LIV. XI. DIFFÉRENDS ENTRE M. CLAUDE ET L'AUTEUR DE LA PERPÉTUITÉ
l'on peul fonder quelque jugement de ses mouvements nion des sacramentaires ont ëlc des inslrumcnis du
véritables sur ce qu'il en fait paraître en son livre, on peut dire qu'il l'a mis en quelque sorte hors de luimême, en le portant à faire des plaintes où il est fort difficile de reconnaître quelque étincelle de raison.
Qu' avons-nous fait, dit-il (p. 151), à l'auteur qui l'oblige d'insulter si cruellement sur notre misère? Avonsnous armé toute la terre pour sa ruine? L'avons-nous poursuivi jusque dans les monts inaccessibles et dans les
diable, et non pas des organes du S.-Esprit? Ce reproche n'a-t-il pas toutes les qualités de ceux qui sont justes et légitimes; la vérité, la justice, la nécessité? Et peut-on se plaindre de ce que la vérité et la juslice autorisent, que par un esprit injuste et déraisonnable?
Mais cette histoire des henriciens n'est pas seulement considérable par ce que S. Bernard rapporte des dérèglements de Henri, qui fait connaître l'esprit
cavernes? Avons-nous employé contre lui le fer et le feu dont il était animé; mais encore plus par les miracles
pour Lui donner un ressentiment si injuste et si contraire même à sa profession et à son humeur? Qu'il nous laisse manger pauvrement notre pain trempé dans l'eau de nos sueurs et dans celle de nos larmes, sans le venir encore arroser de son vinaigre, et qu'il se souvienne que les apôtres se sont glorifiés de leur bassesse et de leurs défauts pour attribuer toute la gloire de leur ministère à Dieu, et que les anciens clirétiens n'ont pas perdu le courage quand on leur a dit : Vous suivez des hommes misérables, qui ont établi des lois dures et barbares. (Jul., apudCyr. Alex.)
C'est ainsi que M. Claude se démêle de ce mauvais pas en changeant à son ordinaire les figures en raisons; comme si la vérité ne devait point être considérée dans ces disputes. 11 ne dit point que ce qu'allègue l'auteur de la Perpétuité soit faux : mais, laissant à part la vérité ou la fausseté de ces reproches, il se plaint qu'on le traite cruellement, et il tâche de soulever contre lui tous ceux qui s'émeuvent par le ton de celui qui parle, plutôt que par le sens des. paroles. Mais si ces reproches sont véritables, s'ils sont justes, s'ils sont nécessaires, s'ils ne sont point du tout offensants pour les ministres d'aujourd'hui , quelle plainte M. Claude ne nous donne-l-il point sujet de faire à notre tour contre une rhétorique si injuste, si trompeuse, si maligne, si emportée, si séditieuse?
Or qu'y a-t- il dans ce discours de l'auteur de la Perpétuité qui ne soit exactement véritable? Ce sera peut-être le sujet d'un plus grand discours; et les déclamations de M. Claude ni l'injuste délicatesse des ministres ne nous empêcheront pas de faire paraître dans un phis grand jour la vie et l'esprit des premiers réformateurs et de tous ces gens qui composent leur tradition. Mais il suffit de dire ici qu'il faut être de mauvaise foi pour ne demeurer pas d'accord de tout ce qui est contenu dans cette image raccourcie que l'auteur de la Perpétuité en a faite.
Car n'est-il pas vrai que les sectateurs de Henri ont été combattus par S. Bernard ? N'est-il pas vrai qu'il décrit lui-même dans sa lettre deux cent quaranteunième les vices abominables de ce précurseur des sacramentaires ; son apostasie, sa vie vagabonde, ses désordres, ses infamies? N'est-il pas vrai qu'il cite pour témoins de ce qu'il dit des villes entières? Ne fait-il pas un dénombrement de ses erreurs? Quel sujet M. Claude a-t-il donc de se plaindre que l'on rapporte des faits si attestés, si constants et si nécessaires, pour faire voir que les premiers auteurs de Topi-
que Dieu opéra par ce saint pour confondre ces hérétiques, qui sont des preuves éclatantes et divines de la vérité de la foi de l'Église catholique. Et c'est pourquoi il ne sera pas inutile de faire voir ici avec combien de faiblesse et de mauvaise foi Aubertin lâche de les éluder et d'affaiblir Taulorité de S. Bernard.
