‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 140 sur 335 · LIV. IV. ACCORD DES GRECS ET DES · texte numérisé non relu

LIV. IV. ACCORD DES GRECS ET DES

effet à Pirtipression seule de l'esprit de Jésus-Christ , «lais à l'union réelle avec le corps de Jésus-Christ : il il suppose par tous ce discours que ce corps est réellement dans ce mystère. Car c'est sur ce principe qu'il enseigne que l'Église n'est pas dans l'Eucharistie comme dans un symbole; mais qu'elle y est comme les membres sont dans le cœur, les branches dans la racine, les pampres dans le tronc de la vigne.

Ce corps de Jésus-Christ est le cœur de l'Église ; c'est sa racine, c'est son tronc. S'il n'était qu'en figure et en symbole dans l'Eucharistie, l'Église ne serait aussi, dans la même Eucharistie, qu'en figure; mais parce qu'il y est réellement, et que les mystères sont vraiment sa chair, elle y est d'une autre manière qu'en figure. Elle y est comme les membres dans le cœui ; parce que son cœur, qui est le corps de Jésus- Christ, s'y trouve réellement. Elle y est comme les branches dans leur racine , parce que le corps de Jésus-Christ, qui est sa racine, y est présent. Elle y est comme les pampres dans la vigne, parce que ce mystère contient la vraie vigne, qui est le corps de Jésus-Christ ; et qu'ainsi elle le reçoit quand elle s'unit à lui , quand elle participe à sa chair. Ce corps la change en lui, comme le feu fait le fer. C'est un feu dévorant qu'elle reçoit dans ses entrailles, qui consume les effets de sa mortalité, qui lui inspire les semences de la vie immortelle, et qui cache aux yeux des anges tout ce que les hommes ont d'impur , quoique ces effets invisibles ne paraissent pas aux hommes.

C'est le sens développé de ce passage, qui ne peut servir qu'à établir puissamment la présence réelle , bien loin qu'on puisse l'employer à la combattre, comme fait M. Claude dans l'extrait plein de fausseté qu'il en rapporte.

Jérémie ajoute ensuite que Coblation se fait à la vérité par nous (1); mais que le sacrifice s'y opère invisiblement, comme aussi le changement des espèces; c'est-à-dire du pain et du vin, au corps même et au sang du Seigneur ; la grâce de Dieu opérant ces choses invisiblement par les prières opéraiives et efficaces.

Et un peu après il explique l'effet de l'Eucharistie comme sacrement , et comme sacrifice. Ce divin et sacré mystère, dit-il, nous sanctifie en deux manières : premièrement par médiation ou intercession, t^ /jieîtTïi«; car ces dons étant offerts sanctifient ceux qui les offrent, et ceux pour qui il sont offerts , et leur rendent Dieu propice , 'ilto-^ aÙToïs èpyiki^ojzui TÔJ 0£ov. Secondement par la réception , parce qu'ils sont notre vraie viande, et notre vrai breuvage, comme dit Jésus- Christ.

Que les théologiens de Witlemberg et de Tubinge ont perdu, de ce qu'il n'y avait personne parmi eux qui eût l'esprit lait comme Aubertin ou comme M. Claude! Car ils crurent simplement, sur la réponse du patriarche, qu'il enseignait la présence réelle et la

(1) Les théologiens deWittemberg ajoutent ces deux rnots. Il n'y a dans le grec que TIhzki «sv ■!:çc<!9oj>»,

