PERPÉTUITÉ DE L\ FOI
domeiix non plus que celte opinion ne fût connue aux Grecs. Enfin les Grecs ne l'ont point soufferte tacitement ; mais ils l'ont solennellement approuvée, et ils l'ont enseignée aussi formellement que les Latins. De sorte que le raisonnement de M. Claude est fondé sur celte étrange maxime : Si l'on peut conclure que les Grecs ont approuvé la doctrine de la transsubsianliation, parce qu'il est certain que les Latins la tenaient ; •'' parce que les Grecs ne l'ont pu ignorer ; parce qu'ils l'ont signée dans la définition du concile, parce qu'ils l'ont enseignée eux-mêmes durant et après le concile, on pourra de même conclure que les Latins ont approuvé le stercoranisme des Grecs , quoiqu'il soit très-li\ux cl très-improbable que les Grecs aient tenu celle erreur; quoique les Latins l'aient absolument ignoré, quoiqu'il n'en ait point été parlé dans ce concile, et qu'il n'y ait eu aucun lieu d'en parler. J'aimerais tout autant dire que s'il est permis de dire vrai, il est permis de dire faux ; que s'il est permis de tirer des conséquences justes, nécessaires , indubitables, il est permis d'en tirer de ridicules et d'impertinentes ; et enfin que s'il est permis de bien raisonner, il est aussi permis de mal raisonner.