‹ Perpétuité de la foi de l'Église catholique sur l'eucharistieChapitre 302 sur 335 · IU · texte numérisé non relu

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Winclioster, dont Griir.bald fui fait abbé en même temps que Jean, son collègue, de celui d'yElIicliiigc? Igilur anno Dominicœ Incarnnlionis 886, anno secundo ùdvcutûs S. Grimbaldi in Angliam, incœpta est Knivert'Uas Oxoniœ, primilùsin eâregcntibus S.Grimbaldo..., loanne monachOy et coUegâ S. Grimbaldi, viro aciilissimi iiigenii.

Enfin tous les liistoriens d'Anglelerre qui ont parlé de Jean Scot, le distinguent de Jcan-le-Saxon, abbé û'^ihelinge, compagnon de Crimbald, et précepteur d'Alfrède. Il n'y a que i nbbédc Cronlande qui les ait confondus ensembbî : Viros lilteratissimos , dit-il, de terris exlevis ad se accersens Alfredus, aliquandiii in palatio secuni pro sacris liileri$ addicendis relenlos, diversis demiim prœlatiis et d'ign'Uatibus promovit. llinc S. Grimbaldum evocalum è Francià, sno novo nionasterio, quod Vinlonlœ coustrnxcrat, prœfecit inubbatem. Simililer de veteri Saxoniâ Joannem cognomenio Scolum acerrinn ingenii pinlosophum ad se alliciens, Adelingiœ tnonasterii sui consliluil prœlalum, Anibo ibli doclores, sacerdotes gradn, professione monachi sanclissiini erant.

Il semble quliidulpbe se soit laissé surprendre à quelque imposteur affectionné à Jean Scot; car ce qu'il remaniue du pays d'où il se rendit asiprcs d'Alfrède, a sans doute été concoité à dessein pour faire croire que si l'abbé d'yEtbolingc se trouve dans quelques auteurs surnommé le Saxon; ce n'est pas qu'il

frère Guillaume IT, arrivé l'an 1100. Guimond aussi n'est pas mort vers l'an 1080, comme on le croit comamncment, mais il est parvenu jusqu'au douzième siècle, puisque nous apprenons d'un auteur de son temps, savoir Odcricus Vitalis (1. 5, ad ann. 1070), qu'il ne fut ciirdLial de l'Église romaine , archevêque 'de celle d'Averse , que sous le pontificat d'Urbain II, c'cst-à-di^e environ l'an lOiU, et qu'il vécut longtemps depuis : Prœfatus arcliiepiscopus ecclesiam sibi comniissam diu rcxit,

Guillaume de Malmesbury a traité en deux différentes rencontres do Jean Scot, dans son Histoire des rois d'Angleterre, et depuis dans le livre cinquième des Pontifes. Ce dernier ouvrage n'a pas encore été donné au public. Il paraît, par ce qui s'en trouve dans Nicolas Harsphelde ( Hist. Eccles. Ang. , sect. 9, c. 12), que Siméon de Dunelme en a tiré ce qu'il raconte , tant des raisons qui obligèrent Jean Scot à se retirer de France en Angleterre, comme de quelques autres circonstances de sa vie et de son martyre. Voici ce qui f;iit à notre sujet :

Hoc tempore, dit Guillaume de Malmesbury {de Gest. reg. Ang., 1. 2, c. 4), credilur fuisse JoannesScolus, vir perspicacis ingenii , el mnllœ facundiœ , qui dU' dian concrepantibus undique beltorum fragoribus, in Franciam ad Carolum Calvum Iransierat... Succedentikus annis munificentiàAlfredialleclus venit in Angliam,

le fût effectivement, mais parce qu'il avait longtemps el upud monaslenum nostrum à pueris quos docebat , demeuré dans le pays d'Essex, etqu'Alfrède l'en avait graphariis, ul fertur, perforalus, eliani martyr œstima-

appelé lorsqu'il le voulut avoir pour précepteur.

Article YI.

Que l'histoire du martyre de Jean Scot est peu assurée.

Quoique Ton allègue pour témoins du martyre de Jean Scot, Guilbume de Malmesbury, Siméon de Dunelme,, Roger de Iloeden, Matlliieu de Westminster, Ilélinaud, moine de Froidmond, Vincent de Beauvais et S. Antonio, on peut liéanmoins assurer que tous ces auleurs, et quantité d'antres modernes qui les ont suivis, ne rendent pas ce martyre plus assuré que le

tus est ; quod sub ambiguo ad injuriant sanctw animes non dixerim , cùm celebrem ejus memoriam seputcruni in sinistro latcre altaris, et epitaphi prodant versus, scabri quidem, et moderni temporis lima carenles , sed ab antiquo non ila déformes.

Clauditur hoc tumulo sanctus sophista Joannes , Qui dilalus erat jani vivens dogmaie miro. Martyrio tandem Chrisli conscendere regnum, Quo meruit, sancti régnant per sœcula cuncli. Et voici ce que dit Siméon de Dunelme {in liccap. ad an. 883) : flujus régis Alfredi tempore venit in Angliam

seul témoignage de Guillaume de Malmesbury, puisque Joannes Scoius , vir perspicacis ingenii et multœ facun-

c'est de lui'que ious les autres ont pris ce qu'ils en rapportent, et qu'ils n'ont fait que copier ses propres termes.

Il est vrai qu'on lit aussi l'histoire du martyre de Jean Scot dans le continuateur anonyme de Bède , qui, selon Vossius , a écrit plus de cinq cents ans avant le bibliothécaire de Malmesbury. Mais il est clair que les trois livres de la continuation de Bède ,

diœ , qui dudizm relictà patriù Franciam ad Carolum Calvum Iransierat... Quare et hœreticus putatus est... HuJHs opinionis particcps fuisse cognoscitiir Nicolaus papa, qui ail in epislolâ ad Carolum : « Relalum est t apostolatui noslro, j eîc. Propter hanc ergo infamiam tœduit eum Franciœ , venilque ad regem Alfredum , cu~ jus munificentià illeclus , et magisterio ejus, utexscriplis régis intelligilur, Melduni resedit, ubi post alv.juot

impriméspour la première fois à Heidelberg l'an 1587, annos à pueris quos docebat , graphariis forai us , anine sont que des extraits tirés mot pour mot de l'IIis- "««'« exuil, tormento gravi et acerbo , ut dùm iniquilas loire des gestes des rois d'Angleterre , composée par valida, el manus infirma sœpè fruslrarelur, et swpè im^

le même Guillaume de Malmesbury.

Aussi les deux raisons qui ont mu Vossius à croire que l'auteur ie cette continuation était mort environ i'an 1087, sont-elles fondées sur de fausses suppositions; car Henri I, roi d'Angleterre, ne prit pas la l'ossession de ce royaume après le décès de son père, Vijiillaumc-le-Conquérant , mais après celui de son

peteret, amaram mortem obiret. Jacuit aliqicandiù in~ honora sepullurâ in B. Laurentii ecelesià, quœ fuerat nefandœ necis conscia. Sed ubi divinus favormullis no^ clibus super eum lucem induisit tgneam , admonili monachi in majorent translulerunt ecclesiam , et ad mii siram allaris posuerunl. IlarspJielde a lu dans Guiîl.iimic de Malmesbury ; Vroptcr hanc ergo infamiiuTfy

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