‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 206 sur 335 · LIV. MI. EXAMEN DES AUTEURS GHECS · texte numérisé non relu

LIV. MI. EXAMEN DES AUTEURS GHECS

M. Clauil(S (le rapporter ainsi des passages IrniKiiiés, (lul ne peiivcnl servir qu'à le confondre quand on les rapporte loui entiers.

Voilà cepondaiil les preuves quo M. Claiule a cru suflisanles pour nous persuader ce paradoxe, (jue les Pères du second concile de Nicée , cl les auteurs de ces siè( les, eu disant que l' Eticltaristk li'est pas la figure, mais que c'est le corps même de Jésus Christ, rCont voulu dire autre cho^e , sinon que ce n'élail pas une figure vide, mais un mystère efficace. C'est par ces seides coniecliires cpi'il nous a voulu rendre probable celte bizarre imagination, que ces évô(iues, en disant que l'image ri^est pas la chose dont elle est image, ont voulu iih e (\\i'elh n'est pas la vertu de C original. Et pour moi, je ne sais de quoi l'on doit s'étonner le plus, ou qu'il ail en repris de cond>atlre des choses .«-i évidentes, ou qu'il ose y employer des preuves si faibles.

D'où vient donc, me dira-l-on, qu'il y a quelque cbose d'éblouissant dans ce cliapiire? C'est que la plupart des hommes considèrent fort peu si queli|u'un suppose des choses vraies ou fausses, apiareules ou sans apparence dans le fond; ils n'en regardent que Tapplicalion. Or il est certain (|ue M. Claude , a|trés avoir supposé ces principes et ces notions insensées de figure et de roys, les applique ensuite assez justement, eique jamais pbilos:'plic de collège ne marqua plus neltement sa distinction que lui.

4 11 ne faut, dit- il, que produire nos raisonnements en des termes clairs et développés, selon le sens que nous leur «lounons. Ils forment celui-ci : Nidie image n'est la chose dont elle est image, ni eu substance, ni en vertu ; or l'Eucharistie est le corps de Jésus-Christ en vertu ; donc elle n'eu est pas l'image. » Voilà qui est parlaitemeiit net, el l'argumeul est en une forme très concluaiitc; or le conmitm des hommes se contente de cela ; mais les personnes sages qui voient que tout ce raisonnement n'est établi (jue sur ces fausses nol ons d'image el de corps, dont nous avons fait voir l'absurdilé, ont pitié de M. Claude, qui se travaille inutilement pour soutenir des choses insoutenables.

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