Il faut remarquer 1' sur le sujet de ces miracles qu'ils sont rapportés par un auteur contemporain, qui est Geoffroi, son disciple et l'un des auteurs de sa Vie ; 2" qu'ils sont même attestés par S. Bernard : La vérité, dit-il (ep. 241) dans sa lettre à ceux de Toulouse, ayant été manifestée par nous, non seulement par des paroles, mais aussi par des miracles , on a découvert les loups qui étaient venus à vous avec des peaux de brebis; 5° que ces miracles furent faits par S. Bernard avec une protestation expresse que c'était pour confondre les hérétiques henriciens, et pour prouver la foi qu'il annonçait : car l'auteur de sa Vie rapporte qn'étant en un lieu nommé Sarlat, après le sermon fini, on offrit des pains au serviteur de Dieu pour les bénir comme il avait accoutumé de faire partout; et qu'élevant sa main et leur donnant sa bénédiction en faisant le signe de la croix au nom de Dieu, il dit : Vous reconnaîtrez que nous prêchons la vérité, et que les hérétiques vous trompent par une fausse doctrine, si vos malades recouvrent la santé en mangeant de ce pain que j'ai béni : que cette proposition ayant donné de la crainte à Godefroi, évêque de Chartres, qui était présent et proche du saint abbé, il dit qu'ils seraient guéris s'ils le prenaient avec une ferme foi; mais que ce bienheureux Père répondit avec une parfaite confiance en Dieu : Je ne dis pas cela, mais je dis que tous ceux qui en mangeront seront guéris, afin qu'ils connaissent par ce miracle que nous sommes véritables, et que nous annonçons la parole de Dieu selon sa divine vérité. (Vita S. Bern., 1. 5, c. 6.)
11 n'y eut jamais de protestation plus expresse que des miracles sont faits pour confirmer une vérité : et cependant Dieu seconda tellement les promesses de S. Bernard ([u'j7 y eut, dit l'auteur de sa Vie, tant de malades guéris, que le bruit de cet événement merveilleux courut par toute la province ; en sorte que le serviteur de Dieu repassant par les lieux voisins fut obligé d'éviter le concours insupportable du peuple, en prenant un aulrA chemin.
Le même auteur rapporte encore (ibidem) que dans ce célèbre miracle que S. Bernard fit à Toulouse en guérissant un paralytique mouran et près de rendre
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l'esprit, qui se leva sur le champ et courut après lui, en sorte que ceux qui le virent crurent que c'était un fantôme, ce saint fit secrèlement celle prière à Dieu, comme il le confessa depuis : Qu attendez-vous , mon Seigneur et mon Dieu? Ce peuple cherche des miracles, et nous leur profilerons peu par nos paroles, si vous ne les confirmez par des effets miraculeux de votre puissance.
Voilà ce que le ministre Aubertin entreprend de détruire : et voici les raisons qu'il emploie pour cela.
