‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 249 sur 335 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Examen des machines de préparation , ou des moyens par lesquels M. Claude a cru devoir disposer les peuples au changement insensible sur la doctrine de la présence réelle.

Celte préparation se réduit, selon M. Claude, comme nous l'avons marqué, à faire perdre au peuple la connaissance distincte du mystère de l'Eucharistie , et à le faire entrer dans un état qu'il appelle de connais^ sance confuse. Mais pour le disposer même à cet effet, il l'y prépare, comme nous avons dit , par une ignorance générale de tous les mystères , et par une privation universelle de toutes sortes de lumières. En ce siècle ténébreux, dit-il (p. 16), se perdit la distincte connaissance de la vraie doctrine, non seulement sur le sujet du sacrement, mais presque sur toutes les autres matières de la religion chrétienne. Et expliquant ailleurs plus distinctement ce qu'il entend par là, il nous décrit ce siècle privé de cinq lumières, (jui comprennent toutes celles qu'on se peut imaginer. La première liirmière, dit-il (p. 299) , qu'on a fait éclipser devant les yeux du peuple, a été l' Écriture-Sainte. La seconde a été les claires et bonnes explications des SS. Pères sur le sujet du sacrement. La troisième a été la connaissance des autres mystères du christianisme, qui pouvaient fortifier f esprit et encourager le zèle pour la vé-

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rite. La quatrième a été la raison naturelle , qu'on a laissé abâtardir et tomber dans une espèce de langueur. Il n'est presque rien resté d'entier que les sens, à qui l'on déclare une guerre ouverte.

Avant que de répondre à celle descripiion de

aulcursdecc siècle, comme de Liiiiprand, de Ditmnr, de Wilichitid, de Frodoard, de Ralcrius, d'Odoii, d'Odilon, et do plusieurs autres qui icmoignenl par leurs écrits beaucoup de bon setis et de piélé , cl qui sont infiniment plus croyables dans les témoignages qu'ils ren-

M. Claude , je le supplie de se détacher un peu de deiit à un très-grand nombre d'évêques et d'abbés,

d'avoir été illustres en science et en piéié , que M. Claude, qui les déchire sans raison. Cette guerre déclarée aux sens esi encore une Causscté. Il n'y a qu'un mot en passant dans Paschase, contre ceux qui voulaient que tout corps fût palpable ; et l'on ne peut pas dire qu'en cela il soil mauvais philosophe. Toutes les autres diliicultés de rKucliarislie , que l'on tire de la philosophie et des sens , n'y sont pas seulement ma ni nées. 11 n'y a pas un seul mot dans tous les autres auteurs ; et M. Claude nous viendra dire, comme si l'on n'avait fait autre chose que de disputer contre les sens, qu'on leur a déclaré une (juerrc ouverte. Quand on l'aurait fait, on n'aurait qu'imité en cela les SS. Pères, qui nous ont assuré qu'il

celte dispute, et de me répondre lui-même en général, quel jugement on doit porter d'un théologien qui dans une matière importante avance des choses, non seulement sans fondement, sans preuves, sans raison, mais (pi'il sait être fausses cl inventées à plaisir. Je ne saurais croire qu'il ne condamne lui-même le procédé de ce théologien , comme étant entièrement indigne d'un homme d'hormeur et de conscience. Et c'est ce qui fait que je suis lâché d'être obligé de lui dire qu'il est cet homme et ce théologien dont nous parlons : tu es homo ille.

C'est lui-même qui avance des choses qu'il sait être fausses et qu'il n'a jamais pensées, à moins que remportement ne lui fasse penser le contraire de ce qu'i

sail. L'accusation esi un peu forte; mais la conviction ne s'en fallait pas rapporter aux sens sur le sujet de

, en est facile et évidente. Il dit que la connaissance distincte de presque tous les antres mystères que celui de l'Eucharistie se perdit au dixième siècle. Or il sait le contraire de cela, et il en est persuadé, puisque pour les mystères communs et crus de part et d'autre, et contenus dans les anciens symboles, on ne peut pas dire qu'on les ait ignorés au dixième siècle ; et que pour tous les points contestés entre les calvinistes et l'Église romaine, excepté celui de l'Eucharistie, tous les ministres ses confrères reconnaissent eux-mêmes que longtemps avant le neuvième et le dixième siècle tonte l'Église en croyait ce qu'en croit présentement l'Église romaine. Qu'il nous dise donc quelles sont ces vérités de foi dont la connaissance distincte se perdit au dixième siècle; qu'il nous dise quels sont ces mystères qui pouvaient fortifier l'esprit des fidèles contre la présence réelle , et qu'il prétend qu'on a cessé de connaître dans ce siècle, ou qu'il se reconnaisse convaincu d'une mauvaise foi inexcusable.

