PEUPÉTUITE DE LA FOI
lisans. Ces nouvelles leur élaieiit inconnues, parce que M. Claude n'élail pas encore ne pour les inventer.
Ces preuves, qui doivent convaincre tous les esprits raisonnables, sont inlininicnl fortilices par la faiblesse de celles que M. Claude allègue au contraire : car elles se réduisent au témoignage de quelques historiens, dont les uns disent, coinnie Sigebert, que pluèieiivs écrivirent pour et contre Bérenger; et les autres, comme Guillaume de Malmesbury (in Wil. 1, 1. 5), et Malliiieu Paris, que la France était pleine de gens qui soutenaient sa doctrine. D'où M. Claude conclut que ces gens rendaient témoignage à la vérilé, se souvenant d'y avoir élé instruits par leurs bous pasteurs ( p. G45).
11 veut l'aire èroire par-là que ce n'était pas de Bérenger qu'ils avaient appris celle doctrine, mais de leurs pasteurs mêmes; mais c'est en abusant honteusement des passages de ces historiens. Car ils marquent bien que Bérenger, après avoir publié son hérésie, trouva un assez grand nombre de partisans , mais ils marquent en même temps que c'était lui qui leur avait inspiré ces nouvelles opinions, et qui en était auteur. En ce temps, dit Guillaume de Malmesbury, fut Bérenger de Tours, hérésiarque, qui niait que le pain et le vin que Con met sur Pautel fussent, après la consécration du prêtre, le vrai et substantiel, corps de Notre-Seigneur, comme la sainte Église renseigne. El déjà toute la France était pleine de sa doctrine, qui y était semée par de pauvres écoliers, à qui il donnait leur subsistance, lorsque le pape Léon ayant assemblé un concile à Yerceil contre lui, dissipa les ténèbres de celte erreur par la lumière de l'Évangile.
Il ne dit donc pas, comme M. Claude le voudrait bien faire croire, que ces gens avaient appris celte doctrine de leurs pasteurs ; mais il dit qu'ils l'avaient apprise des disciples de Bérenger; et il marque qu'elle était contraire au sentiment de l'Église. Matthieu Paris se sert des mêmes termes de Guillaume de Malmesbuiy ; et Matthieu de Westminster, historien du quatorzième siècle, qui dit même plus que les deux autres, en ajoutant du sien que l'iiéiésie de Bérenger s'était répandue aussi en Angleterre et en Italie (ce qui n'est confirmé par aucun ancien historien), marque néanmoins expressément que l'opinion de Bérenger était nouvelle et inouïe : t'iiow, d'it-U, inaudita et falsa asserens (p. 649). î Et néanmoins M. Claude, par une infidélité inexcusable, conclut de là que cela veut dire que bien du monde se trouvait encore exempt de l'innovation de Pascliase, c'est-àdire, qu'ils avaient toujours été dans la doctrine de Bérenger, et que ce ne fut pas lui qui les y fit entrer et qui corrompit leur foi; au lieu que ces historiens disent formellement le contraire : Ga//os, halos, et Anglos suis penè corruperat pravitalibus.
Sigebert de même, qui dit qu'il y eut plusieurs personnes qui écrivirent pour et contre lui, le fait néanmoins auteur de tous ces troubles. La France, dit-il sur l'armée 1052, fut troublée par Bérenger de Tours , qui disait que l'Eucharistie que nous recevons à l'autel
TOUCHANT L'EUCHARISTIE. 90i
7i'était pas le vrai corps et le vrai sang de Jésus-Christ* mais une figure. Il le fait donc auteur de cette opinion et de ce trouble.
Bertlioldus, prêtre de Constance, dans l'addition à la Chronique d'Hermaunus Contraclus , un vieil historien de France , dout on voit un fragment au quatrième tome des Aimales de France recueillies par M. du Chesne, et Bromplon , historien d'Angleterre , en parlent de la même sorte ; et l'on met en fait qu'il n'y a pas un seul auteur ancien qui témoigne en aucune sorte que Bérenger ait trouvé dans l'Ëglise des personnes qui fussent de son senlmienl, ni que son opinion ait été soutenue par quelqu'un qui l'eût apprise d'autre que de lui. Ils témoignent tous, au contraire, qu'il en était l'inventeur, et qu'il était l'unique cause de ces troubles.
Que si M. Claude prétend avoir droit de tirer celte conclusion de cela seul, que quelques-uns de ces auteurs rapportent, que Bérenger trouva grand nombre de partisans , il fera voir qu'il a des manières de raisonner qui lui sont bien particulières : car je pense qu'avant lui personne ne s'était avisé de conclure de ce que tous les anciens hérétiques, et principalement les ariens, ont trouvé de leur temps grand nombre de sectateurs, même parmi les évêques, que ces sectateurs avaient donc appris ces opinions de leurs bons pasteurs. Par ce moyen M. Claude supposera , quand il voudra , que Socin n'a enseigné que ce qu'il avait trouvé dans l'église des calvinistes, puisqu'il a plus trouvé de partisans en Transylvanie et en Pologne, et qu'il en a plus en Hollande et en Angleterre et généralement dans tous les lieux où il y a des calvinistes, que Bérenger n'en eut jamais de son temps.
