‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 201 sur 335 · LIV. VII. EXAMEN DES AUTEURS GRECS · texte numérisé non relu

LIV. VII. EXAMEN DES AUTEURS GRECS

Bagc de S. Jean de Damas , n'est encore fondée que sur le rctraiicliemenl des paroles qui précèdent, qui font voir nianilesiemenl que ce pain uni à la divinité, diinl il est parlé dans ce passage , est le corps même de Jésus-Christ, qui est appelé pain à cause de Tapparonco dont il est revêtu , et que le sens de S. Jean de Damas est que le corps de Jcsus-Christ que nous recevons n'est pas un corps simple, luie simple nature humaine , mais que c'est un corps uni à la divinité. Cela paraît manifestement par toute la suite : Le pain et le vin, dit-il, ne sont pas la figure du corps de Jésus- Christ, mais ils sont le corps même de Jésus-Christ uni à la divinité, puisque le Seigneur nous assure que c''est son corps , et non la figure de son corps , et qu'il nous dit que c'est son sang , et non ta figure de son sang. Il avait dit auparavant aux J.uifs : t Si vous ne mangez la chair du Fils de r homme, et ne buvez son sang, vous n aurez point la vie en vous. Ma chair est une vraie viande , et mon sang un vrai breuvuge. » Et ailleurs : I Celui qui me mange vivra. » Approchons-nous-en donc avec tremblement , avec une conscience pure , avec une foi ferme et assurée; et Dieu nous traitera selon la constance et la fermeté de noii-e foi. lIo>iorons-le avec une entière pureté de corps et d'esprit, puisqu'il est lui-même composé d'une double nature : Duplex est enhi. Il est clair que jusqu'ici ses paroles se rapportent à Jésus - Christ et à la vraie cli:iir de Jésus-Christ, et que c'est de Jésiis-Chrisl dont il est dit qui/ est double, c'està-dire, composé d'une double nature. Or les paroles cilées par Auherlin ne sont que la réiiélition de celles-là, connue on le volt par la suite que voici: Approchons-nous-en, ajoute S. Jean de Damas, avec un ardent désir, et mettant nos mains l'une surTautre en forme de croix, recevons le corps du Crucifié; puis touchant nos yeux , nos lèvres , notre visage de ce divin charbon , prenons le afin qu'il consume nos péchés , qu'il illumine nos cœurs, et qu'étant tout enfiammés par la participation de ce feu divin, nous devenions tout divins. C'est encore de ce même corps de Jésus-Christ crucifié que tout cela s'entend. A quoi S. Jean de Damas ajoute les paroles qui forment l'objection : Isaïe vit un charbon ; or le charbon n'est pas du bois seulement, il est uni au feu ; ainsi le pain de la communion n'est pas un pain simple (c'est-à-dire qui n'est qu'une nature), il est joint à la divinité; or ce corps joint à la divinité n'est pas une seule nature , mais ce sont deux natures : l'une du corps, l'autre de la divinité qui y est iointe. Toute cette suite éclaircit cnlièrement le peu de difficulté qu'on pourrait trouver dans ce passage ; car il paraît manifeslement que le but de S. Jean de Dauias est de nous exhorter à une double pureté de Pâme cl du corps , pour honorer la double nature de Jésus Christ , et de montrer ensuite que nous recevons dans la communion colle double nature. Ainsi ces paroles : Non est panis simplex, sed unitus divinitati ; corpus uutem unilum divinitali non est una nalura, sed duœ :. una quideni corporis, altéra conjunctœ divinitatis , sont l'explication de ce qu'il avait dit au- {laravajii, que Jésus Christ était douille. Et ce .'iu'il

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