m\^ c'est le sen^

LATINS DEPUIS LE XV SIÈCLE, etc. î;18

transsubstantiation. Et quoique M. Claude assure qu'il ne faut pas avoir beaucoup de subtilité pour comprendre que Jérémie n'a voulu dire autre chose, par tout cela, sinon que, par l'opération du S.-Esprit, le pain à notre égard a la vertu et l'efficace du corps même de Jésus-Christ, néanmoins il ne se trouva p«wonne parmi eux qui fût subtil jusqu'à ce point. Et c'est pomquoi dans la réfutation qu'ils firent de l'écrit de Jérémie, en distinguant les points de sa réponse sur lesquels ils étaient d'acord avec lui de ceux qui étaient contestés, ils mirent l'article de la présence réelle entre les points sur lesquels ils n'avaient aucune contestation avec ce patriarche. Communionem seu cœnam Domini coadunare nos Christo , quippe in quâ carnem et sanguinem ejus verè participemus. Mais ils mirent l'article delà transsubstantiation entre les points dont ils ne pouvaient convenir avec les Grecs, et sur lesquels ils désapprouvaient sa doctrine, et ce qu'il leur avait écrit. Nous allons maintenant, disent-ils, traiter les articles controversés. Ensuite de quoi ils expriment leur doctrine touchant la transsubstantiation en des termes contradictoires à ceux du patriarche. Nous croyons, disent-ils, que le corps et le sang de Jésus- Christ sont véritablement présents dans la cène; mais nous ne croyons point que le pain soit changé au corps de Jésus-Christ. Ainsi, selon ces théologiens de Wittemberg, croire que le pain est changé au corps de Jésus- Christ est la foi des Grecs ; et croire que le pain n'est pas changé au corps de Jésus-Christ est la foi des luthériens; et croire que le corps de Jésus-Christ est réellement présent, c'est la foi commune des Grecs et des luthériens. Ils expliquent de la même sorte le sens de Jérémie dans la seconde réponse, et ils ne s'en rétractent point dans la troisième.

Cependant ils étaient bien loin de leur compte, si l'on en croit M. Claude ; car ils se trompaient en tout. Ils s'imaginaient que Jérémie croyait la présence réelle : et, selon M. Claude, il ne croyait qu'une présence de vertu. Ils s'imaginaient qu'il admettait la transsubstantiation et le changement du pain: et, selon M. Claude, il n'y avait jamais pensé. Il faut nécessairement, ou que ces théologiens se soient trompés de la sorte, ou que M. Claude se trompe. Mais il faut avouer que l'apparence est tout entière pour les théologiens de Wittemberg; et non seulement l'apparence, mais la certitude.

Car qui a jamais entendu parler d'une prétentioa moins raisonnable que celle de M. Claude? Des théologiens d'une célèbre Université lient un commerce de lettres avec un patriarche : ils confèrent avec lui de vive voix, parnn d'en treeux qui n'était pas des moins habiles : ils lui écrivent. Il répond : ils répliquent. Il répond : ils répliquent encore ; et il répond pour la troisième fois : et ces théologiens répliquent encore afin qu'on ne dît pas qu'ils avaient été convaincus. Dans toutes ces trois réponses ils expliquent toujours de la même sorte le sens du patriarche : ils lui attri • buent de croire avec eux la présence réelle; Us I4 cpmbanenl sur la ^ranssubsian^ftHoB, U p^trjftyçhe ,

PERPÉTL'ITÉ DE LA FOI TOUCHANT L'EICHaRISTIE.

de son oôlé, lepontl toujours do. la même manière ; .;l tiuoi(|u'il M"t PT l«s ré|>«uisesdes lui! cricns qu'on loi altril) mil de croiie ot la présence ré.-l!e el la lr;nis>ulisl:i..iialion , il ne s'en déleiul polnl , il ne le désavoue point il ne se plaini point qu'on explique mal son senlimenl , mais il confirme ce qu'il avait dit : il enseigne toujours <iue ie pain esl changé au corps de Jésus-CInisi . Les uns el les autres n'ont pas la moindre pensée qu'ils ne s'enir'enlendissenl point r et cent ans après, tm miuisire de France prétendra que les théologiens de Willemberg et de Tnbinge n'entendaienl pas le sens de Jéiémie ; (lue Jérémic n'enlend.iit pas le sens (îcs théologiens de Willemberg ; que r.erlak, présent à Constanlnople , nVnlendail pas l'opinion des Grecs; que les Gr.cs n'entendaieul pas

plus opposés aux luthériens qu'il n'avait fait la première fois.