Mais qu'il ne fasse pas tant valoir ces expressions des historiens qui donnent à Bérenger grand nombre de discijiles : on sait ce qu'elles signifient dans le langage des hommes. Deux ou trois cents personnes sont plus que suffisantes pour les rendre humainement véritables. Aussi Guiiiiond, archevêque d'Averse, auteur contemporain, et ainsi infiniment plus croyable que Guillaume de Malmesbury, qui n'écrivait que vers l'an 1242, que Matthieu Paris, qui mourut plus de cent ans après, et encore plus que Maltliieu de Westminster, qui n'a écrit que dans le quatorzième siècle, témoigne 1 expressément que Bérenger n'eut jamais une seule bourgade pour lui, et qu'il n'était suivi que par des ignorants, des scélérats et des hommes de néant.
11 doit donc passer pour constant, par le témoignage de tous les historiens et de tous les auteurs contemporains, que toule l'Église avant Bérenger était danr, la créance de la présence réelle; que la doctrine contraire y était regardée comme hérétique, et ne se souffrait point dans la communion des catholiques ; et enfin qu'il est le premier, après ces hérétiques d'Orléans, qui l'ait soutenue dans le onzième siècle.
Je sais bien que M. Claude, après Aubertin, et même quelques auteurs catholiques l'altribucnt aussi à Lutherie, archevêque de Sens; et cet exemple ne pourrait encore servir qu'à faire voir que celte doctrine <Hait Irait^» d'hérétique au commencement de ce siè
905 LIY. IX. EXAM. DE LA CROYANCE DE L'ÉGL. DEPUIS L'AN 890 JUSQU'AU SIÈCLE XI.
cle, puisqu'il fut menncé de déposition par le roi Robert pour la chose que l'on reprenait en lui. Mais si l'on considère exactement le passage d'Heigad, historien de la vie de ce roi, qui est le seul qui rapporte ce qui a servi de fondement à cette accusation, on trouvera qu'elle est sans apparence et sans fondement, n'y ayant rien dans ce passage qui y donne lieu. Voici les paroles d'Uclgad (in Epitom. Vitse Rob. régis) : Prœsuli ctiidam (il y a dans quelques exemplaires, Leotherico Senonensi archiepiscopo) de Domino non benè sentienti, et quœrenti pro quibusdam causis probalionem in corpore Domini noslri Jesu Christi , indigné tulit rex amntor bonilatis, et scripsit ei in his verbis : Ciim sit tibi nomen scientiœ , et non luceat in te lumen sapientiœ , miror quâ ratione quœsieris , pro tuis iniquissimis imperiis et pro infestato odio quod erga servos Dei liabes, examinationem in corpore et sanguine Domini. Et ciim hoc sit quod à danle sacerdote dicitur : Corpus Domini noslri Jesu Christi sit tibi salus animée et corporis; cur tu te- tenir que depuis la fin du neuvième siècle jusqu'au
mentaires, elle était regardée comme hérétique des le commencement du onzième siècle? Et c'est pourquoi l'auteur de la Perpétuité, voyant qu'Aubcrlin supposait ce fait, en a tiré celte conséquence sans s'amuser à l'examiner.
Mais s'il est excusable d'avoir voulu prendre avantage de la confession de son adversaire, M. Claude ne l'est pas d'assurer témérairement, comme il fair, que Lutherie enseignait la même chose que Bérenger. Car n'y ayant rien dans les paroles d'Heigad qui porte à cette pensée, il faudrait qu'il nous eût bien prouvé auparavant qu'il est prophète, avant que de nous obliger à déférer à des conjectures si hors d'apparence.
Il faut donc que M. Claude reconnaisse, malgré qu'il en ait, qu'au commencement du onzième siècle il n'y avait point de sacrameniaires connus dans l'Église. Que si cette opinion y avait été, il fallait qu'elle se fût éteinte, abolie et oubliée. Et ainsi il est obligé de sou-
merario ore et polluto dicas : Si dignus es, accipe ; cîim sit nullus qui habeatur dignus ? cur divinitati atlribuis terumnas corporis , et infirmum doloris humani divinœ conneclis naturœ? Juro Domini fidem, princeps Dei, privaberis, inquit, honore pontifiai, nisi ab his resipueris ; et damnaberis cum eis qui dixerunt Domino : Recède à nobis, et non communicabis his quibus dicitur : Appropinquate Deo, et appropinquabit vobis. His verbis prœsvl non benè doctus, ù rege pio et bono sapienter inslruclus, quievit et siluit à dogmale perverso, quod erat contrarium omni bono, et jam crescebat in seculo.
