‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 167 sur 335 · PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBSERVATION

Premièrement, il faut remarquer qu'il est clair, par les paroles mêmes que j'ai rapportées, qu'y ayant deux questions principales sur le sujet de l'Eucharistie, l'iiiie de la présence réelle, dans laquelle les luthériens conviennenl avec l'Église catholique, et condamnent les calvinistes d'hérésie ; l'aiilre touchant

une circonstance du mystère, qui en est inséparable en effet, mais qui en peut être séparée par la pensée; de sorte qu'il se peut fort bien faire que des personnes soient longtemps occupées de la présence réelle, sans faire réilexion si le pain demeure ou ne demeure pas après la consécration.

Ce n'est pas qu'il ne soit même fort difficile que les plus simples fidèles aient pu demeurer toute leur vie sans se résoudre sur ce point, ni s'enquérir si ce qu'oa leur donnait était ou n'était pas réellement du pain. Il est certain que les instructions des Pères leur devaient donner l'idée que ce n'était pas du pain. Mais, quoi qu'il en soit , il est toujours permis à un auteur qui veut se renfermer dans des choses inconlesiables, d'éviter toutes les suppositions tant soit peu douieu-

la transsnbslantialion el le changement du pain, dans ses, afin qu'on ne l'arrête pas inutilement sur ce qui

laquelle les luthériens el les calvinistes sont unis contre l'Église, l'auteur de la Perpétuité, qui s'éiait obligé par son dessein même de ne proposer que des choses qui fussent évidentes selon la raison , s'est enlièreniLMii renfcnné sur le sujet de la créance distincle dans la première de ces questions , et qu'il n'a point prétendu y comprendre la seconde , et c'est pourquoi

peut être contesté, et qu'on n'obscurcisse pas. par la longueur et par l'embarras de la dispute, révidence des raisons qu'il emploie pour en décider les principaux points.

Ainsi, encore que l'auteur de la Perpétuité pût applicpierà la transsubslauliaiion une grande partie de ce qu'il a dit de la présence réelle, néamrwins, parce

û a dil expressément qu'i/ ne parlait que de la présence que cette preuve n'aurait pas élé loul-à-fail si fcrle et réelle, si évidente nir ce t^ujel.il a voulu se réduire au seul

m LIV. VI. CRÉANCE DISTINCTE DE L.\

article de laprésence réelle, el il s'csl conlciilé de soiilenir (]ue Icsfidèlesavaicnl toujours eu une cicance dislincle de ce poini, si ce qu'Us recevaient dans la communion était ou n\'lail pas récUement le corps même de Jésus-Christ. On demeurera donc aussi dans les mômes bornes en celle réponse; cl l'on scconlenlcra de soutenir qu'à l'égard de la présence ou de l'absence réelle, le commun des fidèles en a toujours eu une connaissance distincte.

Page 1