La divine Eucharistie, dit-il, qui est le corps et le sang de Jésus Christ , conserve el enlrelienl celle vie de râiue : car ce poin de vie donne le salut el la vie aux créatures, el nous vivons en Jésus Christ en le mangeant dignement , selon ce qu'il a dit lui-même : Celui qui mange ma chair el boit mon sang, demeure en moi, el moi en lui. Car le pain est fait le corps de Jésus-

ChRIST , ET LE VIS MÊLÉ d'eAU LE SANG DE ClIRIST , par

l" avènement du S.-lîsprit , qui change ces choses d'une manière qui est au-dessus de nos pensées el de noire intelligence. Oui, ce pain proposé sur Cautel, et le vin mêlé d'eau, par l'invocation el l'avénemenl du S.-Kspril , sont surnaturellemenl changés au corps de Christ et en

Gerlak ; que toute celle dispute ne fut qu'une mé- son sang ; et ce ne sont plus deux corps, mais un seul

senleule et une équivocpie porpclnelle de gens qui ne savaient ce qu'ils diraient, cl qui ne coniprenaient poiul le sens les uns des autres : et il prétendra av(»ir droit d'avancer toutes ees choses, non seulement sans preuves, mais contre les preuves claires et convaincantes du contraire. En vérité celle hardiesse n'est pas supportable , et elle passe de beaucoup les fautes ordinaires des écrivains el des gens de letires. C'est un entéiement et une lémérilé moiiStrueuse qui doit causer de l'élonnement à toutes les personnes sages.

Que M. Claude considère , s'il a encore quelque reste de sincériié, ce (pie devait répondre un patriarche qui aurait élé dans les senlimenls qu'il atlribue à Jérémie. Les luthériens lui disent qu'ils croient que le corps de Jésus-Chrisi est vraiment présent dans la cène, mais qu'ils ne croient pas que le pain soit changé au corps de Jésus-Christ. Ils lui aitribuent le sentiment qu'ils approuvent : ils lui reprochent celui qu'ils désapprouvent ; el c'est la même chose que s'ils lui avaient dit : Nous croyons avec vous que Jésus- Christ est vraiment présent ; mais nous ne croyons pas comme vous que le pain soit changé; parce que l'Apôtre nous assure que le pain demeure, que Jé.^us- Clirist appelle encore le vin fruit de vigne, etc. Que devait-il répondre, dis-jc encore une fois, s'il eût eu les senlimenls de M. Claude? 11 devait dire aux lulhériens, qu'ils avaient très-mal pris sou sens : qu'il ne croyait point du tout comme eux que le corps de Jésus-Christ fût réellement présent; qu'il n'y avait que sa venu qui élait présente : qu'ils se trompaient encore davantage en s'imaginanl qu'il crût que le pain fût réellement changé; que ce n'était point là sa foi el sa pensée. Il est hnpossible qu'un homme qui n'eût pas perdu le sens , eût fait une auire réponse. Cependant il en fait une bien différente de celle-là dans son second écrit, et (|ni fait bien voir qu'il élait bien éloigné d'èlre dans les sentiments de M. Claude. Au lieu de dire qu'il ne croit ni la présence réelle ni la transsubst.intiaiion, comme il y é'.ait obligé par le discours des luthériens s'il n'avait cru en effet aucun de ces dogmes, il proteste que son église croit

el même corps Ce pain ei ce vin ne sont point des figures du corps el du sang de Jésus-Christ ; mais le corps même du Seigneur rempli de la divinité ; le Seigneur ayant dit lui-même : Ceci est, non la figure de mon corps , mais mon corps : Ceci est , non la figure de mon sang , mais mon sang. El un peu plus bas : Si quelques-uns ont appelé le pain et le vin antilypes , comme le divin Basile , ils ne les ont avvelés de ce nom qu'avant la consécration , et non après la consécration. Nous les appelons néanmoins antitypes des choses fuiures ; non pas qu'ils ne soient véritablement le corps et le sang de Jésus-Chkist , mais parce que nous nous en servons maintenant comme d'un moyen pour participer à la divinité : au lieu que nous y participerons quelque jour spirituellement par la seule contemplation.

Les luthériens ayant reçu celte réponse, ne s'amusèrent pas à dire uu'ils n'entendaient pas ce la^ gage, ou à répliquer que tout cela ne marquait qu'une iwohdation de la grâce du S.- Esprit sur le pain. Ils crurent que ces paroles signinaient une vraie présence réelle, el une viaie tianssubsiantiation ; et ils répliquent encore dans ce même senlimenl au patriarche, en approuvant l'une, et en combattant l'aulre.