Tout le reste n'est qu'un amas de témérités sans preuves, sans raison, sans apparence. Pourquoi dit-il qu'on a ôté aux fidèles la lumière de l'Écriture ? A-t-on cessé de la lire dans les églises et dans les cloîtres? A-t-on cessé de l'expliquer au peuple et de renseigner dans les écoles? Les écrits des auteurs de ce siècle qui nous restent, comme ceux de S. Odon et de Raterius, évêque de Vérone, ne font-ils pas voir que l'on étudiait et l'Écriture et les Pères?

Pourquoi dit-il qu'on a caché aux peuples les claires et bonnes explications des Pères ? N'y a-t-on pas appelé l'Eucharistie sacrement du corps de Jésus-Christ , mystère du corps de Jésus-Clirist, pain et vin? Et cependant c'est en cela que consistent , selon lui , ces claires el bonnes explications des SS. Pères ?

Cette langueur de la raison naturelle, qu'on a laissé abâtardir, est une idée de déclamaieur, qui n'a de fondement que dans la hardiesse de celui qui la propose; et elle est clairement détruite par les écrits des

l'Eucharistie ; mais il est faux de plus qu'on l'ait fait. De sorte qu'il semble que M. Claude prenne plaisir à faire que ce qu'il avance soit faux et déraisonnable en toutes les manières qu'il le peut être.

Tout cet appareil de faussetés aboutit à perstiader que l'on est tombe au dixième siècle dans une connaissance confuse de l'Eucharistie. El l'on peut juger quelle peut être la solidité d'une conclusion qui est fondée sur tant de mensonges, et qui est d'elle-même contraire au seno commun. Car les seules paroles des Liturgies , qui sont l'abrégé de celles des Pères, étaient suffisantes pour instruire tous les ecclésiasiiqucs de ce mystère. La nécessiié de participer souvent à la communion , et la crainte que l'on donnait d'y participer indignement , faisaient qu'il était conmie impossible que tout le monde ne fût instruit de ce qu'il en fallait croire ; et l'on peut dire avec vérité que l'Eucharistie est le dernier des mystères dont la comiaissance se peut perdre , parce qu'il n'y en a point auquel on soit plus souvent obligé de s'appliquer, et par des motifs plus pressants.

Mais si l'on vent considérer de plus près et les paroles de M. Claude et l'état où il nous dépeint ce siècle , on trouvera que cette connaissance confuse n'est qu'un mot en l'air ; et qu'au cas qu'il signifie quebjue chose, il n'est pas |)0ssible que les chrétiens y aient été dans ce siècle-là.

Premièrement il y a toute sorte d'apparence que M. Claude, en nous parlant si souvent de connaissance confuse, ne conçoit que le son de ce terme, cl (|u'il nous veuléblouir parunmoKjui De signifie rien dans son esprit : car en recherchant dans son livre en quel sens il le prenait , j'ai trouvé que connaissance confuse et connaissance distincte ne sont que la même chose dans son langage ; c'est-à-dire , que la coimaissance (|n'il appelle coniuse est tout aussi nette que celle qu'il appelle distincte.

Pour développer ce mystère, il faut savoir que, se-

Ion M. Claude , la connaissance dislincle de l'Eucharislie ne consiste pas à savoir dislinciement que rEucIiaristie n'est pas réellement le vrai corps de Jésus-Christ : car il ne veut pas que l'on ait fait cette réflexion expresse dans le temps même où il admet sa connaissance distincte. En quoi consiste-t-elle ionc? On trouvera qu'elle ne consiste en autre chose qu'à savoir 1° q«e l'Eucharislie est du pain et du vin; 2° que ce pain et ce vin sont des sacrements du corps et du sang de Jésus-Christ; 3° qu'il les faut recevoir en mémoire de la passion de Jésus- Christ; 4° qu'en les recevant on reçoit les grâces et les consolations de Jésus-Christ; 5° que ce pain et ce vin, qui sont les sacrements du corps de Jésus-Christ , sont appelés son corps et son sang , quoiqu'ils n'en soient que les signes; 6° que Jésus-Christ est réellement au ciel.

Quand M. Claude nous veut donner l'idée de sa connaissance distincte du mystère de l'Eucharislie, il ne la compose que de ses connaissances particulières. Et c'est pourquoi, dans la page 295, où il nous la décrit, il n'y en comprend point d'autres. // est certain, dit-il , que la vérité positive que nous croyons était enseignée dans les huit premiers siècles , d'une manière si claire, si forte et si distincte , qu'elle dissipait toutes les difflcultés qui pouvaient naître de ces expressions : le

PAIN EST LE CORPS DE ChRIST ; IL EST CHANGÉ AU CORPS

DE Christ. Et pour prouver que Ton enseignait la créance calviniste de cette manière claire , forte et distincte , il ajoute : On enseignait que le sacrement était du pain et du vin ; que ce pain et ce vin étaient les signes et les figures du corps de Jésus-Christ ; qu'ils ne perdaient point leur naturelle substance; mais qu'ils étaient appelés le corps et le sang de Christ, parce qu'ils en étaient les sacrements. Cela supposé , il est hien visihle que si les lidèles n'avaient pas cru toujours la présence réelle, il est impossible au moins qu'ils aient jamais été privés de ces autres connaissances qui composent la créance distincte de M. Claude.

