CHAPITRE Vill
Examen du troisième ordre du système de M. Claude ^ qui aurait été de catholiques, comme on le fait voir.
Le troisième ordre de M. Claude est encore moins incommode que les autres; car il se trouvera, en l'examinant, qu'il n'est composé que Je gens gui croyaient pro|)rement la présence réelle , et qui en avaient une foi distincte; el, pour en être persuadé, il n'y a qu'à considérer les qualités qu'il donne à ceux de cet ordre. Ces gens, dit-il (p. 281), allatit jusqu'à la question, allaient aussi jiisquà la résolution; mais leur esprit s'arrêtait à des termes généraux; comme, que Jésus Christ nous est présent an sacrement; que nous y recevons soti corps et son sang, sans y chercher un plus grand éclair^ cissement.
De tous les ordres de M. Claude il n'y a que celuilà qui soit réel el qui ne soit pas fondé sur des imaginations creuses et sans fondement; car il est certain qu'il pouvait y avoir en effet des (Idèlcs dans l'ancienne Église , qui ne pénétraient pas plus avant dans ce mystère, que de croire simplement que Jésus Christ y était présent, et que ce que nous recevons était son corps el son sang. Ils avaient le témoignage des sens, qui leur disaient que les symboles étaient du pain et du vin : Quod videlis panis est, quod eliam eculi vestri renunliant, dit S. Augustin à des fidèles de celle sorte, lis avaient l'instruction de la foi , qui leur enseignait que ce pain était le corps de Jésus-Christ : Quod autem fides veslra postulat instruenda , pcmis est corpus Chris>i. (Sorm. ad iniàntes) El celle double lumière des sens qu? faisaient connaître la niiilière du sacrement, et de la foi qui en faisait connaître la réalité et la nature, ec corrigeant es qu'une fausse raison ajoute