« Nous sommes d'accord avec vous, disent ces lu thériens , en ce que vous croyez que le corps el le sang de Jésus-Christ sont vraiment présents dan:^ l'Eucharistie; el nous rejetons ceux qui défèrent plus dans ce mystère à leur raison qu'à la parole de Dieu, cl qui croient que le corps et le sang du Seigneur sont irès-éloignés de la sacrée cène parée qu'ils ne peuvent comprendre comment Jésus-Christ peut être tout ensemble et au ciel et dans la terre. >

Voilà les calvinistes bien condamnés. Mais voici maintenant ce que les luthériens improuvent dans les Grecs : Mais nous croyons , disent-ils , que le corps et le sang du Seigneur sont mangés et bus dans la cène, avec le pain el le vin , et qu'ainsi le pain et le vin ne sont point changés. Ils confirment et étendent ce point ; ils combattent la transsubstantiation par leurs arguments ordinaires ; ils protestent néanmoins qu'ils ne disent pas cela à dessein de nier la présence véri-

Vuo e> i'auire, avec des içrmcs encore plus précis et Vable du corps et du sang de Jésus-Christ dans U'

1521 LIV. lY. ACCORD DES GIIECS ET DES LATINS DEPUIS LE XV SIECLE, etc. 522 céno, pour laquelle, disent-ils , vous cotiihattons quel- écrivez plus louchant les dogmes, mais seulement par (juesnns de nos adversaires ( o'est-à-dirc les calvi- nn commerce d'ainilié, si vous le voulez. > "istes). ' Ce fut la dernière réponse du palriarclie, dans la- 1! lallaii donc au moins, à ceUe fois , que Jéréinie quelle on voit qu'il n'accuse point les luthériens de les détrompât de l'impression qu'ils avaient de lui , ne pas bien entendre ses sentiments, mais de n'ens'ils n'eussent pas bien compris son sentimeni ; mais tendre pas la doctrine de l'Église. Il ne leur dit point il ne le fit pas, parce qu'il voyait assez qu'ils l'enten - qu'ils corrompaient le sens de ses écrits , mais il leur daient bien. Il lut lassé de celle contradiction opi- dit qu'ils corrompaient le sens de l'Écriture et il les liià're des luthériens : il abrégea beaucoup sa troi- abandonne comme des gens incurables, qui, ayant sième n«ponse, et ne s'étendit presque que sur la renoncé à la tradition , avaient renoncé à la lumière processi(m du Saint-Espiil. El quand il vient aux '1»' 'es pouvait retirer de leurs erreurs, sacremei.ts, il en parle de celte sorte : j Puisque vous Les lulhériens ne viuilurenl pas demeurer sans rené recevez que quelques-uns des sacrements , et en- partie. Us réfutèrent encore ce troisième écrit mais core avec dos erreurs (c'est ainsi qu'il qualifie ce que •'"'^ns expliquer autrement le sens du patriarche. El les luthériens soutenaient de la substance du pain), Crusius, qui signa, toutes ces ré[)onses, demeura si et que vous rejetez les autres comme des Iradilions. persuadé que les Grecs tenaient la transsubstantiation, qui non seulement ne sont pas contenues dans TÉ- <!"''! met celte opinion entre leurs erreurs, dans le criiure , mais qui y sont contraires , en corrompant f^ommentaire qu'il a faii d'une poésie laile par Gerlak, les lexles de l'ancien et du nouveau Teslamcnt pour comme nous avons déjà vu.

les réduire à votre sens ; puisque vous prétendez que Les théologiens de Witlemberg, qui ont fait im-

le divin Jcan-Chysostôme , qui approuve le chrême, piimer le recueil de tous ces actes en ISSi , ne devi-

s'est laissé emporter par le torrent, et qu'en rejelani nèrent pas aussi d'autre sens dans les paroles de Jé-

ainsi les Pères, vous ne laissez pas d£ vous attribuov rémie ; puisque, rapportant dans leur préface toutes

le nom de théologiens; puisque vous croyez que '"^s différences qu'ils ont pu trouver entre la doctrine

l'invocation des saints est vaine et frivole ; que vous ^^ ce patriarche et celle de lÉglise romaine, ils se

méprisez leurs images, leurs saintes reliques et l'a- donnent bien de garde de parler de la transsubsian-