La chose est toute évidente par le sens commun. Car le moyen qu'ils aient pu ignorer des choses dont ils ont eu continuellement les oreilles frappées? Mais parce que ce n'est pas la coutume de M. Claude d'écouter beaucoup la raison, il vaut mieux le convaincre par son propre témoignage. Il décrit, dans la page 495, quelles sont les vérités du mystère de l'Eucharistie qui ont toujours été populaires , c'est-à-dire , quelles sont celles qui ont toujours été connues du peuple. Et il est remarquable qu'il s'agit en ce lieu-là du temps où il place et son changement insensible et sa connaissance confuse de l'Eucharistie. Or entre ces vérités populaires il marque expressément toutes celles qui forment sa connaissance distincte. Le mystère de l'Eucharislie, dil-il, a toujours été populaire en la forme extérieure de sa célébration, et dans les actes généraux que les chrétiens y doivent faire. Prendre du pain , boire d'un calice en mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ Notre- Seigneur ; recevoir

corps et au sang du Sauveur pour y trouver la conso talion de l'âme : cela est sans doute populaire. Il est populaire d'écouter le témoignage des sens , qui rap~ portent que c'est du pain , et d'entendre dire pourtant que c'est le corps de Christ, le sacrement du corps de

Christ, son gage, son mémorial // est populaire de

savoir que Jésus-Christ est au ciel, et que de là il viendra pour juger les vivants et les morts. Voilà ce que c'est, selon M. Claude , que la connaissance populaire du mystère de l'Eucharistie , c'est-à-dire, celle qui a dû être nécessairement dans le peuple du dixième siècle, dont il est question en cet endroit. Cette connaissance populaire est donc ce qu'il appelle aussi connaissance confuse; cependant elle comprend tout ce qui est enfermé dans la connaissance dislincle ; et ces chrétiens confus du dixième siècle en savaient tout autant que les chrétiens distincts des autres siècles de }I. Claude.

Ainsi toute cette distinction de deux connaissances, l'une distincte et l'autre confuse, l'une pour les huit premiers siècles , l'autre pour le neuvième et le dixième , est une pure illusion. C'est une distinction de mots dont M. Claude n'a aucune idée dislincle, et qu'il confond lui-même quand il vient à les appliquer; 8t elle n'est inventée que pour faire un certain jeu de paroles qui semblent signifier quelque chose, et qui ne signifient rien. Il nous dit qu'on a passé de la vérité distincte à la vérité confuse, et de la vérité confuse à l'erreur. Les mots de vérité distincte, de vérité confuse, sont effectivement diiïérenls; mais ce que M. Claude entend par ces mots , en les appliquant à l'Eucharistie, ne l'est point du tout ; et tout cela n'a pour but! que de tromper ceux qui se repaissent de mots, et qui [ ne vont pas jusqu'au fond des choses.

Tout ce que nous avons dit dans le sixième livre] contre cette connaissance confuse, nous donne encore lieu de supposer que c'est une pure chimère, et) qu'il faut par nécessité que les fidèles aient eu une connaissance distincte du mystère de l'Eucharistie, 1 c'est-à-dire, qu'ils aient cru distinctement, ou que cel qu'on leur donnait était le corps de Jésus -Christ, oui que ce ne l'était pas, mais seulement son image et son symbole. Mais on peut dire qu'il n'y a point de siècles | où il soit moins raisonnable de placer une connaissance! confuse de ce mystère que dans le neuvième et lej dixième, en s'arrêtant à l'hypothèse de M. Claude.

Il veut que l'opinion de la présence réelle ait été proposée par Paschase dès le commencement du neuvième siècle ; qu'il ait trouvé quelque petit nombre de sectateurs, et qu'il ait éié contredit par tous les grands hommes de son siècle. Mais il s'ensuit de là tout le contraire de ce qu'il prétend ; car le moindre effet que pouvait produire celle contestation , était d'appliquer les hommes à considérer ce différend. Or dans une chose où il s'agissait du salut de chacun, il est impossible que tous ceux qui en entendaient parler n'aient formé une pensée distincte , pour rejeter, ces choses avec tm respect religieux, comme un grand ou pour admettre cette présence réelle dont M. Claude sacrement que le Seigneur a institué; élever sa foi au %.\q\x[ qu'il fût alors question. Et comme il est sans ap-