La réflexion que fait M. Claude sur ce passage d'Heigad mérite bien qu'on la considère; car elle découvre parfaitement quel est son esprit et celui des calvinistes. Au commencement du onzième siècle, dit-il (p. 684), non seulement Dieu conserva une bonne partie de t Église exemple de ces nouveautés , mais il suscita beaucoup de personnes qui les rejetèrent formellement. Ce qui paraît claii-ement par le rapport que fait Helgad, que le dogme de Lutherie, archevêque de Sens, qui vivait en ce temps-là, et qui enseignait la même chose que Bérenger soutint depuis touchant l'Eucharistie : Crescebat i.N SECULo; c'est-à-dire , qu'il se fortifiait et se rendait puissant dans l'Église , les fidèles se réveillant enfin , et se réunissant pour s'opposer à l'erreur qui n'avait déjà que trop avancé.
Que de témérités et de faussetés dans ce discours ! Quand il serait vrai que Lutherie, archevêque de Sens, aurait eu quelques mauvais sentiments contre la vérité de ce mystère, et qu'il aurait commencé de répandre cette doctrine parmi quelques personnes , est-ce une chose excusable, que de conclure de là qu'une bonne partie de l'Église était exempte de l'opinion de Paschase? Un seul homme qui sème une erreur, qu'un saint roi juge mériter la déposition, et que l'historien qui en parle appelle une méchante doctrine, contraire à tout bien, peut-il être pris raisonnablement pour une bonne partie de l'Église? Y a-t-il au monde d'autre que M. Claude qui pût conclure autre chose de là , sinon que si cette opinion de Lutherie était celle des sacra-
P. DE LA F. I
commencement du onzième , la doctrine de la présence réelle s'était tellement emparée de toute la terre, qu'on ne se souvenait plus qu'il y eût eu une autre doctrine. Il faut qu'il prétende que ce prodigieux renversement s'est fait en l'espace de cent ans ou de six vingts ans, et qu'il se résolve à dire que ce temps suffit pour faire que toute l'Église, ne croyant auparavant Jésus-Christ présent que dans le ciel, et ne regardant l'Eucharistie que comme le signe et le sacrement de son corps, soit venue à le croire réellement et substantiellement présent, et à oublier qu'elle eût eu une autre créance.
Et par là il reconnaîtra facilement que l'arithmétique de l'auteur de la Perpétuité n'est nullement courte, comme il le prétend ; mais que la sienne est très-fausse Car il est très-possible, comme dit l'auteur de la Perpétuité, que ceux qui avaient été instruits par des personnes qui auraient vécu dans le neuvième siècle, c'est-à-dire, dans le temps du calvinisme victorieux, selon M. Claude, aient instruit ceux qui ont vu Bérenger, ou les personnes qui vivaient de son temps. Et non seulement cela est possible, mais cela est arrivé apparemment à l'égard d'une infinité de personnes. S. Odon , par exemple , était disciple de Remy d'Auxerre , c'est-à-dire, d'un de ceux que M. Claude rend adversaires de Paschase. Il est mort abbé de Cluny l'an 942. Entre lui et S. Odilon qui fut fait abbé l'an 993, et qui était religieux de ce monastère quatre ou cinq ans auparavant, il n'y a que quarante-six ans. Or combien y avait- il de religieux, lorsqu'il entra dans celte congrégation, qui avaient quarante-six anf de profession , c'est-à-dire, qui avaient soixante-six ans, puisque l'on y entrait d'ordinaire à vingt, et même plus tôt? Ces personnes avaient donc vu Odon, disciple des adversaires de Paschase, selon M. Claude, et avaient vu Odilon contemporain de Bérenger, et qui a vécu tant de temps avec lui.
Que si l'on veut simplement considérer le commencement du onzième siècle, où, comme nous avo.'.s dit, le calvinisme était absolument ignoré, non seule-
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menl une seule génération suffit pour le joindre avec Je neuvième siècle, mais l'on peut dire qu'il y louche immédiatement sans aucun milieu. Car toutes les personnes qui avaient 60, 65, 70, 75, 80 ans l'an 1000, avaient pu voir grand nombre de personnes élevées, dans le neuvième siècle; et, comme tous les évèquessont d'ordinaire assez âgés , on peut dire que tous les évoques de l'Église qui éiaient en l'an 1000, avaient clé instruits ou immédiatement par des personnes du neuvième siècle, ou, au moins, par des personnes qui avaient été disciples de ceux du neuvième siècle.
