comme la plus dangereuse de toutes, puisqu'il ne pouvait ignorer ([u'elle était sui\ie de loul l'Occident. L'on ne peut pas dire que cet auteur ail eu dessein d'épargner les Latins, puisqu'on trouve encore dans la Liblioilicque du roi le manuscrit de l'un de ses ouvrages, où il les attaque expressément. Le litre en est comme nous avons déjà dit : Euilnimii monachi Zigubeni, adversùs Romœ veteris cives, capita duodecini, deinonstrantia non ex Filio procedere Spirttum sunclum. C'cbl la seule opinion qu'il leur rcproclie. La preuve positive est tirée d'un passiigc que M. Claude allègue contre la Iranssubslanîiation. Mais piuir le faire servir à ce dessein, il n'en cite qu'une partie, el il retranche tout le reste. Les Grecs, dit-il, disent bien que le puin et le vin sont changes au corps et vu sang du Seigneur : inuis ils disent aussi des choses y';i témoignent que c'est un changement, non de subtuince, viuis d'efficace et de vertu ; comme ce que dit Kul/iijmius, qu'il ne faut pas regarder à la nature des choses qui sont proposées, mais à leur vertu.

C'est tout ce qu'en ciie M. Claude. Mais pour détruire les vaines conséquences qu'il en lire, il n'y a qu'à rapporter le passage tout entier, connue il est dans le commenlaire d'Eulliymius sur S. Matthieu, chapitre 64. Comme l'ancien Testament, dit-il, a eu des hosiies et du sang, te twuveau en a aussi, qui sont le corps et le sang da Seigneur. Il n'a pas dit : Ces choses sont les signes de mon corps et de mon sang ; tuais il a dit : Ces choses sont mon corps et mon sana. Il ne faut donc pas considérer la nature des choses qui sont mises sur l'autel, mais leur vertu. Car de même que le Verbe déifie i$'il esi permis d'u^c de çc mol) lu chair à laouelle

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