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parence qu'une opinion nouvelle , contraire à la rai- disiincte de la présence réelle ; et ces bcrlramislcs en

son et aux sens, soit reçue d'abord par tous ceux qui en entendent parler , et (ju^il est certain au contraire que l'on en parle en mille lieux où Ton ne la propose pas même d'une manière capable de persuader, il s'ensuit que l'opinion de Pascliase, avant que d'être embrassée par beaucoup de monde, aurait dû cire au-

auraieiit eu une irès-distincte de l'absence réelle. Et il eût été impossible , dans le grand nombre de prédicateurs qu'aurait eus l'une et Taulre doctrine, qu'il y eût quelqu'un dans l'Église qui n'en eût pas ouï parler.

11 n'y a guère de personnes dans ce conlincnt-ci

paravanl l'on connue ; et qu'elle aurait été d'abord qui n'aient ouï parler qu'on a découvert depuis deux

formellement rejelée par la plus grande partie de l'Église.

Si M. Claude consultait un peu la nature et le bon sens dans la composition de ses hypothèses, il aurait reconnu que les nouvelles d'une opinion que l'on propose dans l'Église, précèdent toujours l'approbation de celte opinion, et qu'ainsi avant que Pascliase eût trouvé dix sectateurs, il aurait fallu qu'il y eût eu cent mille personnes qui en eussent ouï parler sans s'être laissé persuader.

Et de là il s'ensuit qu'il n'aurait pu accroître son parti qu'en convertissant les gens qui l'auraient auparavant condamné, cl qui seraient ainsi passés, non d'une connaissance confuse à une connaissance distincle, mais de l'improbation formelle de l'opinion de Paschase à l'approbation de cette même doctrine.

C'est donc encore une nouvelle chimère que de dire qu'on ait pu produire ce grand changement en faisant passer insensiblement le monde de la connaissance confuse à l'erreur, puisqu'il est clair qu'il aurait dû nécessairement être précédé d'une connaissance trèsdistincte des deux opinions , et d'une improbation positive de l'opinion de Pascliase.

Je ne sache qu'un moyen par leq.uel M. Claude puisse é\itercet inconvénient, qui est de supposer que Paschase était prophète , et qu'il communiquait le don de prophétie et celui d'une circonspection miraculeuse à tous ceux qu'il gagnait à son parti. Avec ces deux qualités surnaturelles, il se pourra faire qu'il ne communiquât jamais sa doctrine qu'à ceux qu'il prévoyait, par esprit de prophétie, la devoir certaine ment approuver; que ces personnes auront observé la même réserve, en ne parlant de celte même opinion qu'à ceux qui la devaient et embrasser et cacher. Mais à moins que de cela, et s'il a agi avec une prudence porement humaine, il est impossible que pour un seciateur il n'ait fait mille adversaires, et que ces adversaires n'aient appliqué tout le monde à rejeter positivement sa doclrine comme une folie.

Et en effet, M. Claude ne se souvient pas que c'est ce qu'il suppose lui-même, et que c'est l'effet qu'il attribue au livre de Bertram et de Jean Scot, qu'il veut avoir été victorieux dans leur siècle des nouveautés de Paschase. C'est donc à lui à nous expliquer par quel moyen celte connaissance confuse a pu subsister parmi tant de lumières capables de la détruire.

S'il est embarrassé à placer sa connaissance confuse au neuvième siècle, il le doit être encore davantage à la placer au dixième, qu'il prétend avoir élé mi- parti de paschasisles et de bertramistes : car ces i)ascliasisics auraient tous eu une connaissance fort

cents ans un nouveau monde au-delà de l'Océan ; et l'on ne doit point douter que celle découverte n'ait élé connue, lorsqu'elle arriva, par loules les personnes qui n'étaient pas entièrement slupides. Cependant quelle proportion y a-i-il de celle nouvelle avec la découverte de la doclrine de la présence rôelle , si elle eût élé auparavant inconnue? Et combien la nouvelle d'un Dieu présent sur tous les autels du monde est-elle plus grande, plus surprenante , plus capable d'appliquer les hommes par la vue de leur intérêt , que celle de la découverte d'un nouveau monde ! 11 est donc contre la raison de croire que celle doctrine ait pu être défendue par quelque nombre de personnes, et qu'elle n'ait pas élé incontinent connue de tous les chrétiens.

Ainsi tous les moyens et toutes les machines de M. Claude se trouvent toujours contraires à la raison, parce qu'il ne la consulte jamais pour les inventer; et c'est une chose surprenante comment il a pu dire, même par hasard, tant de choses sans apparence ; de sorte qu'il semble qu'il ait eu dessein d'éviter la vraisemblance dans ses hypothèses avec autant de soin que les autres la recherchent.

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