Il allègue premièrement que Pierre de Cluny écrivant contre les pélrobnslcns, prédécesseurs des henriciens, dit qu'il ùiiTère à répondre à certaines erreurs qu'on leur imputait jusqu'à ce qu'il en fût plus inlormé. Et il conclut de là qu'il ne faut pas croire que S. Bernard lût mieux informé des crimes de Henri, successeur de Pierre de Bruis ; et par conséquent qu'il en parle témérairement. Je pense qu'il serait diflicile de produire un exemple d'un plus étrange raisonnement. Car on peut conclure assez justement de la retenue- de Pierre de CUiny que les saints ne sont pas précipités
quer à celui-là. 3° Ces faits étaient attestés par des villes entières, comnie Lausanne, le Mans, Bordeaux. Et ainsi S. Bernard ne disait rien de Henri qui ne fût de notoriété publique, et où il put être surpris. (Bern., cp. 241.) 4° Il apprit ensuite par lui-même les erreurs de ces hérétiques , en allant sur les lieux où ils les avaient semées ; et bien loin de se rétracter de ce témoignage qu'il avait rendu d'eux, il les poursuivit encore avec plus de force.
Enfin c'est une ignorance ou une mauvaise foi inexcusable à Aubertin d'avoir pris pour fondement cette parole qu Othon de Frisingue dit de lui sur le sujet de Gilbert de la Porée, évê(jue de Poitiers, puisqu'il est certain que cet historien avait tort dans ce reproche de crédulité qu'il fait à ce saint; que le zèle de S. Bernard contre Gilbert était très-juste et trèséclairé; que Gilbert même se rétracta, et qu'Otlion de Frisingue se repentit à la mort d'avoir favorisé dans son Histoire ceté\êque contre S. Bernard, comme le cardinal Baronius le rapporte sur le témoignage des auteurs de ce temps-là. (Vie de S. Bern. en français,
dans leurs jugements; et qu'ainsi on a grand sujet de . 1. 3, c. 6.)
les croire quand ils assurent positivement les choses. Mais il n'y avait qu'Auberiin qui fût capable de tirer celte étrange conclusion que si Pierre de Cluny n'a pas été en un certain temps assuré de certaines erreurs de Pierre de Bruis, et s'il a désiré de s'en instruire d'avantage, S. Bernard n'a pu être assez informé des erreurs et des crimes de Henri son successeur, pour en parler comme il a fait.
Il allègue en second lieu qu'Otlion de Frisingue dit de S., Bernard sur le sujet du différend qu'il eut avec Gilbert de la Porée, évêiiue de Poitiers, que sa douceur naturelle le rendait crédule; et il prétend par là faire rejeter comme faux tout ce qu'il dit contre Henri.
Mais 1° si la douceur rend crédule, c'est à l'égard du bien, et non pas du mal. Au contraire, elle empêche de le croire, selon S. Paul, qui assure que la charité ne pense point de mal : < Non cogitât malum.t Ç'auniit été sans doute une étrange sorte de douceur que celle de S. Bernard, si elle l'avait porté à croire d'une part témérairement des crimes abominables de Henri, et à se persuader de l'autre faussement qu'il avait fait des miracles pour le confondre. De sorte qu'au lieu que la douceur évangélique porte à croire du bien du prochain et du mal de soi, il se ti ouverait que celle de S. Bernard l'aurait porté à croire du bien de soi-même cl du mal des autres. 2° Il n'y a rien de plus déraisonnable que de prétendre d'avoir droit d'appliquer sans fondement ce reproche général de crédulité, qu'un historien a fait à S, Bernard sur un sujet tout différent, à tous les faits attestés par S. Bernard, pour les rendre ainsi tous suspects de fausseté. Car il est clair qu'Aubertin n'a aucune raison particulière pour prétendre que ce que S. Bernard dit de Henri soit plutôt faux que tous les autres faits qui se trouvent dans ses œuvres. Que si on ne le peut pas appliquer à tous , on ne le peut pas non plus appli-
Mais tout cela néanmoins n'approche pas de l'absurdité de la dernière raison qu'Aubertin allègue en particulier pour détruire la preuve que l'on tire des miracles que S. Bernard fit contre les henriciens. On a vu combien ils étaient considérables en toute manière, par le nombre et par les circonstances. Cependant ce ministre, pour les réfuter tous, se contente de s'écrier : Quelle apparence y a-t-ilque ces miracles soient arrivés, si l'on fait réflexion sur ce que Papirius Mnsso rapporte dans son Histoire, que ni le supplice de Pierre de Bruis, ni les sermons de S. Bernard, ne purent empêcher le progrès de cette secte , et qu'elle ne fût embrassée par les villes de Toulouse, de (àarcassonne, deBéziers, de Castres, et quelques autres. Ainsi , selon Aubertin , l'inci'éduiité des peuples est une preuve convaincante de la fausseté des miracles : et si les libertins, les impies et les athées, sont aussi déraisonnables que lui, ils rejetteront tout d'un coup tous les miracles de Moïse, des prophètes, de Jé:-ius-Chrisl et des apôires, par des exclamations formées sur le modèle des siennes.
