LIV. XU. DISSERTATION SUR LE LIVRE DE DERTRAM
l'an 1585. Ce qui peu de temps après donna occasion à Arnaud Wion {Lign. vit., l. 3, ad 10 novemb.) d'écrire qui le nom de Jean Soot se Iroiivail inséré au Marlyrologc romain imprimé à Anvers l'an 1583. D'antres ont écrit depuis la même chose, avec celle diirérence, qu'ils assignent les années 1575 et 1580. Mais puisqu'ils témoignent n'avoir point vu ces éditions, et qu'ils allèguent pour garant de leur dire Arnaud Wion, il est clair que c'est en vain que Ton rechercherait un Martyrologe romain où se trojvâl le nom de Jt>an Scol-Érigène.
Et de tout cela on doiî conclure que la sainteté et le mnrlyre de Scol soiil aussi incertains que ss foi :
et si l'on en ti-ouvail des preuves plus authentiques , ces preuves obligeraient à conclure, non qneScot aurait été saint et sacramenlaire tout ensen»ble, mais que ce qui se lit de dur dans ses écrits sur le mystère de l'Eucharislie serait pliilôt un défaut d'expression et de nelleté d'esprit que de dogme et d'opinion. Mais ce qui est certain au moins, est que tous ceux cpii ont parlé de lui avec honneur ne l'ont lait qu'en le croyant très-orlliodoxe sur ce mystère, et que l'on ne trouve personne jusqu'à Bérenger qui ail joint ensemble ces deux choses, d'avoir de l'estime pour Jean Scol, et de le croire contraire à la doctrine de la présence réelle et de la iranssubsianlialion.
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