(loration qu'on leur rend , en puisant ces erreurs des liation, et de distinguer en ce point l'Église latine de

souaces des Juifs ; puisque vous anéantissez la con- •^ grecque. Il a fallu près d'un siècle pour donner la

Cession des péchés que nous faisons les uns ans naissance aux imaginations des nouveaux ministres

autres, et la vie monasiiqae qui imite celle des anges, et de M. Claude , qui a enchéri par-dessus Aubertin,

nous vous déclarons que les paroles de l'Écriture en revêtant ses songes d'une multitude de grands

qui contiennent ces vérités n'ont pas été interprétées "■^^^^ P^"i" tâcher d'en couvrir l'absurdité sous le faux

par des théologiens semblables à vous, et que S. Chry- éclat de ces termes magnifiques qui étourdissent les

soslôme ni aucun de ces vrais théologiens n'ont été personnes simples, parce qu'ils impriment dans leur

emportés par le torrent. Ce saint et ceux qui lui res- esprit une idée confuse de quelque chose de gran.l

semblent ont été des hommes pleins du Saint-Esprit; fj'j'ils n'entendent point. C'est tout ce qu'il a njoulc

ils ont fait des miracles et des prodiges, et durant leur aux inventions de son maîlre. Mais je pense qu'api es

vie et après leur mort; et ce sont eux qui nous ont ce que nous venons de dire sur ce sujet , et les

expliqué les Écritures , et qui , ayant reçu ces tradi- preuves du vrai sens de Jérémic que nous avons lap-

tions comme nécessaires et pieuses, les ont fait pas- portées, il n'y aura personne qui ne demeure d'accord

scr jusqu'à nous de main en main , par une tradition fl^'on ne peut corrompre les senlimenls dun auteur

non interrompue. L'ancienne Rome en observe et en '^^ec plus de hardiesse que ces deux ministres ont

embrasse plusieurs : comment avez - vous donc pu f^'t ceux de Jérémie : de sorte qu'au lieu que M.Claude

croire que vous ayez mieux considéré loules ces pi'étend faire croire que l'on s'est trompé dans l'in -

choses que l'ancienne et la nouvelle Rome ? El coin- telligence des paroles de Jérémie, parce que l'on n'en-

nienl avez-vous osé abandonner les senlimenls de ces 'end pas le langage des Pères qu'il a imités, les per-

vrais théologiens pour leur préférer les vôtres? » sonnes sages n'en concluront autre chose, sinon que

Et c'est pourquoi, afin de se délivrer de leurs im- ^^- Claude n'entendant pas certainement, ou faignant

portunilcs , il conclut sa réponse en celle manière : de ne pas enlendre le langage de Jérémie, et lui im-

« Nous vous prions de ne nous plus donner de peine posant, conmie il fait , des sentiments entièrement

et de ne nous écrire plus, ni de ne nous plus envoyer c(iniraires à sa pensée et à ses écrits , il y a bien du

de vos écrits sur ces matières. Vous traiiez d'une ma- l';'|'p:>rence qu'il n'entend pas mieux les senlimenls et

nière trop inégale ces grandes lumières de l'Église, ■'• l'ngage des anciens Pères, et qu'il n'est pas moins

ces grands théologiens; vous faites semblant de 'i^'''^'' à corrompre leur docirine; car que n'osera point

bouche de les honorer, mais vous les rejetez en effet; *î "S des choses lant soii peu obscures un hommu

et vous nous voulez rendre nos armes iimliles, qui sont <!"' a la témérité de vouloir obscurcir el démentir

leurs divins discours , par lesquels nous pourrions l'évidence même ? combattre vos sentiments. Ainsi vous nous délivrerez de peine. Allez donc dans votre voie , cl ne nous

P•^^^^F•Ε (Diœ-septJ

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