LIVRE DOUZIEME
CONTENANT DEUX DISSERTATIONS SUR LE SUJET DE JEAN SCOT ET DE BER- TRAM, AVEC DIVERS ACTES QUI FONT VOIR LA CRÉANCE DES ÉGLISES ORIEN- TALES.
Le désîr de ne détourner pas l'esprit des lecteurs , Le premier écrit est une dissertation sur le sujet
ou par des discussions non nécessaires, ou par des de Jean Scot, dont le principal but est de montrer
actes et des pièces trop longues , m'ayant porté à ré- qu'il est auteur du livre du Corps et du Sang du
ï\ '.(Tver toutes les choses de ce genre au douzième Seiijneur, qui est imprimé sous le nom de Bertram.
^1 iVie, qui en sera le recueil, je ferai seulement ici un Celte pensée était venue premièrement à M. de Mari\ iénombrement de ce au'il contient. ca. mais l'auteur de celle dissertation rétablit beau~
coup plus fortement qu'il n'avait fait, et la rend tellenienl vraisfiniblable qu'elle approche presque de la ceriiiudc. Il iraile aussi divers autres points, dans lesquels il détruit plusieurs faux faits que M. Claude avait allégués louchant ce Jean Scol. On ne sait rien de l'auteur de cetie dissertation, sinon qu'il est religieux de Sainte-Geneviève; sa modestie l'ayant porté extrait du livre d'un Grec moderne, qui était à la fin
logé à Moscou dans le palais même du grand-duc, avec quel(|nesietlresdu dit sienrLilienlhal an grand chancelier de Suède, écrites pendant que l'archevêque de Gaza travaillait à sa réponse. La sixième est la réponse de cet archevêque de Gaza , dont il est parlé dans le cinquième livre. La septième est un petit
à cacher le reste.
La seconde dissertation contient un examen particulier du livre de B<'rtrani,et l'on y a eu pour but de pronver que ce n'était pas sans raison que l'auteur de la Perpétuité avait avancé, louchant cet auteur, qu'on peut soutenir pour le moins avec autant d'apparence , que Bertram était dans la créance commune de l'Église catholique , que les ministres soutiennent qu'il y était contraire. Mais comme j'ai toujours l'ait profession d'une exacte sincériié, et que j'estime que ce serait la blesser d'assurer positivement des choses qui me paraîtraient tant soit peu douteuses, je n'ai rien voulu décider abbolumeni toucl>ant les seniimeiits de cet auteur; et je me suis contenté de réfuter les décisions téméraires de M. Claude. Le reste n'est plus qu'un ramas de diverses pièces qui sont disposées en cet ordre.
La première est un extrait assez long d'nn livre d'un religieux du Mont-Alhos, nommé Agapius, dont il est parlé dans le quatrième livre. Ce livre est intitulé le Salut des pécheurs , à.ixv.p'zol&'i SwTiiptK. Il est écrit en grec vulgaire, et n'est point traduit, comme je crois, quoiqu'il méritât de l'être. La seconde est l'écrit d'un seigneur moldave, appelé le baron de Spadari. Je l'ai en grec et en latin, parce qu'il a voulu le faire en ces deux langues ; mais comme le latin n'est pas moins original que le grec, on s'est contenté de le faire imprimer en latin. La troisième est une profession de foi des Grecs du patriarcliat d'Antioche, qui a élé envoyée à M. Piquel, ci-devant consul à Alep, par M. Baron, (jui exerce cette charge pour les Franvais et les Hollandais, et qui y protège avec beaucoup de zèle la religion catholique.
On verra par un acte de M. Jannon , prêtre et grand-obédiencier de l'église S.-Jusl à Lyon , inséré à la fin de ce livre, que l'original de cette profession de foi est présentement au monastère de S.-Germaindes-Prés, où elle a été mise en dépôt.
La quatrième est une lettre latine de M. Oléarius, bibliottiécaire du duc de Holstein , pour soutenir ce qu'il avait dit de la créance des Moscovites touchant la transsubstantiation, dans son voyage de Moscovie et de Perse. La cinquième contient les questions proposées touchant l'Eucharistie par le sieur de Lilien- Uial , résident de la couronne de Suède auprès du grauÀ-duc de Moscovie « au métrcwolilaio de Caza<
de l'écrit de l'archevêque de Gaza, mais d'une antre main , et apparemment de celle de quelque Suédois. La hnitième est un extrait d'un synode tenu en l'île de Chypre, en celle année 1668, dont l'original grec en a élé envoyé, par l'ordre de M. Pi(|uei, au révérend père-général de la congrégation de S.-Maur, pour être mis en dé|iôt dans la bibihdhèque de S. Germaindes-Piés. La neuvième est un récit de ce que les Moscovites qui ont passé depuis peu à Paris à la suite de l'ambassadeur, ont dit en présence de M. l'archevêque de Sens et de plusieurs personnes. La dixième est la traduction d'une attestation des mêmes Moscovites, faite par leur interprète, religieux de S.-Dominique, et dont l'original, écrit en esclavon, a élé mis entre les mains des religieux de S. Germain-des- Prés par M. l'archevêque de Sens. La onzième est une attestation d'un évèqiie arménien , résident à Rome , touchant la créance des Arméniens sur l'Eucharistie. La douzième est une attestation d'un autre évêque arménien, qui est présentement à Amsterdam. La treizième est une réponse plus ample du même évêque arménien, sur plusieurs articles qui lui avaient été proposés. La quatorzième est un extrait de la Liturgie arménieime donné par le même évêque. La quinzième est une réponse du même évêque arménien à quelques questions, qui lui furent proposées touchant l'état et la discipline de l'église d'Arménie. La seizième est un récit des cérémonies que les Arméniens observent à la messe , dressé par une personne de condition , qui y assista à y^mslerdanl. La dix-septième est une attestation du patriarch;' d'Arménie, résident à Alep, et de plusieurs autres évêques et ecclésiastiques arméniens, touchant leur créance sur l'Eucharistie et qneli)ucs autres arliclts. E!le a été envoyée par M. Piquel , et l'original en est entre les mains des religieux bénédictins de S.-Gerniaindes-Prés. La dix-huitième est une atiestaiion des Syriens ou Jacobites de la même ville d'Alep , qui a élc aussi procurée par les soins du même M. Piquet, et qui a élé mise ensuiie dans la bibliothèque du même monastère de S.-Germain-des-Prés. La dix-neuvième est une lettre de M. Picjuel, sur la qualité des témoins qui ont signé les mêmes atlestaiions précédentes. La vingtième est l'acte de M. Jannon, par le(|uel il déclare qu'il a mis les originaux de ces atlestaiions euire les mains des religieux ci-desi^us nomméiS.