Quelle apparence , diront-ils, que Moïse eût fait les miracles rapportés dans l'Exode, si Von fait ré flexion que Pharaon et les Égyptiens persévérèrent dans leur endurcissement? Quelle apparence qu'un propliète, envoyé vers Jéroboam, ait fait les miracles que l'Écriture raconte, qu'un autel se soit fendu, que la main d<i ce roi se soit séchée, et qu'aussitôt après elle ait été guérie à la prière do ce saint homme , si l'on (ait réflexion que ni ce roi ni les dix tribus qui lui étaient soumises ne quittèrent point leur schisme ni l'adoration des deux veaux ? Quelle apparence que Jésus - Christ ait fait tous ceux que l'Évangile rapporte, s» l'on fait réflexion que les Juifs ne l'ont pas reconnu pour le Messie , et qu'ils n"ont pas laissé de le crucifier nonobstant tous ces miracles? Quelle apparence que les r.pôtres aient fait tout ce qu'on lit dans les
1049 LIV. XI. DIFFÉRENDS ENTRE M. CLAUDE ET L'AUTEUR DE L\ PERPÉTUITÉ. 1050 Actes, «Ton fait réflexion que tant de Juifs cl de ■ d'hcrcsic, et pnr conséquent de l!eii/cr, à moins quo
païens ne reçurent pas la dciclrine qu'ils leur amionçaierit, et qu'ils n'ont pas laissé de leur laire souffrir la mort.
Comment est- il possible que ce ministre n'ait pas vu l'ouverture qu'il donnait d'attaquer tous les mi-
S. Rernard ne soit coupiihle de fourberie et d'imposture, et d'altaclicr son salui à une chose si hors d'apparence qu'ils ne l'ont même jamais osé dire ? Car ce sairft a un si grand éclat de sainteté, quo les plus emporlés des ministres ont clé contraints de lui don-
racles par le même raisonnement qu'il fait contre ceux ner des éloges. Luther le préférait à tous les Pcres
de S. Bernard ; et comment les plus communes lu- de l'Église. Bucer l'appelle un homme de Dieu. ( In
mières de la religion ne lui en ont-elles pas l'ait con- Collnq. convivial., cap. de Patrib. ; de Conc. c. de
naître la fausseté? Car qui ne sait que les miiaclcs Just.;CaIv., 1. 4 Insl., c. 10, § 17.)Calvin diiqne c'est
ne sont que des grâces cxlciieures , et que quelques vn pieux et saint écrivain. Ce|;endaut si ce pieux et saint
grâces intérieures qui les accompagnent, néanmoins écrivain, si cet homme de Dieu n'est pas un fourbe, uu
la conversion cffeclivc ne s'opère que par une grâce Antéchrist et un faux prophète, les hcnriciens cl les
particulière que Dieu donne à qui il lui plaît? Qu'ainsi, calvinistes sont hérétiques, et il n' y a point de salut
selon le cours ordinaire de la Providence, l'eflèl com- pour eux.