Que M. Claude prenne donc ses mesures sur cela : qu'il dispose ses machines pour faire en sorte que ce calvinisme qu'il nous représente triomphant à la fin du neuvième siècle, soit oublié absolument et parfaiiement par toute la terre au commencement du onzième siècle. Qu'il retienne toutes les langues de ceux qui font la liaison du commencement et de la fin de ce siècle, et qu'il les empêche d'avertir tous ceux qui sont arrivés au commencement du onzième , de ce changement prodigieux, qu'il prétend être arrivé dans le dixième ; qu'il instruise les paschasistes à semer si adroitement leur opinion dans toutes les parties de la terre , qu'enseignant au monde la doctrine la plus étrange (jui fui jamais, le changement qu'ils faisaient dans la créance de i'Église ne lût point du tout pn-ceplible à ceux qui la soulfraient ( p. 249). Nous allons voirde quelle sorte il s'y prend. Mais qu'il se souvienne de ne nous établir plus de ces bornes fausses et arbitraires , puisque celles que nous lui avons marquées , étant tirées do la vérité de l'histoire ot de preuves positives et réelles, ne peuvent être ébranlées par de vaines suppositions comme les siennes.
Il relrancliera donc, s'il lui plaît, d'abord tous ces discours pleins de témérité et de manvaise M dont son livre est rempli : Qu'au commencement du onzième siècle (p. 685),MHt' bonne partie de CÉijlise était exemple de la doctrine de Puschase ; que les fidèles se réveillèrent et se réunirent pour s'opposer à celle erreur; que les peuples reçurent la doctrine de Bérenger COMME LEUR ANCIENNE FOI (ibid.); que c'est ce que ses ennemis mêmes témoignent ; qu'il ne doute point qu'il n'y en eût encore assez qui rendaient témoignage à la vérité, se souvenant d'avoir été instruits par leurs bons pas-
qu'il est question d'expliquer comment la doctrine de la présence réelle, qu'il fait naître au neuvième siècle, et à qui il ne donne en ce temps -là que fort peu de partisans, avait pu se trouver au commencement du onzième établie dans la créance de tous les peuples, et qu'il s'agit de faire voir comment elle a pu être mêlée dans l'Église au dixième siècle avec la doctrine contraire, selon la supposition des ministres; au lieu de répondre précisément à cette question, il donne le change, et passe, sans en avertir les lecteurs, à la description de l'état de l'Église après la publication de l'erreur de Bérenger. Cet artifice est sans doute peu sincère; et néanmoins on peut dire qu'il aurait été à souhaiter pour son honneur qu'il fût toujours demeuré dans ces bornes , et qu'il n'eût doimé lieu que de lui reprocher d'avoir vu la difficulté et de l'avoir évitée. S'il n'y avait pas eu de la bonne foi dans ce procédé , il y aurait eu au moins quelque retenue. Mais il s'éloigne bien autrement de la sincéiité et de la raison , quand il entreprend d'expliquer eu détail comment ce changement est arrivé, (iuoi(|u'iI y emploie touto l'adresse de son esprit, toute l'activité de son imaginalion, et toutes les saillies de sa rhétorique; de sorte qu'il fait voir en même lemps à ses lecteurs le plus grand effort de son esprit, et le plus grand témoignage de la faiblesse de sa cause.
Il est vrai que, pour la cacher un peu, il a soin de ne nous représenter pas en un seul lieu tontes les machinas qu'il emploie pour produire ce changement : il les sépare et les dispose en divers lieux, afin qu'elles fassent plus d'effet. Il nous dit tantôt une chose el tantôt une autre; et c'est pourquoi il faut d'abord prendre la peine de les rassembler toutes , cl d'en faire un seul tableau , afin que le monde puisse jouir tout d'une vue de ces rares inventions.
Pour donner quelque ordre à ces divers moyens, et à ces diflérentes machines de l'invention de M. Claude, on les peut distinguer en cinq classes. Il y en a qu'on peut appeler des moyens , ou des machines de relranchemenl ; et, ce sont celles ([ui servent à diminuer l'ouvrage qu'il entreprend, c'est-à-dire, à faire que le changement soit moindre. Il y en a qui servent à préparer les esprits, et à les mettre dans une disposition propre à changer insensiblement de créance ; et l'on
TEURS ( p. 643) , que rEucliaristie est le corps du Sei' peut les appeler les machines, ou ies moyens de prépa-
gneur en figure et en vertu , et non réellement ; que ce changement ne fut achevé qu'à la fin du onzième siècle par les papes. Et il fera mieux de dire avec Auberlin , ( l. 9, p. 945 ) , que ceux du onzième siècle avaient été lourris dès le berceau dans la foi de la présence récite : «IIac opinione unà cum lacle imbuli;i c'est-à-dire, que l'on ne coiniaissail point alors d'aulre doctrine dans l'Église, et que l'on ne se souvenait point qu'il y en eût eu une autre.