mun des miracles est de loucher les uns cl d'endurcir C'est encore un exemple de cette modéraiion in-
les autres ; que c'est ce qui est arrivé à ceux de Moïse, tércssée si ordinaire aux calvinisies, nui leur fait
des prophètes, de Jésus Christ et des apôtres : qu'on arrêter quand ils veulent les C()nséqucnces naturelles
ne doit donc pas s'élonner qu'il en soit ariix é de même à ceux de S. Bernard ; et qu'ayant ou l'effet que Dieu voulut en tirer, en préservant plusieurs âmes de l'erreur, ils n'aient pas empêclié que depuis son départ elle ne se soit glissée dans plusieurs esprits. Dieu punissant ainsi l'infidélité de ceux qui ne se convertirent pas sérieusement à lui, et qui firent un mauvais usage de ses grâces.
Il y a donc quelque chose d'élonnant dans cet égarement d'esprit d'Auberlin, d'avoir cru pouvoir rejeter des preuves si illustres de la vérité de la foi calholique par un raisonnement qui condamnerait Jésus^-Christ et tous les saints. Mais l'insensibilité des calvinistes l'est encore infiniment davantage ; car sans doute ils ne sont pas assez aveugles pour ne pas voir que ces réponses d'Auberlin sont ridicules : mais ils en demeurent là, et ils ne sont nullement effrayés des conséquences qui se tirent naturellement de celle histoire. Car si les henriciens sont hérétiques, ils ne peuvent nier qu'ils ne le soient eux-mêmes, puisqu'ils font gloire de les compter entre leurs prédécesseurs, et qu'il est certain qu'ils ont été cor.damnés pour plusieurs opinions qui sont communes aux calvinistes, et entre autres pour avoir nié la présence réelle comme ils la nient. Or il est certain que les henriciens sont héréli(ines, non seulement si S. Bernard est un saint, mais s'il n'est pas un fourbe, un imposteur, un faux prophète; s'il a eu seulement la sincérité d'un honnèto païen. Car ayant écrit, comme il a fait, que Dieu avait confirmé par des miracles ses prédications contre les henriciens,. et ces miracles ayant été faits par lui avec une déclaration expresse que c'était pour montrer que les henriciens étaient de dangereux liéréliqiies : si ces miracles sont faux, S. Bernard est un fourbe et un imposteur ; et s'ils sont vrais, les henriciens sont hérétiques. Ainsi, afin qu'ils ne le soient pas, et que les calvinistes ne le soient pas avec eux , il f".r.! qu'ils disent que ces miracles sont faux, et que S. Bernard
de leur doctrine, pour faire grâce à qui il leur plaît, ou plutôt à qui ils ont intérêt de la faire.' C;ir étant ccrlaii? que S. Bernard a cru les henriciens héréli(iues, étant certain qu'il les a poursuivis avec toute l'ardeur de son zèle, étant certain qu'il a décrié Henri comme un infâme, un vagabond, un loup, un héiélique; étant certain qu'il s'est vanté d'avoir fait des miracles pour les convaincre; étant certain qu'il a dit (pi'il les faisait à cette intention, d'où vient celle retenue que les calvinistes témoignent en son endroit? S'il a calomnié des innocents, que ne l'appellenl-ils calomniateur ; 'et s'il a fait d? faux miracles pour confirmer l'erreur, que ne l'appellent-ils imposteur et faux prophète? Et qu'y a-t-il de moins raisonnable que ce milieu qu'ils choisissent, de reconnaître d'une part S. Bernard pour saint, et de vouloir faire passer de l'autre les henriciens pour innocents et pour orlhodoxes ? N'est-il donc pas visible que ce n'est point par raison qu'ils se sont portés à ce tempérament si déraisonnable , mais par une pure nécessité? La vertu de S. Bernard est si reconnue qu'ils n'ont pas osé l'allaquerdireciement ; mais leur préoccupation est si aveugle et si opiniâtre, qu'ils ne veulent point du tout y renoncer: et c'est ce qui les a obligés à allier dans leurs discours des choses iualliables, et à aimer mieux se contredire d'une manière grossière , que de rendre gloire à la vérité.